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NÎMES Cali de retour sur la scène de Paloma : « Ça va être de vraies retrouvailles »

Cali sera sur la scène de Paloma le jeudi 24 juin. (Photo : Yann_Orhan)

Alors qu'il s'apprête à achever le tournage d'un film avec Jean-Claude Drouot, Cali est de nouveau sur les routes pour retrouver le bonheur de la scène. Il sera à la SMAC Paloma le jeudi 24 juin et chantera entre autres les extraits de son dernier album : "Cavale". Interview.  

ObjectifGard : On imagine que vous êtes heureux d'être de nouveau sur la route pour monter sur scène après la période que nous avons vécu et malgré une jauge encore réduite pour le moment ?

Cali : Je n'imaginais même pas qu'on pouvait tomber aussi bas. Moi, je suis tombé très bas, dans ma tête ça a été compliqué. Là, de reprendre la route, comme tous mes copains chanteurs, je suis heureux. Et je pense qu'on mesure la fragilité de ces choses-là, on va tous être encore plus forts sur scène. Alors oui, les jauges sont limitées mais la vibration est là. Ça n'a rien à voir avec les streaming qu'on a pu faire tout au long de l'année qui s'est écoulée. Que ce soit masqué ou dans toutes les conditions qu'on connaît, on est juste heureux de jouer. Et le public en a besoin aussi. Ça va être de vraies retrouvailles.

Vous présenterez, entre autres, "Cavale", votre dernier album sorti en mars 2020.

On nous a coupé l'herbe sous le pied avec cet album, mais on va le défendre avec mes musiciens, un jeune batteur extraordinaire de Castres, Julien Aoufi, un jeune guitariste de Toulouse, Théo Antolinos et Augustin Charnet aussi de Toulouse. Ce sont des jeunes qui accompagnent un vieux Cali et j'adore ça.

Est-ce déplacé de parler d'une seconde jeunesse pour vous ?

Oh, non. C'est une troisième vieillesse. (Rires) Je suis un vrai gamin avec eux.

Ce projet "Cavale" est né de la rencontre avec Augustin Charnet. Comment s'est-elle passée, quelle était votre envie ?

Nous avons joué ensemble sur une tournée précédente autour de Léo Ferret. Nous nous sommes découverts là puis on a composé tous les deux des choses, on s'est amusés un petit peu tous les deux. On a beaucoup rigolé, beaucoup pleuré, beaucoup composé, on a pris des frissons partout... Donc tout cela vient de là.

C'est un projet aux multiples facettes, puisqu'il y a un album, un roman, des clips qui sont plus des courts métrages que des vidéos individuelles...

Il y a le roman "Cavale, ça veut dire s'échapper", qui est en fait un deuxième roman, un troisième arrive. Autour de ça, il y a des courts métrages, on devrait sortir l'intégral dans quelques jours. J'ai pris beaucoup de plaisir à diriger les acteurs. C'est aussi un livre de poésie... En fait, ce sont plusieurs clés et si jamais on fait un peu le tour, on découvre l'univers qui inspire Cali.

Quel est cet univers qui vous inspire, vers où vous vouliez aller ? 

J'aime l'idée du road-movie. C'est-à-dire qu'on s'enfuit, on croise des gens, on partage un moment avec eux, et puis on reprend la route, on continue et on partage un autre moment de vie avec d'autres, que ce soit de la magie, du chagrin, de la joie, de l'amour. Et on continue comme ça, c'est un road-movie où on essaie de se serrer les coudes telle une meute qui se promène. Pour moi, c'est ça la cavale. Mais c'est aussi le départ, le démarrage, l'adolescence. C'est comme un premier tour de manège, ce moment-là où on découvre la vie, on est avec des amis pour la vie. On suit son chemin ensemble, on est autour du feu le soir et on regarde les étoiles.

Le dernier album de Cali "Cavale" est sorti en mars 2020. (Photo : Yann_Orhan)

La première partie de vos propos peut être aussi liée à ce que vous vivez en tant qu'artiste.

On peut le voir comme ça aussi. C'est marrant, parce que mon premier album traitait d'une séparation, L'Amour parfait, et puis après des naissances sont arrivées et autre chose, autre chose etc. Cavale, c'est peut-être le sommet de tout ça.

"C'est avec un couteau qu'on fait une chanson" est presque un ovni dans cet album, à la fois sur le fond et sur la forme. Vous imaginiez-vous devenir un jour slameur ?

Ce n'était pas prémédité. Je me suis amusé à écrire un texte comme ça, directement et je l'ai lu quasiment, je l'ai interprété sans plus. Je voulais le chanter, mais quand on a réécouté l'enregistrement, on a trouvé ça intéressant, ça m'a plu et on l'a gardé.

Ceux qui vous ont déjà vu sur scène, s'attendent à un grand moment de folie que vous allez nous faire vivre sur "Viens avec moi".

(Rires) Ce sera un bon moment sur scène effectivement et puis j'ai la chance de chanter avec Mathilda. Son EP sortira au mois de septembre, il ne faudra pas le rater. C'est une jeune artiste, c'est assez extraordinaire ce qu'elle fait. Mais c'est vrai, sur scène, ce titre-là déboîte !

Comme vous le dites dans votre note d'intention, le mot "heureux" revient régulièrement dans les textes. Vous dites que ce n'est pas un hasard. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Ce n'est pas un hasard parce que le mot "heureux", soit pendant 10 minutes je le suis, soit pendant 10 minutes je touche le fond mais je le regarde toujours avec bonheur, avec envie. C'est une quête. On cherche tous à être heureux quelque part mais ce qui est marrant dans l'histoire des musiciens et des chanteurs, c'est qu'il n'y a rien qui est tracé. On peut trouver ce mot au bord de la route sans le savoir, sans s'y attendre, on peut trouver le ravin juste après et monter l'Everest encore après. Ce mot "heureux", il est à la fois intouchable et tellement attractif.

Propos recueillis par Stéphanie Marin

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