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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

N'est pas maire qui veut ! Vincent Bouget adopte régulièrement la stratégie de l'occupation de l'espace. Sur l'ensemble des sujets qui font polémique à Nîmes, ses amis et lui montent au créneau, expriment leur point de vue et quelques fois esquissent des solutions alternatives. Un boulot d'opposant utile et pertinent. Mais à trop vouloir s'insérer dans tous les dossiers, ils finissent par se prendre les pieds dans le tapis. En campagne pour les Départementales, Vincent Bouget a cru bien faire en acceptant de rencontrer le président du Nîmes Olympique, à défaut d'avoir pu obtenir des réponses du maire de Nîmes samedi dernier lors du conseil municipal. Cette rencontre s'est déroulée ce vendredi après-midi pendant plus de deux heures. Un échange agréable selon les témoins de cette entrevue. Mais au final : est-ce que l'opposant numéro 1 de Jean-Paul Fournier a obtenu quelques concessions de Rani Assaf ? Certainement pas. Le communiste a écouté, posé des questions pour bien comprendre le projet immobilier. Mais à aucun moment n'a marqué d'opposition franche face à l'empereur héraultais. Au contraire, quelques instants plus tard sur le plateau de Bonsoir le Gard, en direct, Vincent Bouget semblait plutôt convaincu par Rani Assaf. Et le centre de formation ? Le centre quoi ? Fébrile, le Nîmois n'a pas su trop quoi répondre à part que ce n 'était pas lui qui était à la tête de la ville de Nîmes. Oui et alors ? Qu'est-ce qu'il fera dans cinq ans s'il parvient à convaincre les Nîmois de lui offrir le fauteuil de maire ? Sur le dossier Nîmes Olympique, rien du tout pardi. Il fera comme les autres, il laissera faire. On a connu les Cocos un peu plus tranchants. Mais probablement que pour ne pas effrayer une partie des Nîmois qui ne veulent pas des communistes à la tête de la Ville, il faut en passer par là. Devenir docile, calme, tempéré quitte à perdre un peu de son âme ? Sauf si en réalité, que ce soit Fournier, Plantier, Bouget ou qui vous voulez, les politiques n'ont plus de pouvoir face à celui de l'économie ? Et si le vrai patron à Nîmes, c'était Assaf aujourd'hui ? Non pas sa bobine mais ses 230 millions d'euros... Personne ne veut (ne peut) passer à côté d'un si grand projet industriel qui permettra de faire travailler un bon millier de personnes. Et offrira des revenus sonnants et trébuchants à la Ville en matière de fiscalité dans quelques années. Même la préfète qui vient d'arriver mesure parfaitement l'enjeu social pour le département aussi dramatiquement pauvre. Alors vous savez quoi...

Fournier s'occupe de Brin. Jean-Paul Fournier ne prend pas part directement aux élections Départementales et Régionales mais en coulisse c'est bien lui qui manœuvre. Sur les cantons de Nîmes, il n'hésite pas depuis plusieurs semaines à battre le pavé avec ses adjoints en lice. Particulièrement avec le premier d'entre eux Julien Plantier. Mais pas seulement. Il donne un coup de main à tous les candidats. Et aux Régionales ? Il reste plus en retrait mais n'hésite pas à passer des coups de fil pour dire ce qu'il pense de la présence d'Henry Brin sur la liste de Carole Delga. Et tenter de convaincre les anciens alliés du président de la chambre de métiers et de l'artisanat de le lâcher. La prochaine fois, Henry Brin sera plus correct. Il ira dans le bureau du maire de Nîmes pour lui demander l'autorisation avant de s'engager en politique...

Une partie des Républicains pour Procida. C'est rigolo comme vos amis politiques peuvent vous trahir en coulisse. Par devant, des grands sourires, des encouragements. Des certitudes même sur une victoire prochaine du poulain de Droite. Par derrière, c'est bien autre chose. Dans les couloirs de la mairie de Nîmes beaucoup attendent avec impatience le 20 juin prochain, premier tour des Départementales. Et particulièrement le résultat du canton 1 qui oppose Julien Plantier à Thierry Procida, l'ex-allié d'Yvan Lachaud. Une partie des anciens élus de Nîmes rêve d'une victoire du centriste. Ils en sont persuadés, la défaite de Plantier pourrait signer la fin de ses ambitions municipales. Et détourner le regard bienveillant de Jean-Paul Fournier sur son petit protégé. Sauf que Plantier n'a pas encore perdu et pourrait même l'emporter. Ses ''amis'' des Républicains n'auront plus que les yeux pour pleurer...

