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DÉPARTEMENTALES La Grand-Combe : la Gauche unie présente son quatuor « sans chichi »

Les deux candidats de la Gauche (au centre) et les deux suppléants. (Photo Corentin Migoule)
Les deux candidats de la Gauche (au centre) et leur deux suppléants. (Photo Corentin Migoule)

Une semaine après le Rassemblement national, la Gauche, qui vient de conclure "un accord historique", a présenté son binôme. Le duo sortant composé de Patrick Malavieille et d'Isabelle Fardoux-Jouve brigue un nouveau mandat. Il sera suppléé par "deux petits nouveaux".

Ce jeudi, dans la salle municipale de la Bourse du travail de La Grand-Combe, au lendemain d'un "accord historique" réunissant les neuf partenaires de la Gauche, le binôme composé de Patrick Malavieille et d'Isabelle Fardoux-Jouve a lancé sa campagne électorale pour les Départementales qui auront lieu les 20 et 27 juin prochains.

Six ans après son élection au premier tour avec 53% des suffrages, le duo se verrait bien rempiler pour un second mandat commun. Car le tandem dit avoir trouvé "un équilibre et une belle complémentarité" et pense avoir "bien travaillé" lors du dernier exercice au cours duquel le Département a investi "plus de 57 millions d'euros sur le seul canton de La Grand-Combe".

Indéboulonnable maire communiste du chef lieu du canton, Patrick Malavieille s'est d'abord échiné à démontrer qu'à 58 ans, il connaît son territoire mieux que personne : "On est face à un canton très grand en superficie, avec un grand nombre de communes (28) mais qui est aussi le moins peuplé du département." Aussi, l'édile grand-combien sait que son canton est composé de 455 kilomètres de route, "ce qui représente un dixième du réseau routier départemental".

Une élection favorable aux sortants ?

Si l'étendue du territoire risque de "compliquer le travail de proximité", le quinquagénaire promet d'aller à la rencontre de tous les maires du canton car c'est "un minimum". D'autant que ce dernier, qui prévoit aussi de se rendre sur plusieurs marchés, s'attend à une campagne "différente de d'habitude" à la vue d'un contexte sanitaire qui peut favoriser l'abstention. Ainsi, au début du mois, beau joueur, le maire communiste assure avoir voté contre le maintien des élections dans une situation qu'il juge "favorable aux élus sortants" dont il fait partie, et donc incompatible avec l'exercice de la démocratie.

Avec le crédo "ils font leur campagne et on fait la nôtre", Patrick Malavieille s'est par ailleurs refusé à parler de ses adversaires, à l'exception de cette sortie pleine d'anticipation : "Puisqu'on risque de m'attaquer là-dessus, je préfère le dire moi-même. Si je suis réélu, ça sera mon sixième mandat." Une longévité qui ne l'empêche pas d'imaginer porter à nouveau "la voix des Cévennes" pour que la ruralité ne soit pas la grande oubliée.

Comme le dernier nommé qui entend bien conserver sa délégation à la culture en cas de réélection, Isabelle Fardoux-Jouve veut parachever son œuvre entamée il y a six ans. Journaliste depuis plus de 20 ans, la quinquagénaire était chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations. À l'issue d'un mandat d'"apprentissage", Isabelle Fardoux-Jouve pense disposer de toutes les clés pour mener "le mandat de la maturité". Formée au suivi de la radicalisation des détenus, la conseillère départementale a la sensation d'être devenue une personne ressource sur la question des violences faites aux femmes : "Il n'y a plus un dossier à ce sujet qui ne passe pas par mon bureau."

"C'est notre clin d'œil au personnel soignant"

L'expérimenté duo sortant sera associé à "deux petits nouveaux" avec lesquels sera formé "un quatuor sans chichi". Le désormais bien connu Sylvain André, maire communiste de Cendras, fait office de suppléant de Patrick Malavieille. Le trentenaire rappelle la nécessité de ferrailler pour la préservation des services publics, "un enjeu majeur pour le Département", à l'heure où l'État les fait "régresser" un par un. L'édile cendrasien évoque l'importance du "couple commune-Département" pour ce qui a trait à la prise en charge des plus démunis et espère "amplifier ce rôle de bouclier social". 

Encartée au Parti socialiste, Karine Montenez figure dans ce quatuor. Une présence qui n'a rien d'anodin. D'abord, "elle symbolise cette union de la Gauche" entérinée la veille, d'après Patrick Malavieille. Aussi, la quadragénaire, qui n'est autre que l'actuelle adjointe au maire grand-combien, déléguée à l'Éducation, est infirmière. "Ce n'est pas le fruit du hasard, c'est notre clin d'œil au personnel soignant qui bataille depuis plus d'un an", justifie le conseiller départemental sortant.

Naturellement sensible aux préoccupations sanitaires, Karine Montenez, remplaçante d'Isabelle Fardoux-Jouve, échafaude d'emblée "une nouvelle vision de la santé", illustrée par le développement des maisons de santé pluridisciplinaires. Enfin, l'infirmière aspire à ce que le conseil départemental soit à la hauteur en matière de prise en charge "des retombées psychologiques terribles" qui s'annoncent post-covid, notamment sur les enfants.

Corentin Migoule 

 

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