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RÉGION Variant Delga : comment la présidente de Région a contaminé l’Occitanie ?

Carole Delga, présidente réélue à la Région Occitanie (Photo DR)

En quelques années, ce petit brin de femme à l’accent chantant, entrée en politique en 2008 en devenant maire de Martres-Tolosane, village de 2 300 âmes, s’est imposée comme une figure incontournable de la vie politique. Fin juin, sur l’ensemble du territoire français, Carole Delga a été la présidente de Région la mieux élue. Retour sur ce phénomène qui pourrait contaminer la France. 

Parviendra-t-on à trouver un vaccin pour stopper le variant Delga ? Beaucoup de politiciens de Droite et des deux extrêmes se penchent sérieusement sur la question. Il faut dire que personne n’a vu venir la socialiste. Maire d’une petite commune de Haute-Garonne, Martres-Tolosane, elle grimpe les échelons rapidement, sans se faire remarquer, en toute discrétion : vice-présidente de la Région Midi-Pyrénées en 2010, députée de la Haute-Garonne en 2012 avant d’être nommée secrétaire d’État au Commerce et à l’Artisanat de 2014 à 2015 sous le gouvernement de Manuel Valls. C’est ce dernier poste qui lui permet de se faire un nom.

Photo DR Objectif Gard

Un an plus tard, en janvier 2016, à 44 ans, elle devient la première présidente de cette nouvelle Région Occitanie. À l’époque, dans le Gard, certains la regardent avec défiance. Mais petit à petit, la présidente s’impose. Dossiers en main et subventions dans l’autre, elle séduit les élus locaux par sa connaissance des sujets et leur plaît encore plus par les financements qu’elle apporte. Le président du Conseil départemental de l’époque, Denis Bouad, sous son charme, répète à l’envi que Carole Delga est « son amie ».

L’Occitanie contaminée

« Carole Delga a relevé le défi de se faire un nom dans les 13 départements de notre gigantesque région », remarque le conseiller régional Fabrice Verdier. Pendant la campagne, ce n’est finalement pas un hasard si des élus ou figures de Droite ont rejoint sa cause, comme l’Alésien Jalil Benabdillah ou le président de la chambre de métiers, Henry Brin. Si la victoire de Carole Delga était annoncée, la socialiste a toutefois réalisé une sacrée performance en récoltant 57,77%, soit le meilleur score des présidents de régions. Suite à ce plébiscite, elle est enfin élue à la présidence des Régions de France le 9 juillet dernier.

C’est un constat : le variant Delga se diffuse à une vitesse affolante auprès des électeurs. À peine arpente-t-elle un marché que les habitants semblent contaminés. Et on ne compte plus les victimes directes comme, récemment, le membre des Républicains, Aurélien Pradié, ou le représentant du Rassemblement national, Jean-Paul Garraud. Que dire de l’impossible chiffrage des victimes indirectes derrière ces hommes ? C’est l’hécatombe chez ses adversaires politiques. Au lendemain de sa victoire, la presse nationale a même évoqué son nom pour la Présidentielle de 2022. « Pas encore, c’est trop tôt. Mais le coup d’après pourquoi pas… », commente l’une de ses proches. La fièvre n’a pas fini de monter.

Tony Duret & Coralie Mollaret

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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Un commentaire

  1. Dans la langue viciée du politique et par capillarité du journaliste, élue avec plus de 60% d’abstention… ça devient la présidente de région la mieux élue. Delga génère autant de défiance que les autres et sa tendance vallsiste la rend encore plus repoussante.

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