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ALÈS Ces mères entament une grève de la faim pour récupérer leurs enfants

De gauche à droite : Jean-Philippe Labreze, Karine Trapp, Aurélie Teissier et Laura Villot. Photo Tony Duret / Objectif Gard
De gauche à droite : Jean-Philippe Labreze, Karine Trapp, Aurélie Teissier et Laura Villot. Photo Tony Duret / Objectif Gard
De gauche à droite : Jean-Philippe Labreze, Karine Trapp, Aurélie Teissier et Laura Villot. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Depuis lundi, devant le palais de justice d’Alès, deux mères de famille ont commencé une grève de la faim pour récupérer leurs enfants. Elles ont été rejointes par deux autres mamans et sont médicalement suivies par le docteur Jean-Philippe Labreze, compagnon de l'une d'entre elles.

Ce mercredi matin, après deux jours sans manger, Laura Villot et Karine Trapp montrent les premiers signes de faiblesse. « J’ai un peu de mal à tenir debout », confie Laura qui reprend toutefois rapidement le dessus dès qu’il s’agit de parler de son fils Néo. Celui-ci, aujourd’hui âgé de 4 ans, lui aurait été « arraché » quand il avait 14 mois. Depuis, elle se bat contre ce qu’elle considère « un placement abusif ». Elle poursuit : « Cela fait plus de six mois que je n’ai pas vu mon fils. Je ne partirai pas d’ici tant qu’on ne me le rendra pas », menace cette mère de famille de 36 ans.

Karine Trapp, 36 ans, écoute attentivement et rencontre les mêmes difficultés. « Moi, j’ai deux petits : Samuel, 6 ans, et Noah, 11 ans. Je ne les ai pas vus ensemble depuis 3 ans. Et ce qui m’inquiète, c’est que je ne vois pas d’issue ». Elle aussi bataille entre les décisions de justice, les services sociaux et les placements en foyer. « Pour Samuel, je fais 8h de route pour le voir 1h30 dans le mois. Quant à Noah, j’ai le droit à 4 visites mensuelles », s’attriste-t-elle. Scénario quasi-identique pour Aurélie Teissier, 39 ans, qui voudrait à nouveau serrer dans ses bras ses deux filles, Sarah et Emma âgées de 9 et 12 ans.

Pour parvenir à leurs fins et dénoncer ce qu’elles ressentent toutes comme une « profonde injustice », si la situation n’évolue pas, ces mères de famille sont prêtes à mettre leur santé en danger et pourraient franchir un palier supplémentaire en entamant une grève de la soif d’ici une quinzaine de jours.

Tony Duret

Pour en savoir plus sur leur combat, rejoignez la page Facebook "Libérez nos enfants".

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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Un commentaire

  1. On ne sais pas pourquoi leurs enfants ont retiré !
    Mais une chose est sûre, c’est que l’état ne protège pas l’enfant !!!
    Ne regarde pas sur l’intérêt de l’enfant.
    Je connais personnellement plusieurs cas ou des enfants sont forcés à voir leurs père violent sous « visite médiatisé  » ,sous le regard de personne incompétentes !!
    Même, au détriment de la santé des enfants qui en sont malades (insomnie etc…)
    Alors, la justice pour les enfants n’existe pas encore….

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