Bataille de com' sur le canton 3. Entre Laurent Burgoa et Vincent Bouget, la campagne c'est aussi une histoire de communication. Pour le sénateur, les affichages sauvages qui se font légion un peu partout sur le canton ont de quoi l'irriter. "Les Verts nous rabâchent tous les jours sur la pollution de la planète et leurs représentants sur Nîmes 3 font l’inverse en divers endroits du Canton !", se plaint-il. Du côté de l'union de la Gauche, il y a aussi un réel problème mais cette fois-ci sur les documents de campagne. Aucun logo du parti, pas d'étiquette Les Républicains mais un beau bandeau « majorité municipale ». Ce qui fait craindre à Vincent Bouget une certaine "duperie électoraliste… On élirait presque des petits maires de secteur." Et d'en rajouter une couche à l'endroit de son concurrent de Droite, Laurent Burgoa : "Il n’est même plus sénateur". En tout cas sur la propagande électorale. Une chose est sûre, le pensionnaire du Palais du Luxembourg n'y mettra pas les pieds en juin. Il laboure son canton au risque de voir débarquer les méchants Verts.

Les petites idées de Françoise Laurent-Perrigot. En campagne, la présidente sortante du conseil départemental a quelques projets en cas de réélection. La socialiste souhaite créer une Maison départementale de l’enfance près de Bagnols. Une MECS (Maison d'enfant à caractère social) qui accueillerait les enfants retirés à leurs parents sur décision de justice. Françoise Laurent-Perrigot aimerait également créer des Maisons départementales, « physiques ou itinérantes », aux quatre coins du Gard afin de rapprocher les administrés des services du Département. Enfin, la sortante aimerait rénover le centre sportif de Méjannes-le-Clap pour en faire un lieu de départ de randonnées à vélo. Un programme plus étoffé que celui présenté fin mai par les partis de Gauche.

Julien Sanchez se lâche ! Invité de l’émission Bonsoir le Gard mercredi soir, le maire Rassemblement national de Beaucaire est passé par les coulisses avant de quitter notre rédaction. L’occasion de faire retomber la pression après une demi-heure d’interview. L’occasion aussi de parler de l’un des  candidats du parti, Bernard Monreal. À 74 ans, l’édile résidant à Nîmes part faire campagne sur le canton du Vigan. « Il est vraiment méritant surtout que là-bas, la Gauche va faire 70% et nous 30% ! » Si c’est lui qui le dit…

Aurélien Pradié saute sur tout ce qui bouge. À la moindre petite polémique sur ses concurrents à la Région, le candidat des Républicains n'hésite pas à faire parvenir à la presse un communiqué vengeur. Même quand cela ne concerne par l'Occitanie, la tête de liste régionale de la Droite s'exprime. Dernier épisode en date : les propos sur les agriculteurs de Julien Odoul candidat Rassemblement national, donné gagnant aux régionales en Bourgogne Franche-Comté. Plus localement, on pourrait relever également sa réaction sur la présence hypothétique d'un soutien du Rassemblement National sur la liste LREM de Vincent Terrail-Novès. Ou encore ses sorties virulentes sur Carole Delga au début de sa campagne. Pas sûr que cette stratégie soit efficace pour le candidat LR au regard du dernier sondage Ifop-La Tribune où la tête de liste soutenue par La République en marche le talonne. Bénéficiant d'une nationalisation du scrutin, il pourrait même passer devant la Droite au soir du 20 juin. Et humilier définitivement le Zorro de la punchline.

Régis Lavina ne fait pas de dentelle. La tension dans les couloirs de Gard Tourisme se fait ressentir depuis plusieurs jours après que le directeur général aurait décidé de revoir l'organigramme de l'entité gardoise. Des salariés, en activité depuis plusieurs années à des postes de direction, se sont vu offrir une belle promotion : une rétrogradation ou mieux encore, un joli placard mais sans les dorures ! Ainsi, la direction de Gard Tourisme aura tout loisir d'y installer à la place ses amis. Pardon : des collaborateurs efficaces. C'est cela le management made in Lavina ?

Liron-le Graët, le coup de fil ! : C'est demain lundi que Yannick Liron, le président de l'Association Nîmes Olympique va s'entretenir par téléphone avec Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF). Un entretien pour soulever la question du centre de formation sans agrément que souhaite mettre en place Rani Assaf, le président de la SASP. Une première en France si ce n'est même dans les clubs européens. Pour le moment, Noël Le Graët souhaite entendre les arguments de Yannick Liron et surtout, comprendre comment la Ligue de football professionnel a laissé faire. Rien ne dit que la situation évoluera vers une issue heureuse pour la jeunesse sportive nîmoise. Mais en tout cas, la fédération du foot français ne pourra pas dire qu'elle n'avait pas été prévenue.

