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DÉPARTEMENTALES Nîmes 2 : la bataille fait rage entre la Gauche et l’extrême-Droite

De Gauche à droite : Amal Couvreur, Nadia Goudard, Gilbert Collard et Yoann Gillet (Photo : droits réservés)
De Gauche à droite : Amal Couvreur, Nadia Goudard, Gilbert Collard et Yoann Gillet (Photo : droits réservés)

Rien n’est joué dans ce canton qui regroupe les quartiers du Mas de Mingue, du Chemin-Bas d'Avignon ainsi que ceux de la route d’Uzès ou de Courbessac. Arrivée en tête, la Gauche entend mobiliser ses troupes quant le Rassemblement national, lui, tente d’attirer les électeurs de la Droite républicaine.

Dimanche dernier, le binôme de Gauche composé des élus sortants Amal Courveur et de Christian Bastid a réalisé une belle échappée. Il est arrivé en tête sur le canton de Nîmes 2 avec 44% des voix contre 31% pour l’extrême-Droite, incarnée par son leader Yoann Gillet et Laurent Gardet. Une sorte de choc des titans qui pour autant n’a pas mobilisé les électeurs avec un taux de participation de 25%, soit 8 points de moins que la moyenne départementale déjà historiquement faible.

La Droite dans le flou : y a-t-il un loup ?

Dans cet entre-deux-tours, chaque électeur compte. Si la dynamique est du côté de la Gauche arrivée en tête, le Rassemblement national veut inverser la vapeur. Ce mercredi matin, le binôme Gillet-Gardet a organisé une conférence de presse avec le député européen Gilbert Collard. L’occasion de présenter un nouveau tract reprenant une partie des propos du maire de Nîmes qui indiquait que son « seul adversaire » était « la Gauche ».

Laurence Gardet, Gilbert Collard et Yoann Gillet (Photo : Coralie Mollaret)

L'ambiguïté de la Droite républicaine est une nouvelle attitude politique. Il y a six ans, le maire de Nîmes avait milité pour que le binôme de Droite, arrivé troisième, se maintienne au second tour afin de contenir les voix de Droite et d'éviter que les électeurs ne se tournent vers le Front national. Aujourd’hui, le candidat Les Républicains, Marc Taulelle, ne donne officiellement aucune consigne de vote. Le sénateur LR Laurent Burgoa explique même ne pas « soutenir des binômes ayant eu le soutien de la gauche radicale (Insoumis, EELV et PCF, NDLR) au vu de leurs positions sur des sujets internationaux, nationaux ou locaux ».

Ces postures s’expliqueraient-elles par la situation sur le canton de Nîmes 4. L’adjoint Les Républicains Richard Tibérino a grand besoin des électeurs RN, au second tour, pour l’emporter face à la Gauche. Yoann Gillet l'assure : « De toute façon, les électeurs de Droite ne votent pas à Gauche. Moi-même, je suis issu de l’UMP. Nous avons beaucoup de valeurs communes ». Et Gilbert Collard d’enfoncer : « Ces consignes de vote qui s’apparentent à des espèces de partouses électorales ont fini par lasser les électeurs. Ça ne marche plus ». 

La Gauche appelle au « sursaut républicain »

Dans la permanence de Christian Bastid et Amal Couvreur (Photo : droits réservés)

La candidate de Gauche - et tête de liste de Carole Delga pour les Régionales dans le Gard -, Amal Couvreur, ne croit pas à un report massif des électeurs de Droite sur ses adversaires RN : « Moi, je ne confonds pas l’extrême-Droite et la Droite républicaine. » Sur les marchés, armée de ses tracts, ou dans les rues à faire du porte-à-porte, la Gauche veut mobiliser les abstentionnistes : « Les gens ne sont pas dupes. Ils savent que la sécurité est un élément certes important mais ce que nous disent nos adversaires est faux ! » Dans le Gard, la majorité des candidats RN font campagne sur l’insécurité qui ne relève pas des compétences du conseil départemental.

Les candidats de Gauche évoquent aussi leur programme : « Nous souhaitons créé une Maison de santé au Mas de Mingue après avoir réalisé celle du Chemin-Bas ». Un projet qui viendrait en complément du deuxième plan de rénovation urbaine (79 M€ pour le Mas de Mingue et 71 M€ pour le Chemin-Bas, NDLR). Un chantier qui a déjà démarré avec la destruction des 80 logements sociaux de la Boule d'Or et le relogement de 53 familles. Dimanche prochain, « nous appelons au sursaut républicain », poursuit la Nîmoise. Parfois virulente vis-à-vis du Rassemblement national, Amal Couvreur se défend : « Ce n’est pas de la colère mais de la détermination. Ce ne sont pas les électeurs du RN qui sont en cause, mais bien leurs dirigeants. »

 

Coralie Mollaret

 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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