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ALÈS Les sages-femmes en colère, la direction tempère

Les sages-femmes du centre hospitalier d'Alès ont fait grève ce mardi après-midi. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Les sages-femmes du centre hospitalier d'Alès ont fait grève ce mardi après-midi. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Les sages-femmes du centre hospitalier d'Alès ont fait grève ce mardi après-midi. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Comme elles l’avaient déjà fait le 1er mai dernier (relire ici), les sages-femmes et aides soignantes du service maternité ont manifesté ce mardi après-midi devant le centre hospitalier d’Alès.

Les mois passent et l’inquiétude demeure parmi le personnel du service maternité d’Alès. À l’appel de la CGT, une soixantaine de manifestants (*) ont répondu présent pour demander à ne pas réduire les effectifs de nuit ainsi que la titularisation de six sages-femmes qui sont actuellement en CDD. « On ne peut pas se permettre de réduire les effectifs maintenant, des vies seraient en sursis », avance Christine Ricome-Le Gall, une sage-femme présente dans le cortège. À ses côtés, le docteur El Rifai détaille : « La direction se base sur la baisse de la natalité. Mais on ne peut pas gérer l’hôpital comme on gère les chiffres de la bourse, c’est une catastrophe ». Au micro, la syndicaliste Sonia André ajoute : « On va perdre un poste de sage-femme la nuit à partir du 1er juillet. Les patientes vont se retrouver en danger ».

Développer l’attractivité de l’hôpital

« Ces débats n’ont aucun impact sur la sécurité des soins », rassure la direction de l’hôpital par la voix d’Hervé Nardias, directeur des affaires générales et médicales. Face à lui, Michal Nowakowski, le directeur des ressources humaines et de la formation, est formel : « Il n’y a aucune suppression de poste, mais une réorganisation du service en raison de la baisse de la natalité sur le bassin. On est environ à 1 500 accouchements par an. L’année dernière on était à 1 070. Quant à notre taux d’occupation, il est de 65%. Il faut mieux faire correspondre les postes aux besoins actuels en développant l’attractivité de l’hôpital ». Interrogé sur la titularisation des sages-femmes en CDD, le directeur des ressources humaines rappelle la loi : « D’abord, c’est sur concours. Et celui-ci serait ouvert à tout le monde ». Hervé Nardias conclut : « On ne cherche pas à faire des économies. La maternité n’est pas en danger, elle fonctionne très bien », indique-t-il avant de présenter les projets à venir comme l’arrivée d’une salle physiologique courant septembre-octobre pour permettre aux femmes enceintes d’accoucher de manière naturelle.

Tony Duret

(*) Les sages-femmes ont été rejointes par les membres du service psychiatrie qui, eux, déplorent « l’aggravation du décalage entre notre pratique et notre administration, avec la disparition de tout dialogue social dont la dernière conséquence est la démission du chef de pôle de psychiatrie »

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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