Houda Guétari, une candidature qui fait jaser. Associée à Thomas Dumont et soutenue par Les Républicains sur le Canton de Vauvert, la candidature d’Houda Guétari fait parler à plus d’un titre. Au sein de son propre camp l’incompréhension règne. « C’est une Guignol, une imposteur, nous confie un cadre du parti engagé sur le secteur. Elle a soutenu Jean-Louis Meizonnet et, avant lui, Gilbert Collard. En l’état, je pense que je voterai pour Bruno Pascal et Pascale Fortunat-Deschamps. » Il faut dire que les candidatures, surtout féminines, ne courraient pas les rues pour défendre les couleurs LR dans un canton où se profil un duel entre la Gauche et le Rassemblement national. Du côté du parti d’extrême-Droite, on affirme qu’Houda Guétari s’était portée candidate pour être le binôme de Nicolas Meizonnet. Le RN lui a préféré Carole Calba-Schwartz. Pour Houda Guétari, l’investiture LR a tout d’un lot de consolation.

Lebeau derrière Meizonnet. Crédité de 3% des voix lors des dernières Municipales à Vauvert, Bruno Lebeau – qui s’était présenté comme un candidat citoyen, écolo et sans étiquette – avait soutenu Jean-Louis Meizonnet au second tour. Pour les élections Départementales, Bruno Lebeau lassé « de l’incompétence de l’équipe municipale en place », nous a fait savoir qu’il soutiendrait cette fois Nicolas Meizonnet et Carole Calba-Schwartz. Entre une cadre de la Droite qui vote à Gauche, et un écolo qui apporte son soutien à un binôme du Rassemblement National, le scrutin sur le canton de Vauvert s’annonce décidément bien particulier.

Les cantons élargis ! Après constatation, des tracts sont distribués dans les boîtes aux lettres de Nîmes par des candidats qui se livrent bataille sur d'autres cantons. Alors soit il y a eu un redécoupage et on n'a pas été prévenus, soit les fautifs devraient prendre rapidement leur GPS et arrêter de faire n'importe quoi. Déjà que les électeurs ne vont pas se déplacer en masse, essayons de ne pas embrouiller les citoyens mobilisés ! À bon entendeur.

Nasser Al Khelaifi, président du PSG, Jean-Claude Blanc, directeur général, et David Tebib (Photo DR Objectif Gard)

David Tebib au centre des attentions. À Nîmes, le personnel politique oublie quelques fois que David Tebib, le président de l'USAM Nîmes-Gard, porte aussi deux casquettes nationales : président de la Ligue nationale de handball et président de l'Association des ligues professionnelles. C'est à ces deux titres qu'il est à Paris depuis quelques jours et qu'il a participé à la remise du trophée de champion de France au PSG vendredi soir. En compagnie de Nasser Al Khelaifi, président du club parisien, et de Jean-Claude Blanc, le directeur général du club parisien omnisport. Tout au long de la soirée, les deux hommes ont échangé et écouté attentivement le Nîmois sur sa vision du sport amateur et professionnel. On se doute qu'il a été question de foot et du Nîmes Olympique. Tout cela à la fois dans la langue de Molière et de Shakespeare. Do you speak english David Tebib ?

La rédaction

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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Un commentaire

  1. Abdel Samari, vous devriez vous contraindre à quelques recherches sur le stade des Costières depuis sa construction sous la mandature Bousquet/ Fournier à l’urbanisme, délirante pour un club de deuxième division, jusqu’à sa vente pour 8 petits millions d’euros. Vous apprendriez peut-être que l’architecte Vittorio Gregotti concepteur du stade des costières a également imaginé le stade Luigi-Ferraris et que ce dernier est toujours debout et accueille les deux équipes de la métropole Ligure évoluant en série A, le Genoa et la Sampdoria. Un « geste architectural » comme Daniel-jean les kiffe et qui semble plus durable chez nos amis transalpins. Au cœur de la Rome Française la conservation du patrimoine bla bla bla bla bla est à géométrie variable, voir pour exemple le sort réservé à l’hôtel Colomb de Daunant.
    Votre petite mise en scène ironique sur l’occupation du terrain ou des sols par Vincent Bouget et sa relative inefficacité semble avoir pour objectif de montrer la subordination du monde politique aux puissances d’argent. Rien de nouveau sous le soleil, encore faut-il rappeler les multiples implications du maire dans ce dossier. Rappeler également que Vincent Bouget a rapidement évoqué des zones d’ombres quant aux transactions entre la municipalité et Assaf, demandé sans succès au maire la convocation d’un conseil municipal extraordinaire sur la situation du Nîmes olympique. Le silence du maire et des ses adjoints est éloquent, aucun compte à rendre aux Nîmois sur la gestion de leur ville et de leur argent. Vincent Bouget le précise dans votre émission il s’agit bien d’un transfert de richesse, de la privatisation d’un bien public, de dépossession, un tropisme du maire actuel que vous auriez bien du mal à cacher. A ce titre les différentes interventions de Vincent Bouget me semblent salutaires.
    Aujourd’hui j’ai traversé le terrain vague de la jeunesse sportive du chemin bas d’Avignon, songeur….

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