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FAIT DU JOUR Le Nîmes Olympique n’a plus « de marge » : cette fois, il y a le feu !

Si les tribunes ne s'enflammeront pas dimanche, il y a bien le feu pour les Crocos. (Photo Anthony Maurin)
Zinédine Ferhat sera surveillé de près par les Rémois. (Photo Anthony Maurin)

Ce dimanche à 15 heures, le Nîmes Olympique (19e, 31 points) reçoit Reims (11e, 41 points) pour le compte de la 35e journée de Ligue 1. Relégables à quatre matches de la fin du championnat, les Crocos n'ont plus le choix et doivent absolument s'imposer pour croire encore au maintien. 

"On n'a pas de marge." C'est la phrase martelée par Pascal Plancque ces dernières semaines lors de ses conférences de presse. Elle illustre bien sûr la nécessité pour les Crocos d'être à 100% à chaque instant pour espérer obtenir des résultats. Mais à quelques heures de cette 35e journée de Ligue 1, elle caractérise aussi la situation comptable de son équipe. Avant-dernière avec autant de points mais un plus mauvais goalverage que Nantes, le barragiste, elle a laissé passer lors des quatre dernières journées de belles occasions d'aborder la fin de championnat dans une position plus favorable.

Les rencontres face à Saint-Etienne (0-2), Brest (1-1), Strasbourg (1-1) et Lens (2-1) semblaient pourtant toutes à la portée des Nîmois. À condition de montrer le même visage qu'il y a deux mois et demi, lorsqu'ils semblaient habités d'un supplément d'âme et réussissaient une série de trois succès consécutifs. Ou encore plus récemment, lors de la brillante victoire obtenue sur la pelouse du leader lillois (1-2). Qu'a-t-il bien pu se passer pour que les Crocos rebasculent dans l'apathie à laquelle ils nous avaient habitué une bonne partie de la saison ? Et surtout, comment ont-ils pu aussi mal négocier ces rendez-vous cruciaux pour lesquels ils avaient toutes les cartes en main ?

Le mental comme planche de salut

À en croire Pascal Plancque, tout s'est joué dans les têtes. "Il y a eu beaucoup de louanges adressées après Lille et certainement du relâchement chez certains. On ne met plus suffisamment d'ingrédients dans nos matches, a-t-il déclaré en en conférence de presse ce samedi. Contre Lorient, on ne fait pas trois passes consécutives en deuxième mi-temps, mais on gagne parce qu'on a un état d'esprit exceptionnel. Ces derniers temps, on ne concède pas forcément beaucoup d'occasions, mais on prend des buts car il y a un peu moins de communication, d'attention et de solidarité. Sans cet état d'esprit-là, on est en difficulté face à toutes les équipes du championnat." 

Un constat qui fait écho à celui formulé par Lucas Deaux, au micro de Canal+ après la défaite à Lens. "J'ai l'impression que tout le monde n'a pas la même envie", avait-il souligné évoquant aussi "deux ou trois joueurs qui tirent vers le bas" le groupe. Pas du goût de son entraîneur qui préfère les discussions en interne aux déclarations tapageuses, et qui s'est entretenu individuellement avec ses joueurs cette semaine. "On essaye de trouver des leviers pour faire en sorte que ça reparte", a-t-il expliqué.

Symbole de cet état d'esprit égaré, les quatre buts encaissés sur corner par les Crocos lors des six derniers matches. "Ça me rend fou et ça me bouffe, a soufflé Pascal Plancque. Là aussi, c'est une question de détermination et de concentration. On travaille ces phases-là à l'entraînement chaque semaine." Ce point faible apparu dernièrement sera à surveiller tout particulièrement dimanche. Car à l'inverse, Reims brille sur les coups de pieds arrêtés offensifs. Hors penalties, les Champenois ont scoré à dix reprises cette saison sur ces derniers, l'un des meilleurs total du championnat.

La banderole affichée par les GN91 est explicite. (Photo Boris Boutet)

Mais qu'importe les statistiques, c'est souvent dos au mur que les Nîmois ont réussi leurs plus beaux exploits. Ils y sont. Et derrière eux toute la semaine, ils pouvaient voir les banderoles explicites accrochées par les Gladiators à la Bastide. "Si vous avez un minimum de fierté, c'est le moment de le montrer", résumait notamment l'une d'elles. Remobilisatrice ? Il faut l'espérer.

Contre Reims puis à Metz, deux équipes qui n'ont plus grand chose à espérer de cette fin de championnat, les Crocos joueront une grande partie de leur avenir. "Il ne nous reste plus beaucoup d'occasions de prendre des points", a euphémisé Pascal Plancque. Après ces deux rendez-vous contre des équipes du ventre mou du championnat, Nîmes affrontera les prétendants à l'Europe lyonnais et rennais. Mais l'heure n'est plus aux calculs ou à l'analyse du calendrier, qui semble donner un petit avantage à Nantes.

Face à des adversaires libérés de toute pression, les Crocos devront retrouver ce supplément d'âme présent au mois de février, quand les absents de la feuille de match s'époumonaient en tribune pour encourager leurs coéquipiers à ne rien lâcher sur le terrain. Quand Briançon, Martinez et consorts se levaient comme un seul homme pour former un semblant de kop dans un stade des Costières sonnant un peu moins creux qu'à l'accoutumée. Une époque qui parait aujourd'hui lointaine, mais ne remonte pourtant qu'à quelques semaines. Elle avait permis aux Nîmois de s'offrir une (toute) petite marge sur leurs concurrents au maintien. Il n'en ont plus, il y a le feu.

Boris Boutet

Le groupe retenu : Reynet, Nazih - Burner, Paquiez, Ueda, Guessoum, Landre, Miguel, Meling - Deaux, Fomba, Ahlinvi, Sarr - Ripart, Ferhat, Aribi, Koné, Eliasson, Duljevic, Benrahou. 

Le 11 probable : Reynet - Paquiez, Guessoum, Miguel, Meling - Sarr - Ripart, Deaux, Fomba, Ferhat - Koné. 

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