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LA RÉCAP’ « Gelée noire » et année blanche, les taureaux crèvent l’écran, Helvète Underground

L'exemple d'un pied de vigne qui n'a pas résisté au gel (Photo Norman Jardin)

Tous les samedis à 19 h, Objectif Gard vous propose un rendez-vous sous la forme d'un flash-back sur les événements, petits ou grands, qui ont ponctué la semaine. C'est parti pour la Récap' !

"Gelée noire" et année blanche. Ils ont eu beau veiller au grain et aux fleurs, les gelées enregistrées dans la nuit de mercredi à jeudi ont fait de sérieux dégâts chez les viticulteurs et les arboriculteurs gardois. Et le premier bilan de cette inattendue vague de froid est sévère et de nombreux exploitants agricoles, jusque-là plus ou moins bien préservés de la crise sanitaire mais qui avaient su résister tant bien que mal, risquent de ne pas s'en remettre. "Je pense que 90% de la production est perdue", témoigne Romain Angelras qui possède quarante hectares de vignes de cépage grenache. Plus globalement, "la moitié du chiffre d'affaires de l'agriculture gardoise est perdue", estime le président de la FDSEA du Gard (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), David Sève. À savoir peu ou prou 400 M€. Un bilan terrible qui va d'autant plus impacter ces derniers que nombreux sont ceux - le plus souvent par manque de moyens - qui ne sont pas assurés pour les dégâts occasionnés par cet aléas climatique. Cet épisode de "gelée noire", que l'on n'avait pas connu depuis 1998, a réduit en une bouillie qui n'avait rien de bordelaise tous les efforts déployés par les exploitants pour la combattre. Et après les tonnes de coûteuses bougies brûlées ça et là dans les vignes et les vergers pour tenter vainement de freiner le fléau, ce sont maintenant des cierges que vont maintenant allumer les malheureux exploitants en priant d'être entendus au plus haut sommet de l'État pour obtenir des aides. Mais plus généralement c'est toute l'économie gardoise - qui n'avait pourtant pas besoin de ça ! - qui va trinquer et cela va générer un important contingent de victimes collatérales, entre autres chez les travailleurs saisonniers agricoles et les étudiants qui trouvaient dans les travaux des champs l'occasion de se constituer un petit pécule. Gelée noire, année blanche...

La manade Blatière-Bessac a fêté ses 100 ans. (Photo DR)

Les taureaux crèvent l'écran. Au Grau-du-Roi, on a eu le nez creux. Diffusée pour la première fois en direct ce dimanche depuis les arènes sur la chaîne Internet spécialisée Toril TV, une course camarguaise à huis-clos a réuni près de 54 000 téléspectateurs derrière leur écran. En cette période de vaches maigres pour les manadiers camarguais, cette retransmission gratuite, qui servait de cadre au centenaire de la manade vauverdoise Blatière-Bessac, a offert une belle exposition médiatique et une éclatante promotion de ce sport et de toute la bouvine.  "On peut imaginer qu'environ 200 000 téléspectateurs ont suivi la course", s'enthousiasmait après coup l'organisateur visionnaire et gestionnaire des arènes graulennes, Vincent Ribera. Des connexions ont même été enregistrées jusqu'en Chine. De là à envisager d'exporter les traditions camarguaises dans l'Empire du milieu ?

(Photo archives Anthony Maurin)

Helvète Underground. Pour avoir choisi de dispatcher, en vue de le soustraire à la rapacité de l'administration fiscale française, le fruit d'un conséquent héritage dans les coffres des discrets établissement bancaires suisses et aux Bahamas, une femme a été placée garde à vue à Nîmes, ce mercredi. La gourmande a été surprise les doigts dans (l'im)pot de confiture par les enquêteurs nationaux fiscaux après avoir fait l'objet d'un signalement de la part des services fiscaux nîmois. À ce stade de l’enquête ouverte pour "fraude fiscale et blanchiment d’argent", la fraude est évaluée entre 1 million et 3 millions d'euros. Certainement peu rompue à l'exercice et un brin naïve, la mise en cause fan de l'économie souterraine helvète - la très prisée Helvète Underground - s'est vue confisquer une partie de ses biens à titre conservatoire avant d'être remise en liberté. On ne saurait mieux lui conseiller de mettre à profit ce répit pour relire en urgence "La Fraude fiscale pour les nuls",  "Comment mentir et jurer éhontément sans rougir" ou "Les Riads du Mans", et pour se rencarder auprès de l'ancien ministre Jérôme Cahuzac et des Balkany, lesquels margoulins en col blanc devraient ensuite de quoi pouvoir lui refiler quelques bons tuyaux sur la manière d'éviter la prison ferme.

Philippe GAVILLET de PENEY

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Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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