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FAIT DU SOIR Tests salivaires, carte scolaire, école inclusive, etc. Le Dasen présente les enjeux dans le Gard

Philippe Maheu a été nommé Dasen du Gard le 1er juin 2020. (photo Objectif Gard)
Philippe Maheu le Dasen du Gard. (photo Objectif Gard)

Philippe Maheu, le directeur académique des services de l'éducation nationale (Dasen) s'exprime ce dimanche soir sur Objectif Gard avant le lancement des tests salivaires dans plusieurs établissements scolaires du Gard. L'occasion d'évoquer également la future carte scolaire du département pour la rentrée 2021-2022.

Objectif Gard : Quel est l'objectif des tests salivaires et comment tout cela va-t-il s'organiser ?

Philippe Maheu, le Dasen : Nous allons démarrer la semaine prochaine car cela demande une vraie préparation. Il faut aussi former les équipes, identifier les établissements dits "pilote". L'objectif est d'avoir un réseau sentinelle dans plusieurs établissements, en milieu rural ou urbain, des petites et grandes écoles. Et chaque 15 jours, tester l'ensemble des élèves de ces lieux scolaires. Ainsi, on pourra avoir une vision épidémiologique. Ces prélèvements se font en lien avec le laboratoire Bioaxiome. Je rappelle que ces tests seront bien entendu réalisés chaque fois que cela sera nécessaire par les tests antagoniques qui sont en place depuis plusieurs semaines. Vous l'avez compris, on veut créer un véritable réseau d'une dizaine d'écoles sur le département. Et réaliser 2 000 à 2 500 tests par semaine.

Qui va réaliser les tests sur les élèves ?

Le personnel soignant des établissements en collaboration avec le laboratoire. Nous allons aussi faire appel à des étudiants spécialisées en médecine ou para-médicale de l'université de Nîmes. On a déjà lancé les entretiens, nous allons recruter 18 jeunes qui seront très vite opérationnel pour accompagner la réalisation des tests.

Il s'agit d'un test obligatoire ?

Non puisque, bien entendu, nous demandons l'accord des parents. Je suis incapable ce soir de vous dire si nous aurons un accord total ou pas mais nous sommes optimistes car de nombreux parents d'élèves sont mobilisés à nos côtés. Ils ont déjà été sollicités par les directeurs d'école concernés pour recueillir l'autorisation. Il faut également accéder aux informations de Sécurité sociale de chaque enfant.

Un mot sur la future carte scolaire de la rentrée 2021-2022. Vous avez déjà une vision consolidée ?

Les annonces officielles auront lieu le 16 mars prochain. Ce que je peux vous dire c'est que nous avons comme l'année dernière, une baisse démographique avec 750 élèves en moins. Et les éléments de projection semblent indiquer que cette tendance va se poursuivre les prochaines années. Malgré cette baisse, il y aura 140 créations de postes au niveau de l'Académie de Montpellier, dont 20 emplois supplémentaires dans le Gard. Cette carte scolaire comportera quatre grands principes. D'abord, augmenter le temps de décharge de direction pour permettre aux directeurs d'établissements de faciliter leur mission si difficile. Au niveau pédagogique, nous allons poursuivre le dédoublement en "Éducation prioritaire". Ce sera donc le cas pour les grandes sections de maternelle. Partout où ce sera possible car nous avons aussi quelques difficultés techniques pour des maires qui n'ont pas de classes disponibles dans leur école. Mais dans la grande majorité, ce sera le cas dès septembre prochain.

Il est question aussi de plafonner les classes ?

Exactement, dans la droite ligne de l'engagement du président de la République, Emmanuel Macron. Nous allons là aussi intensifier ce plafonnement à 24 élèves pour les grandes sections de maternelle et en CP et CE1. C'est vraiment la priorité d'apporter les meilleures conditions d'apprentissage dés le plus jeune âge, entre 5 et 7 ans pour être précis. Vous l'avez donc compris, la carte scolaire, ce ne sont pas que des fermetures ou ouvertures de classes, on a de multiples objectifs pédagogiques et je peux le dire, on fait de gros efforts.

Allez-vous aussi intensifier vos efforts pour l'école inclusive ?

Bien entendu. On a même décidé d'accentuer les pôles d'inclusion dans le Gard. Tous les enfants porteurs de handicap doivent avoir une solution au plus près de chez eux. On a donc commencé à créer des mini-territoires pour être plus en phase avec les besoins et assurer du personnel adapté dans chaque territoire du Gard. Ainsi, une AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap) pourra demain être affecté à plusieurs élèves de plusieurs écoles d'un même territoire. On évite les déplacements inutiles et on peut accompagner plus d'enfants. C'est clair, le Gard est un peu en retard sur cette question par rapport à d'autres départements. Mon objectif c'est de rattraper le plus vite possible. On met donc le paquet !

Propos recueillis par Abdel Samari

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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3 commentaires

  1. C’est choquant de parler des aesh comme du bétail
    Les PIAL sont une horreur
    Les élèves n’ont plus d’accompagnement… les aesh gagnent 780€ / mois, vivent dans la précarité, et continuent d’être sans cesse humiliées, rabaissées, enfoncées…. prenez conscience S’IL VOUS PLAÎT

  2. Comment faire un accompagnement de qualité quand nous devons nous partager avec 4 voir 5 élèves ? Comment survivre avec un salaire si bas quand en plus nous devons nous déplacer dans plusieurs établissements scolaires ? Nous n’avons aucunes reconnaissance pour le travail que nous fournissons dans ces conditions.
    Nous sommes aussi en première ligne face à la pandémie de la Covid-19 car la distanciation et le port du masque n’est pas respecté correctement par les élèves.
    Nous sommes les oubliés de la société.

  3. C’est nul les Pials
    Comment accompagner des enfants quand nous devons nous partager pour 5/6 élèves cela ne peut pas être un accompagnement de qualité !

    Nous prenons des risques tous les jours Face au Covid vu la proximité que nous avons avec nos élèves
    Pas de prime dans les collèges Rèp
    Nous travaillons pour une misère j’ai du mal à boucler les fins de mois nous n’avons aucune reconnaissance on nous prend pour des pions !

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