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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Françoise Laurent-Perrigot sort de sa coquille. Cette semaine, le fait politique a été l’élection de Françoise Laurent-Perrigot à la présidence du conseil départemental. Très franchement, ce n’était pas une surprise. En revanche, la surprise, a été son discours d’intronisation appuyé au perchoir départemental. Jugée discrète. Trop discrète, la socialiste du canton de Quissac a estimé qu’il s’agissait cette fois « d’une vraie élection ». Son élection. Celle de novembre 2020, qui fit d'elle la première femme à diriger la collectivité, n’était donc qu’un intérim. Une période de sept mois en remplacement de Denis Bouad, devenu sénateur. Différente de son prédécesseur, la consensuelle Françoise Laurent-Perrigot n’apprécie guère les coups d’éclat. Elle n’en reste pas moins déterminée. D’ailleurs, elle s’est imposée naturellement au sein de son groupe. Une sorte de force tranquille face à son rival de l’entre-deux-tours, Christophe Serre. Le poulain de Denis Bouad qui finalement, a obtenu une première vice-présidence. Un retrait sans rancune. Mieux, le conseiller départemental de Pont-Saint-Esprit a marqué des points pour l'avenir. Et se pose comme un candidat sérieux pour le perchoir. La présidente de son côté a bien manœuvré et a satisfait une partie des élus en créant les conditions pour priver Alexandre Pissas de sa précédente vice-présidence. Habile. La campagne du troisième tour a été les préliminaires de ce qui attend la septuagénaire ces sept prochaines années. Aura-t-elle les épaules assez larges ? La main assez ferme pour cadrer la Gauche plurielle qui constitue sa majorité de 28 élus. Une majorité qui lui donnera du fil à retordre sur les orientations à choisir. Les priorités des communistes ne seront sans doute pas les mêmes que celles du groupe Territoires citoyens emmené par Rémi Nicolas et Robert Crauste, respectivement maire de Marguerittes et du Grau-du-Roi, revendiqués non encartés tendance progressistes. Les mesures d’économies impératives dans une collectivité dont le budget est bloqué à 70% par l’action sociale donnera matière à débattre. À Françoise Laurent-Perrigot de consulter, d’arbitrer et de se faire respecter. À elle aussi de fendre l'armure pour incarner le Département auprès de tous les Gardois. Des Gardois qui majoritairement se sont abstenus aux élections départementales, signe de leur désintérêt pour une collectivité qui pourtant, influent largement sur notre quotidien.

Et si c'était lui ? Depuis des semaines, au sein de la ville de Nîmes, la question tourne en boucle : qui pour remplacer Franck Proust à la présidence de Nîmes métropole en cas de condamnation lors de son procès pour favoritisme dans l'affaire de la Senim qui s'ouvre la semaine prochaine. Plusieurs noms ont fuité. Celui du premier président, à savoir le maire de Générac, Frédéric Touzelier. Ou encore le fidèle de chez les fidèles, Pascal Gourdel, l'adjoint nîmois aux Finances. Pourquoi pas Eddy Valadier, le maire de Saint-Gilles, revenu en odeur de sainteté depuis qu'il a fait allégeance à Jean-Paul Fournier. Et puis finalement non. Aucun de ces noms n'a retenu l'attention. Tout simplement parce que le maire de Nîmes a décidé que ce serait lui ! Et donc au mois de septembre prochain, il pourrait possiblement retrouver un fauteuil dans lequel il s'est assis pendant plusieurs années. Acceptera-t-il de céder sa place ensuite ? Rien n'est moins sûr. Mais au fait : Franck Proust n'est pas encore condamné... Ah bon ? En tout cas, comme à son habitude, la ville de Nîmes prépare déjà le coup d'après...

