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BEAUCAIRE Deux enfants tués : vers l’irresponsabilité pénale du père

Marie et Vincent ont été empoisonnées par leur père.

Il pourrait ne jamais être jugé. C'est la chambre de l'instruction de Nîmes qui doit décider dans les prochains jours d'un éventuel procès ou de prononcer une irresponsabilité pénale.

La juge d'instruction de Nîmes, Déborah Cohen, a saisi récemment la chambre de l'instruction de Nîmes. Cette juridiction va statuer sur l'irresponsabilité pénale du père. Ce dernier est mis en examen depuis deux ans, pour "l'assassinat" de ses deux enfants.

La juge nîmoise vient de rendre une ordonnance de saisine de la chambre de l'instruction, qui doit décider si elle prononce cette irresponsabilité pénale du père de famille. Le parquet de Nîmes comme la juge d'instruction estiment notamment par rapport aux expertises psychiatriques que l'abolition du discernement pourrait être retenue. Seule la chambre de l'instruction peut décider de cette irresponsabilité pénale... La cour d'appel devra entendre les médecins psychiatres avant de rendre sa décision.

Les petites victimes avaient été retrouvées mortes, durant l'été 2019, chemin du Calvaire à Beaucaire, en pleine nature. Le papa était inanimé à côté de ses enfants. Lorsque les secours sont arrivés sur place, il n'y avait plus rien à faire pour Marie, 5 ans, et Vincent, 7 ans.

Vincent et sa petite soeur Marie sont morts après la prise de médicaments administrés par le père, indiquait le surlendemain du drame une source judiciaire. Leurs parents étaient séparés et avaient la garde alternée une semaine sur deux.

Vincent était scolarisé à l'école Nationale de Beaucaire, en classe de CP. Il venait de passer en CE1. " Il aimait courir, nager et surtout lire. On avait un rituel. Tous les soirs je lui lisais des livres avant qu'il ne s'endorme", avait témoigné sur notre site la mère de famille, partie civile, défendue par maître Rémy Nougier.

 

"Marie était tout le temps joyeuse. Comme son frère d'ailleurs. Mes deux enfants souriaient tout le temps. Marie aimait les spectacles, la danse. Elle aimait colorier et faire de la couture pour ses poupées. Elle était en grande section à l'école du château", selon la maman. La décision de la cour d'appel devrait intervenir dans quelques semaines.

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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