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NÎMES Le diocèse lance sa campagne pour le Denier

Monseigneur Robert Wattebled, l'évêque de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

C'est le 28 mars prochain que débutera la campagne locale du Denier. Une ressource importante pour l'Église dans une période critique de son histoire. Le diocèse de Nîmes est prêt.
Le 28 mars n'a pas été choisi au hasard Balthazar ! C'est la fête pour l'église catholique, les rameaux, le début de la semaine sainte. " Il y a beaucoup de pratiquants occasionnels et de familles entières qui viennent pour ces fêtes. Le Denier est au coeur des ressources diocésaines. Il est distinct mais complète d'autres dons. Nous nous en servons pour le fonctionnement de la paroisse, le traitement et la protection sociale de tous les prêtres ", explique Betty Delichère, responsable du service communication du diocèse de Nîmes.
En fait, chaque personne concernée doit essayer de donner, à hauteur de ses moyens évidemment. En cette année un peu spéciale, l'Église mutualise pour la première fois sa campagne. Ainsi, on limite les coûts, on renforce la solidarité, l'union fait la force et cette nouvelle idée fera durer la campagne sur trois années afin d'avoir un meilleur impact !
En 2021, les donneurs sont " appelés à faire grandir l'Église à la suite des saints. Nous axons la communication sur la sainteté. On donne un message d'espérance afin de responsabiliser chaque fidèle. Les saints ne sont pas des dieux ! Ce sont des hommes ou des femmes qui se donne à Dieu et aux autres. Le pape François, en 2018, en appelait à la sainteté dans le monde contemporain ", poursuit Betty.

Monseigneur Robert Wattebled, évêque de Nîmes, accompagné d'Hélène et Betty (Photo Anthony Maurin).

Les deux personnalités choisies sont des icônes. Saint François d'Assise et sainte Thérèse de Lisieux qui est très appréciée par la jeunesse. Comme eux en leur temps, l'Église compte sur vous pour faire grandir son institution et lui permettre d'assurer ses missions. Mais avant tout, il faut cibler le public.
" Tous les catholiques sont nos cibles ! Surtout les 2/3 des pratiquants qui ne donnent pas pour le Denier. On a du mal à expliquer cela mais la marge de progression est énorme. Il en va de même pour les plus jeunes foyers ainsi que pour les parents qui amènent leurs enfants au catéchisme ou qui les baptisent. Nous sommes optimistes et confiants. "
Hélène s'occupe des chiffres. Et les derniers relevés sont bons. Sur les dix dernières années le Denier a perdu 12,5 % de son enveloppe. Cependant, la belle surprise de l'an dernier a de quoi faire cogiter. En effet, la campagne 2019-2020 a gagné, elle 7,8 % de dons pour atteindre 1,630 million d'euros. " Les gens ont-ils décalé leurs dons ? Peut-être que c'est le fruit du travail des années précédentes. Nous avons perdu 8 500 donateurs sur les dix dernières années mais nous en avons 454 nouveaux sur la campagne du Denier 2020. "

Le don est divers et varié (Photo Anthony Maurin).

En tout il y a dans le Gard environ 10 000 dons par an. Le don moyen progresse cette année de près de 12 % pour atteindre les 197 euros. On parle d'un accroissement de 45 % en 10 ans ! " Le don des entreprises est aussi à creuser car il est peu exploité mais 14 entreprises ont donné 25 000 euros. Soit un don moyen de 1 785 euros par société ", poursuit Hélène.
Concernant l'essentiel don en ligne, il a progressé en trois ans de 100 000 euros et représente 12 % de l'argent collecté. Les prélèvements représentent quant à eux un quart (soit 400 000 euros) du montant global mais cela permet au diocèse d'étaler ses fonctionnalités sur l'année. Les donateurs du Denier apprécient tout de même encore le sacro-saint chèque car un million d'euro est récolté grâce à lui quand seulement 200 000 euros passent par les cartes bancaires !

Quand un évêque rêve...

Pour Monseigneur Robert Wattebled, l'évêque de Nîmes, " c'est dur à dire mais il faudrait que les gens donne plus souvent. Il nous faut toujours expliquer comment et de quoi vivent l'Église et les prêtres ! Les gens ont des idées fausses et nous avons des difficultés pour expliquer les destinations des diverses offrandes. Je rêve que tous ceux qui se disent catholique donnent ne serait-ce qu'un euro par mois mais je rêve un peu...! "
Il faut dire que pour le diocèse de Nîmes, le donateur moyen est une donatrice âgée de 81 ans. " Les générations successives ont peut-être perdu la notion de la loi de 1905 ", songe l'évêque de Nîmes. Mais en 2020, des personnes ont, pour la première fois, donné plusieurs fois ! " On a été renvoyé à notre fragilité d'être humain face à la mort et à des questions de fond. Le confinement a dû peser. On se sent plus en communauté, en famille. Cet épisode a soudé l'Église ", conclut Betty Delichère. Avec une vidéo de campagne rajeunie et une tonalité plus fraîche, ce coup d'essai est d'ores est déjà transformé. Rendez-vous le 28 mars pour donner !

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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