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ALÈS Compétitivité et cohésion sociale, le plan de relance à l’épreuve des Cévennes

Mattéo a enfin trouvé l'emploi qui lui correspond dans l'informatique. (Photo Corentin Migoule)
Marie-Françoise Lecaillon, micro en main, a effectué sa première visite officielle à Alès ce mercredi. La députée Annie Chapelier était notamment à ses côtés. (Photo Corentin Migoule)

Nommée préfète du Gard en mars dernier, Marie-Françoise Lecaillon a effectué sa première visite officielle alésienne ce mercredi. Depuis les locaux de l'agence Pôle emploi Alès-Gardon puis ceux du groupe Capelle, la représentante de l'État a pris le pouls de la relance et de sa mise en œuvre en Cévennes.

Elle avait bien visité le tout nouveau centre de vaccination de Saint-Ambroix en mars dernier, mais la préfète du Gard, nommée il y a moins de trois mois, n'avait pas encore fait de halte officielle dans la capitale des Cévennes. C'est désormais chose faite depuis mercredi puisque Marie-Françoise Lecaillon y a passé une après-midi complète.

D'abord avec une escale dans les locaux de l'agence Pôle emploi Alès-Gardon où, accueillie par Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération, et Thierry Lemerle, directeur régional de Pôle emploi, entre autres, le représentante de l'État a pris la mesure de la mise en place du programme France Relance. La visite de la structure alésienne, menée tambour battant par sa directrice, Lyne Lehoux, a dévoilé les différentes actions entreprises par l'agence à destination des publics fragiles et éloignés de l’emploi : jeunes, handicapés, chômeurs longue durée et victimes de la "fracture numérique".

Cette visite s’est organisée en parallèle d’un "job dating" en extérieur où 18 entreprises ayant des postes à pourvoir sur le bassin alésien ont reçu près de 250 candidats. Jeune diplômé dans l'informatique, en recherche d'emploi depuis juin 2020, Mattéo n'a pas eu besoin de s'y attarder. En plein entretien avec Didier Luchez (notre photo), conseiller Pôle emploi, le jeune homme, interrompu dans sa présentation par une délégation trop curieuse, a eu le mérite de pouvoir glisser son CV aux services de l'Agglo qui, quelques heures plus tard, lui avaient déjà trouvé un poste.

Mattéo a enfin trouvé l'emploi qui lui correspond dans l'informatique. (Photo Corentin Migoule)

L'heure était alors aux prises de parole et Thierry Lemerle a été le premier à se présenter au pupitre, chiffres à l'appui. Le directeur régional s'est attaché à rappeler que Pôle emploi Occitanie représente 5 500 collaborateurs, 77 agences et surtout, 3,6 milliards d'euros d'allocations versées chaque année aux familles. Un chiffre exorbitant aux yeux de celui qui ne veut pas pour autant donner dans l'assistanat à outrance : "Notre ambition reste le retour à l'emploi car il est synonyme de retour à la dignité." Aussi, Thierry Lemerle s'est félicité d'employer 8% de travailleurs handicapés, soit "2 points de plus que le seuil légal".

"L’objet de ma visite est de soutenir l'un des piliers du plan France Relance qu’est la cohésion sociale et qui passe principalement par l’emploi des jeunes avec le programme #1jeune1solution", s'est quant à elle justifiée Marie-Françoise Lecaillon. Accompagnée de Jean Rampon, sous-préfet d'Alès, la nouvelle préfète du Gard a aussi constaté qu’en Cévennes, "l’écosystème et les partenariats avec les organismes autour de l’emploi est vivant".

Au terme d'une visite de la structure alésienne qui fait partie des trois agences d'Occitanie dont plus de 37% des demandeurs d'emploi vivent en quartier prioritaire de la politique de la ville, Christophe Rivenq, président d'Alès Agglomération, a reconnu que le taux de chômage, évalué à 13,9% au troisième trimestre 2020 sur le bassin Alès-La-Grand'Combe alors qu'il était de 10,5% en Occitanie, reste "trop élevé". Mais celui qui est aussi premier adjoint à la mairie d'Alès veut croire que "d'ici quelques années", "avec la dynamique qui s'est enclenchée", nous allons "vers des lendemains qui chantent".

Marie-Françoise Lecaillon lors de sa visite dans les locaux de l'entreprise Capelle, lauréate dans le cadre du dispositif "Territoires d'industrie". (Photo Corentin Migoule)

Quelques minutes après ce passage dans le quartier des Près-Saint-Jean, la délégation a pris la route en direction du pôle industriel et d'innovation du groupe Capelle, situé au pied de la montée de Silhol, à un jet de pierre du centre-ville d'Alès. Implantés sur une ancienne friche industrielle de l'entreprise Richard Ducros, les locaux s'établissent sur 20 000 m² et vont permettre au leader européen du transport exceptionnel d'asseoir un peu plus sa suprématie.

En effet, en fin d'année 2020, l’entreprise alésienne a obtenu, dans le cadre du plan France Relance, une aide de l’État de 780 000 euros pour la mise en œuvre d'un projet estimé à 1,5 millions d'euros, générateur d'une trentaine d'emplois, qui aurait "quand même eu lieu" sans ce coup de pouce ayant eu le mérite de donner "un vrai coup d'accélérateur". Jean-Daniel Capelle, président du groupe, a donc présenté cette démarche articulée autour de l'élaboration de remorques hors-normes et l'engagement de l’entreprise vers une trajectoire plus vertueuse.

Après le dévoilement de la plaque inaugurale par Max Roustan, maire d'Alès, le sous-préfet de l'arrondissement d'Alès, Jean Rampon, en digne référent à la relance, s'est échiné à démontrer que ce plan historique de 100 milliards d'euros, bâti avec "l'argent des Français", est "bien utilisé" en étant investi "pour le développement et la pérennité des entreprises".

Corentin Migoule

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