A la uneBagnols-UzèsPolitique

BAGNOLS/CÈZE Dernier marché avant les premiers tours

La place "T'as mal où", centre névralgique de marché de Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Les militants du Rassemblement national, emmenés par le candidat aux départementales Jean-Louis Morelli, ce matin sur le marché de Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

À l’approche de chaque élection, le marché de Bagnols devient très politique, et notamment son centre névralgique, la célèbre place « T’as mal où », où les candidats se pressent pour distribuer leurs tracts et aller au contact des électeurs. Reportage en ce dernier marché avant les premiers tours des élections régionales et départementales ce dimanche. 

Démarrage en douceur en ce mercredi ensoleillé et chaud à Bagnols. Peu avant 10 heures, on ne croule pas sous les candidats, et sur la place « T'as mal où », on n’en retrouve que quelques uns. Christophe Prévost et Antoinette Walkowiak distribuent des tracts. Les deux candidats aux départementales, issus des Gilets jaunes et qui se présentent hors parti politique, sont « dans un état d’esprit serein, nous sommes là pour expliquer aux gens que voter est ce qu’il y a de plus important, qu’ils peuvent s’exprimer et faire mentir tous les sondages. » 

À côté, l’équipe du Rassemblement national arrive, emmenée par le candidat Jean-Louis Morelli, qui se présente avec Corine Martin. « Nous sommes dans un bon état d’esprit, confiants, nous sommes bien reçus, les gens prennent nos flyers et nous n’avons pas eu de refus notoire », dit le candidat. Un candidat qui espère « que les gens vont se déplacer pour voter, la météo annonce un dimanche pas très beau, ça peut aider », ajoute-t-il. 

Plus loin, on retrouve Charles Ménard, tête de liste départementale de la liste régionale Occitanie populaire, soutenue par la France insoumise et emmenée par Myriam Martin. « Les signaux sont positifs, on a un bon accueil », estime le candidat lui aussi préoccupé par l’abstention : « c’est le principal adversaire, les gens ont d’autres soucis avec la crise sanitaire et sociale. » Et Charles Ménard profite du marché pour dérouler le programme de sa liste, avec « un bouclier social, de la vraie gratuité, une bifurcation écologique. »

Le colistier de Carole Delga, Vincent Poutier, salue le président de l'Agglo du Gard rhodanien Jean-Christian Rey et le maire de Bagnols Jean-Yves Chapelet, qui soutiennent la liste de Vincent Terrail-Novès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

On marche quelques pas pour retrouver Elian Cellier et Vincent Poutier, les Bagnolais de la liste de Carole Delga aux régionales. « On est confiants, mais c’est le vote qui fera la différence, nous sommes inquiets sur la participation, ce sera gagné quand les urnes seront remplies, il faut se mobiliser », lance le premier. Le marché de Bagnols est particulier pour Vincent Poutier : « nous avons fait les marchés à Roquemaure et Laudun, le meilleur accueil c’est ici. » Son colistier ne dit pas autre chose : « on sent un élan de sympathie autour de Carole Delga, et ici avec le TER rive droite les gens ont vu l’efficacité de la Région. » 

Au même moment, on aperçoit le maire de Bagnols Jean-Yves Chapelet et le président de l’Agglo du Gard rhodanien Jean-Christian Rey. Après avoir acheté du fromage, Jean-Christian Rey raille les « quelques uns qui découvrent le marché, il faut leur donner un plan. » Et même s’il ne distribue pas de tracts, l’élu n’est pas là que pour faire des courses : « je suis à fond derrière Claude Roux et Maria Seube (candidats centristes aux départementales, ndlr), on a besoin sur ce territoire de conseillers départementaux investis, avec une empathie et un élan. » Et côté régionales, il soutient la liste de Vincent Terrail-Novès, dont la tête de liste gardoise Jérôme Talon est son ami de longue date. « Je ferai son chauffeur demain (jeudi, ndlr) ! », lance-t-il. 

On abandonne Jean-Christian Rey à ses courses pour retrouver un autre ancien maire de Bagnols  en la personne de Gérard Revol, désormais président du comité de soutien aux candidats PS aux départementales, Alexandre Pissas et Sylvie Nicolle. « Je suis confiant, et j’ai connu des campagnes plus rudes que ça », glisse-t-il, tout en redoutant lui aussi l’abstention. Alexandre Pissas et Sylvie Nicolle arrivent quelques minutes plus tard sur le marché. « On vient par rituel, ce n’est pas le marché qui fait les voix, on y vient pour ne pas qu’on dise qu’on n’y était pas », affirme le premier, sans prendre de gants.

Alexandre Pissas en grande discussion avec des militants de la France insoumise, ce mercredi matin sur le marché de Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Son état d’esprit à quelques jours du premier tour ? « On n’a pas d’autre choix que d’être optimiste », dit-il, pas plus inquiet que cela de l’abstention : « elle devrait plutôt inquiéter les autorités suprêmes de la République. » 

Non loin de là, toujours sur la place « T’as mal où », Béatrice Talmant distribue des tracts. Candidate avec Thierry Vincent aux départementales sans parti politique, elle parle d’un « accueil sympathique sur la marché, nous avons beaucoup travaillé la communication et les personnes commencent à nous connaître. » Elle aussi se dit « confiante » et l’affirme, « les personnes apprécient que nous ne soyons pas dans les querelles politiques. »

Béatrice Talmant en pleine distribution de tracts, ce matin sur le marché de Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Nous décidons de lever le camp, pour croiser dans la rue de la Poulagière Christian Roux, candidat suspendu du Parti radical de gauche, qui part avec Marie-Françoise Combin aux départementales. « Je suis confiant, en tant qu’ancien sportif quand je vois la ligne d’arrivée je ne lâche rien », dit-il avant de saluer son équipe « qui tracte même l’après-midi et jusqu’à minuit. » Quant au marché, « l’accueil est bon mais je constate que les gens désespèrent un peu, malheureusement ils se sentent peu concernés. » 

Reste à voir si cette affirmation se vérifiera dimanche. Seule certitude, le marché de mercredi prochain verra un peu moins de candidats se presser place « T’as mal où ». 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité