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LUNDI VILLAGES Olivier Martin, maire de Gagnières : « La nouvelle voie verte va créer une vraie dynamique économique »

Olivier Martin, maire de Gagnières et président de la communauté de communes de Cèze Cévennes. (Photo Corentin Migoule)
Olivier Martin, maire de Gagnières et président de la communauté de communes de Cèze Cévennes. (Photo Corentin Migoule)

Chaque jour, la rédaction d'Objectif Gard se rend à la rencontre d'un maire du département pour prendre des nouvelles de sa commune. Ce lundi, c'est au tour d'Olivier Martin, maire de Gagnières, de répondre à nos questions. L'édile, qui a aussi été réélu à la présidence de la communauté de communes de Cèze Cévennes en juillet dernier, évoque les nombreux projets communaux tournés vers l'habitat inclusif, entre autres, mais aborde aussi la voie verte qui "va permettre de renouer des relations avec l'Ardèche"

Objectif Gard : Après un peu plus d'un an de marasme, on entrevoit enfin le bout du tunnel...

Olivier Martin : C'est une année qui a été difficile pour tous les concitoyens et les élus. Mais c'est aussi une année qui nous a permis de nous poser, de nous inscrire dans la continuité d'une réflexion menée durant la campagne des élections municipales, et qui va nous permettre d'accélérer désormais dans la mise en œuvre des projets.

La ruralité propre à cette vallée de la Cèze vous a-t-elle permis d'être quelque peu épargnés par certains aspects de la pandémie, ou avez-vous le sentiment d'avoir été logés à la même enseigne que le reste des Gardois ? 

La pandémie a été vécue diversement. Lors de la première vague, de mars à juin 2020, nous avons été épargnés. La peur n'était pas forcément présente malgré le confinement. Par contre, on a été très frappés par la deuxième vague courant novembre. Les gens ont alors vraiment pris conscience de ce qu'était cette maladie. Aujourd'hui il y a une envie logique de sortir un peu la tête de l'eau, de se retrouver. Il faudra que les pouvoirs publics soient au rendez-vous car malgré tout, des traces subsisteront. Il va falloir recréer du lien social et de la confiance.

Vous vivez votre quatrième mandat à la tête de la mairie de Gagnières, petite localité située à proximité de Bessèges. Quels sont les projets les plus significatifs pour le mandat à venir ?

Quand on est élu, le principal c'est d'avoir des projets. Nous en avons des intéressants pour la commune de Gagnières qui réunissent les éléments nécessaires pour pouvoir se concrétiser. D'abord un projet tourné vers de l'habitat inclusif avec une dizaine de logements pour accueillir des personnes âgées ou en situation de handicap en leur évitant l'isolement. Le tout dans un cadre verdoyant magnifique avec tous les équipements sportifs et culturels à proximité. Le second projet concerne le musée de la Mine que j'ai fait créer lors de mon mandat de 2008 à 2014. On va y adjoindre une bibliothèque pour le faire vivre et l'inscrire dans la durée. Le troisième projet consiste en la création d'un pôle multifonctionnel qui abritera un pôle médical, un centre de loisirs et un espace d'accueil pour les personnes âgées. La mixité intergénérationnelle si importante sera donc mise en avant.

Le projet de voie verte devrait lui concerner l'intercommunalité...

Sur l'ancienne voie de chemin de fer, elle va permettre de renouer des relations entre l'Ardèche et donc la région Rhône-Alpes. Gagnières se situe à la croisée de ces chemins. Financée à 80%, elle devrait être inaugurée entre le printemps et l'été 2022.

Quels bénéfices la commune de Gagnières va-t-elle pouvoir en tirer ?

C'est un élément structurant pour le développement de la commune et plus largement de notre territoire. On a connu les mines et l'industrie. On ne reviendra pas à ces activités, par contre, avec nos atouts qui séduisent de plus en plus d'urbains qui viennent s'installer en milieu rural, on a la capacité d'installer de jeunes entrepreneurs. Or, tout autour de cette voie verte, nous avons des terrains communaux. Donc nous allons favoriser l'installation d'artisans et de créateurs, à travers la route dite des métiers de l'art qui va créer une vraie dynamique économique. C'est aussi un appel d'air vis-à-vis des touristes qui fréquentent l'Ardèche. Avec l'espoir de réhabilitation de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges, c'est l'occasion de favoriser des échanges ou en tout cas renouer ceux qui ont existé par le passé.

Propos recueillis par Corentin Migoule

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