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ENQUÊTE Fusillade contre des agents pénitentiaires et évasion : le commando est arrivé de Nîmes en taxi !

Tarascon, après l'attaque de la fourgonnette de l'administration pénitentiaire qui transportait un détenu au tribunal. Photo Maxppp
Tarascon, le 28 janvier 2019, après l'attaque de la fourgonnette de l'administration pénitentiaire qui transportait un détenu au tribunal. Photo Maxppp

En janvier 2019, un Nîmois, Lofty Boussouak, est parvenu à se faire la belle grâce à la complicité d'hommes lourdement armés qui attendaient une équipe pénitentiaire devant le tribunal judiciaire de Tarascon.

On sait maintenant que c'est ce Nîmois, détenu et transféré ce jour-là au palais de justice, qui a appelé un taxi depuis sa cellule afin de permettre au commando à l'origine de sa libération d'arriver sur place. Un artisan taxi gardois qui n'imaginait pas ce matin-là véhiculer deux hommes de Nîmes vers Tarascon pour procéder à cette exfiltration violente.

C'est le 28 janvier au matin, dans le centre de Nîmes, que les deux hommes soupçonnés et depuis mis en examen pour cette évasion ont tendu un piège à une équipe de trois agents de l'administration pénitentiaire qui arrivaient au tribunal de Tarascon. Pour parvenir à libérer leur copain Boussouak, les membres du commando ont tiré à plusieurs reprises en direction de la voiture. Plusieurs impacts de balles de pistolet automatique et d'un fusil d'assaut ont été retrouvés sur la carrosserie et au niveau du pare-brise.

Une évasion spectaculaire avec une prise de risque maximale

Le 28 janvier 2019, il est 8h30 lorsque Lofty Boussouak se fait la belle. Il devait être auditionné ce matin-là par un juge du tribunal de Tarascon. Le mis en cause a depuis été condamné à deux reprises par le tribunal correctionnel de Nîmes pour des agressions de touristes étrangers sur l'autoroute et sa dernière sanction est intervenue vendredi dernier à Nîmes, où il a écopé de 11 ans de prison.

En janvier 2019, Boussouak a appelé de sa cellule, la veille et le matin même de son évasion, le même artisan taxi pour confirmer la course. Un taxi qui a emmené les complices présumés de Boussouak vers Tarascon sans savoir qu'il véhiculait les deux hommes impliqués quelques minutes plus tard par l'évasion. Les deux membres du commando armé ont été déposés dans les rues de Tarascon avant qu'ils ne partent à pied à quelques centaines de mètres de là à l'arrière du tribunal.

Ils ont attendu quelques minutes et à 8h30 précise en voyant arriver la voiture pénitentiaire ils sont passés à l'action avant de s'enfuir avec Boussouak. Les trois Nîmois, originaires du quartier du Mas de Mingue, ont ensuite récupéré une voiture qu'un d'entre eux avait caché la veille près du tribunal de Tarascon. Après plusieurs mois de cavale Boussouak et ses deux acolytes ont été retrouvés dans un gîte des Cévennes, et arrêtés par la police judiciaire et les gendarmes de la section de recherches de Nîmes.

Après l'audience du tribunal correctionnel de Nîmes vendredi dernier, Boussouak et ses deux copains également sanctionnés par la juridiction gardoise sont repartis en prison. Ils n'en ont pas fini avec la justice pénale puisque l'enquête sur la spectaculaire évasion des Bouches-du-Rhône se poursuit.

Boris De la Cruz

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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