Patrick Malavieille le nouveau traître à Gauche ? Le maire de la Grand'Combe ne passera pas de sitôt des vacances avec Denis Bouad. Copain comme cochon à l'époque où le natif de Blauzac était à la tête du Département, le communiste a vite tourné les talons quand il a compris que le sénateur ne jouerait pas les premiers rôles au sein de la collectivité départementale. Il n'a même pas pris le soin d'appeler son vieil ami pour le féliciter de son score exceptionnel au second tour des élections. Pire, il s'est affichée entre les deux tours avec Françoise Laurent-Perrigot pour marquer son opposition au projet de Denis Bouad de confier les rênes de l'Institution gardoise à Christophe Serre (lire plus haut). L'élu du canton d'Uzès n'a semble-t-il pas suffisamment pris en compte les alertes de ses proches... En politique, on est toujours trahi que par ses amis.

Psychodrame au 5e étage. En début de semaine, la tension était vive au sein de la majorité du Département. Au moment de la négociation pour les futures vice-présidences, Amal Couvreur, la candidate victorieuse du canton de Nîmes 2 avec Christian Bastid, a découvert que sa vice-présidence à la "Politique de la ville" serait un vieux souvenir. En réalité, il s'agit surtout d'un quiproquo. Françoise Laurent-Perrigot et ses équipes étaient persuadées que la Nîmoise obtiendrait une vice-présidence à la Région. Mais du côté de Toulouse et Montpellier, on avait plutôt misé sur Jalil Benabdillah. Déçue, Amal Couvreur a d'abord pris acte de la décision de ses collègues du Département avant de finalement se mettre en colère. Et d'annoncer une démission prochaine. Ce qu'elle n'a pas supporté par-dessus le marché, c'est le peu de soutien reçu au sein de la collectivité mis à part Nathalie Nury qui a volé à son secours. Même le communiste Christian Bastid est resté silencieux. Comme si après cette nouvelle élection, il n'avait plus du tout besoin de sa binôme. Finalement, la présidente Laurent-Perrigot a pris le temps de recevoir et rassurer la Nîmoise dans son bureau du 5e étage en lui promettant le maintien de sa vice-présidence. Abimée, Amal Couvreur n'oubliera certainement pas cet épisode de sitôt.

Plantier, le soliste. Dimanche dernier, Julien Plantier a remporté sa première élection sur son nom aux côtés de Sophie Roulle. Le binôme a été élu au conseil départemental sur le canton de Nîmes 1. Pour célébrer cette victoire, et la mission confiée par le maire d'éliminer Thierry Procida, Julien Plantier a organisé une fête à l'Hôtel Chouleur, situé rue Fresque. Outre la victoire de ce duo, la majorité municipale pouvait aussi fêter le succès de Richard Tibérino et Véronique Gardeur-Bancel qui sont parvenus à conserver leur place sur Nîmes 4. Sauf que l'adjoint délégué à la Sécurité des bâtiments public et privés n'a pas été convié à cette soirée. Il s'est contenté de manger au restaurant avec son épouse et son remplaçant au Département, Emmanuel Carrière. Le premier adjoint n'avait sans doute pas envie de partager l'affiche...

Et si tout était prévu... Si le mois dernier, Jean-Paul Fournier annonçait la suspension des relations entre la ville de Nîmes et Rani Assaf au sujet de ses futurs projets. La donne a depuis bien changé. Hier, en conseil municipal, Julien Plantier a annoncé que le permis de construire du stade provisoire avait été signé vendredi. Et si la municipalité veut faire avancer ce projet c'est parce qu'elle y voit un intérêt. En effet, ce stade ne devrait pas rester si provisoire que ça. Une fois que le Nîmes Olympique l'aura quitté pour retrouver son stade des Costières refait à neuf, la Ville souhaite le racheter à Rani Assaf pour en faire le stade du Rugby Club Nîmois. L'enceinte de Kaufmann étant vieillissante et dont le coût pour la rénover serait onéreux. Et si depuis le début, Jean-Paul Fournier n'avait pas tout prévu avec Rani Assaf ? Quant au permis de construire du futur stade, il devrait être signé en septembre.

