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USAM Mathieu Salou sur son ancien coach : « J’ai envie qu’il se trompe »

Mathieu Salou mesure plus de 2 mètres ! (Photo Corentin Corger)
Mathieu Salou (à droite) avec son coach Franck Maurice et la deuxième recrue Henrik Jakobsen (Photo Corentin Corger)

Avec le Norvégien Henrik Jakobsen, Mathieu Salou fait partie des nouvelles têtes qui débarquent cette saison à l'USAM. Après quatre ans passés à Cesson-Rennes, le grand (2,03 m, 95 kg) arrière droit breton de 21 ans arrive à Nîmes avec beaucoup d'ambition. 

Objectif Gard : Comment avez-vous découvert le handball ?

Mathieu Salou : Ma maman, mes grands-parents et mes cousins faisaient du handball donc j'ai suivi le chemin familial. J'ai fait un entraînement pour essayer ça m'a plu, j'ai tout de suite accroché et pris une licence. Depuis je n'ai pas arrêté. J'ai commencé à sept ans à Morlaix où j'ai joué pendant neuf ans, puis j'ai intégré le pôle de Cesson à 15 ans et le club à 17 ans. Ma taille m'a aidé, j'étais grand assez tôt, je faisais 1,90 m à 16 ans.

Qui était ton idole quand tu étais jeune ?

Kiril Lazarov ! Il est incroyable et joue toujours à 41 ans. J'ai l'impression qu'il ne s'arrêtera jamais. J'ai eu la chance de jouer contre lui. Je ne pensais pas avoir un jour cette chance car je le voyais arrêter sa carrière avant que je commence la mienne. J'ai l'impression qu'il maîtrise toutes les petites choses, il sait tout faire. En attaque, pour débloquer une situation, il est vraiment très fort.

"Nîmes sortait du lot"

Vous avez effectué votre premier match en professionnel à 17 ans contre le PSG. Qu'avez-vous ressenti ?

C'était durant mon année de Terminale et, sur la fin de saison, j'ai été pris dans le groupe pour jouer contre Paris. C'était un sentiment particulier car j'étais très fier d'avoir pu faire ce premier match aussi tôt en pleine révision du bac que j'ai obtenu. 

Entre l'annonce, en janvier, de votre transfert à Nîmes et la lutte pour le maintien avec Cesson comment avez-vous vécu cette saison particulière ?

Je savais assez tôt que j'allais venir à Nîmes, mais il fallait aussi que je sois performant avec Cesson. Surtout que l'on a eu des moments un peu délicats où nous étions parfois un peu plus dans le dur. Forcément, c'est compliqué à gérer. On nous demande d'être toujours meilleur même dans les moments difficiles. Mais on a réussi à se maintenir et à atteindre les objectifs que l'on s'était fixé. C'est le principal.

Mathieu Salou sous le maillot de Cesson la saison dernière (Photo Philippe Riou)

En cours de saison, votre ancien coach Sebastien Leriche a pointé du doigt vos performances et a déclaré : "je ne pense pas qu'il a fait le bon choix". Que souhaitez-vous lui répondre ? 

C'est l'avenir qui le montrera. Il a son avis, je le respecte, j'ai le mien. Pour l'évolution que je souhaitais, c'était bien de venir à Nîmes car ce club peut m'apporter encore plus. J'ai envie qu'il se trompe, sinon ça veut dire que c'est mauvais pour moi. J'avais d'autres propositions mais Nîmes sortait du lot. Cela faisait un bon moment, plus d'un an, que j'étais en discussion avec l'USAM. Le projet sportif est vraiment intéressant, c'est du niveau européen et du Top 5 français. C'est parfait pour moi, puis le cadre de vie aussi qui est différent avec un climat agréable où il y a toujours du beau temps. Même si je ne suis pas encore habitué à la chaleur (rires).

De nombreux espoirs sont placés en vous, cela rajoute-t-il de la pression ? 

Pas forcément si cette pression est positive. Je sais aussi dans quoi je m'engage et les attentes qu'il y a sur moi. Maintenant, je vais tout faire pour être à la hauteur et j'ai hâte que le championnat redémarre pour que l'on puisse montrer ce que ce groupe vaut.

"La prochaine étape c'est France A"

Connaissez-vous déjà certains de vos nouveaux coéquipiers ? 

Jean-Jacques Acquevillo avec qui j'ai joué à Cesson (2018/2019). Après j'avais pu échanger avec certains et surtout ceux de ma génération qui se trouvent au centre comme Quentin Pugliese et Damien Gibernon que je connais. Sinon, j'apprends doucement à découvrir tout le groupe.

Deux jeunes usamistes que vous avez connu avec les Bleus... 

Oui j'ai fait toutes les catégories en équipe de France de U16 jusqu'à U21, mais nos deux dernières années ont été un peu sacrifiées avec le covid. On a eu aucune compétition. La prochaine étape c'est France A. C'est clairement un objectif à moyen terme. Je sais qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'espérer au moins décrocher une sélection.

Il y a déjà un Salou à Nîmes, Rémi. Avez-vous un lien de parenté ? 

On a aucun lien de famille mais on vient du même endroit. Il est de Brest d'où vient la moitié de ma famille.

C'est un joueur apprécié par le public nîmois... 

J'espère que je le serai autant !

Propos recueillis par Corentin Corger

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