Faits Divers

NÎMES Course-poursuite : il fait des pointes à 150 km/h en centre-ville


Le 4 février dernier, à Nîmes, le conducteur d’une Audi A6 refuse de s’arrêter à un contrôle de police. Une course-poursuite commence…
Il faudra deux équipages de police, de la patience et un peu de chance pour mettre un terme à cette folle course-poursuite. Ce soir-là, le conducteur de la voiture prend des risques insensés pour semer les policiers qui, au départ, voulaient seulement le contrôler en raison du dépassement du couvre-feu. Il est 20h et le bolide fonce dans les rues de Nîmes, empruntant parfois des rues en sens interdit. Un deuxième véhicule tente de s’interposer, mais le chauffard et son passager poursuivent leur route comme si de rien n’était. Le policier, lui, a eu très peur et s’est collé à sa voiture pour ne pas être renversé.
C’est finalement au niveau du cimetière du Pont de Justice, dans un chemin étroit et grâce à l’arrivée d’un véhicule dans l’autre sens, que le chauffard est interpellé. Il tentera tout de même une dernière marche arrière et les policiers seront obligés de briser sa vitre puis de le braquer pour qu’il s’arrête enfin.
L’homme interpellé se prénomme Loukman. Il est âgé de 20 ans et a pris la fuite car il n’a pas le permis de conduire. Il est également sous l’effet du cannabis et connu de la justice française puisqu’il a cinq mentions sur son casier judiciaire. S’il veut bien admettre certains faits comme l’absence de permis, la vitesse et le refus d’obtempérer, il nie en revanche avoir foncé sur un policier. Mais le témoignage de son passager, lu mardi à l’audience par le président Jean-Michel Perez, n’arrange pas ses affaires. Lui a vu le policier et on comprend qu’il a eu la trouille de sa vie : « Je lui ai dit d’arrêter. Je me voyais mourir », lit le juge.
Représentant les forces de l’ordre, maître Jean-François Corral, ne se fait pas d’illusion : « C’est le genre de dossier qui, un jour, finira mal. On est passé très près d’une catastrophe ». Le procureur, Romain Domingues, n’en pense pas moins : « Il n’a pas le permis et ça ne lui pose pas de difficulté de prendre le volant sous l’effet du cannabis. Couvre-feu ou pas, il prend son véhicule et fait des pointes à 150 km/h en centre-ville », liste-t-il. « Il a été suffisamment averti par la justice et se pense au-dessus des lois ». Il requiert un an de prison avec maintien en détention et la révocation de précédents sursis. Le tribunal condamne Loukman à 22 mois de prison (12 mois et 10 mois révoqués) et à l’obligation d’indemniser les policiers.

Tony Duret

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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