Les Crocos voyageront en low-cost. Descendus en Ligue 2, les Nîmois vont devoir calmer le jeu sur les dépenses. Avec moins de droits TV, moins de billetterie, la direction devra adapter les conditions de participation à l'antichambre de l'élite du foot. Première décision : les joueurs ne devraient plus voyager en avion privé cette saison. Pour se rendre à Bastia comme pour tous les déplacements lointains, les Crocos prendront des vols commerciaux désormais, économies obligent. Un certain retour à la réalité...

"Contrat de sécurité intégré" pour la mi-juillet ? La signature devrait, selon nos informations, intervenir dans quelques jours dans le bureau du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier. Un "contrat de sécurité intégrée" promis par le Gouvernement et en premier lieu, le Premier ministre, Jean Castex, et son ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin. Reste à savoir si ce dernier fera le déplacement comme il s'y était engagé. Pas sûr à ce stade que l'ancien collègue de chez Les Républicains soit de retour à Nîmes. À défaut, la préfète portera l'engagement.

Et à l'horizon de ce contrat ? On va parler des effectifs de la police nationale, du matériel notamment de  renouvellement de la vidéoprotection, de la justice pénale de sécurité avec le recrutement d’un parquetier et d'un magistrat qui puissent suivre toutes les affaires d’initiative municipale et enfin, de la cartographie de la délinquance comme celle utilisée par la police nationale. Et du côté de l'engagement de la ville de Nîmes ? Tout simplement la mise en œuvre du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) : développement de la participation citoyenne, prévention des personnes âgées, partenariats avec les comités de quartier dont le développent du dispositif ''tranquillité vacances'' ou de l'organisation des marches exploratrices de sécurité. Enfin, élargissement du TIG (travail d'intérêt général) et des rappels à l’ordre.

François Courdil n'est pas Ronaldo. Ce samedi, l'opération "Quartiers en fête" se tenait dans les six centres sociaux que compte la ville de Nîmes. Pour représenter la municipalité, François Courdil, adjoint délégué à la "politique de la ville" et aux centres sociaux, a passé une heure dans chaque quartier. À 16h, il se trouvait dans la cour située entre les deux immeubles "Nemausus" sur la route d'Arles. Profitant des animations, le jeune élu a voulu tester sa détente en relevant le challenge "Cristiano Ronaldo" qui consiste à essayer de taper un ballon de la tête accroché à 2,65 m de hauteur. Si François Courdil, footballeur dans sa jeunesse licencié à Marguerittes, a raté le ballon, il a en revanche réussi à déchirer une couture latérale de son pantalon de costume. Coup dur sachant qu'il lui restait encore deux quartiers à visiter. Faute de rechange, l'ego un peu égratigné et le... Panthéon un peu décousu, l'adjoint a pu compter sur la solidarité locale et la présence d'une couturière qui a pu improviser quelques points avant que l'apprenti footballeur reparte sur le terrain malgré un petit retard sur le programme initialement prévu. N'est pas Ronaldo qui veut...

David Tebib sur tous les fronts. Il est à la direction de nombreuses institutions nationales en lien avec le sport et la jeunesse au niveau national. Une belle reconnaissance pour ce chef d'entreprise nîmois, président de l'Usam Nîmes-Gard, qui réussi tout ce qu'il touche. Et même si l'année dernière, il n'a récolté qu'un peu plus de 5% lors de la campagne des Municipales à Nîmes, il a mérité l'estime et la reconnaissance d'une partie des Nîmois. Il pourrait demain devenir secrétaire d'État aux Sports ou pourquoi pas ministre sans que cela ne souffre d'aucune contestation. À la rentrée prochaine, c'est son histoire personnelle (et son parcours singulier) qui devrait être couchée sur du papier dans une grande maison d'édition. Un livre pour se raconter mais aussi pour offrir de l'espoir à toute la jeunesse nîmoise et même au-delà. Pour rappeler que tout est possible quand on s'en donne les moyens !

La rédaction

Votre rubrique hebdomadaire des indiscrétions politiques s'offre quelques semaines de repos et vous donne rendez-vous au mois de septembre prochain. Pas d'inquiétude pour autant, pour lire les infos des coulisses politiques, une seule adresse comme tous les jours de l'année : Objectif Gard ! Bel été à tous.

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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