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TOROS La Feria du Riz promet triomphes et délicieux moments

Les arènes d'Arles un matin de feria... (Photo Anthony Maurin).
La feria s'annonce belle, très belle (Photo Archives Anthony Maurin).

La feria du Riz aura lieu du 10 au 12 septembre prochains dans l'amphithéâtre arlésien. Elle réunira quelques jeunes très intéressants, un duel au sommet et une journée dominicale flamboyante.

Ça fait du bien de voir et de revoir des affiches complètes pour des journées pleines ! La feria du Riz est encore lointaine, mais elle s'approche de jour en jour. Avec elle, son cortège de bons moments, de moments attendus.

Novillo de Fernay pour Adam Samira ici en septembre 2020 (Photo Archives Anthony Maurin).

Veille de feria aux arènes et novillada sans picadors organisée par l'école taurine et pour les élèves de cette même école. Mais c'est le lendemain, vendredi 10 septembre, à 18h, qu'aura lieu la belle novillada du cycle arlésien. Une course pour laquelle trois exemplaires des Frères Jalabert et trois autres de Rolland Durand seront envoyés pour combattre trois jeunes novilleros remplis de vie et d'allegria. Adam Samira, l'Arlésien sera le chef de lidia de cette course pétillante. Il a en lui la passion du sud, l'amour de sa terre camarguaise et le secret désir de percer, encore un peu. Samira sera accompagné de Miguel Aguilar et Manuel Perera. Du premier on ne sait pas grand-chose, mais du second, protégé du pirate Juan Jose Padilla, on veut en apprendre toujours plus !

Alejandro Talavante en avril 2017 à Arles (Photo Archives Anthony Maurin).

Le samedi aura lieu la traditionnelle corrida goyesque. Les arènes seront décorées par le peintre Diego Ramos et la programmation musicale sera également différente puisque l'orchestre Chicuelo II sera accompagné par la soprano Muriel Tomao et le choeur Escandihado. Les toros, choisis sur mesure, seront issus des élevages suivants, Nuñez del Cuvillo, Adolfo Martin, Garcigrande et Domingo Hernandez. En face... Quel délice à l'idée même d'y penser. Quelle joie, quelle attente. Mais attention, comme le dit le proverbe franco-espagnol remanié, corrida d'expectation, corrida de déception ! Il en faudra pour décevoir l'aficion. Et les maestros du jour déçoivent très rarement...

Alejandro Talavante revient à Arles après des prestations plus qu'honorables. Le natif de Badajoz est un peu ici chez lui. Il connaît bien le maître des lieux, Juan Bautista fut compagnon de cartel du torero avant de prendre la direction des arènes d'Arles, et le public l'aime. Talavante, c'est l'abandon de soi, c'est l'amour des belles choses, c'est la quête de l'impossible. Mais c’est bien l’amphithéâtre arlésien qui a été choisi par le torero pour ce qui sera son grand retour après trois ans d’absence.

Le Péruvien n'abdique jamais, mais n'est pas parvenu à couper une second oreille en avril 2017 à Arles (Photo Archives Anthony Maurin).

À ses côtés, le Péruvien Andrés Roca Rey. Lui aussi est adulé par les gradins, lui aussi est ici comme à la maison, lui aussi connaît bien les lieux pour y avoir triomphé. Roca Rey, c'est la décision de l'instinct, du savoir, du moment. Avec lui, les horloges s'arrêtent de fonctionner, les chiens arrêtent d'aboyer, les oiseaux, s'ils le pouvaient, s'arrêteraient de voler. Roca Rey, regardez-le, vivez-le. Roca Rey, c'est une expérience à part entière, le souvenir d'un monde passé où le courage était une valeur.

Diego Ventura dans ce qu'il sait faire de plus beau en septembre 2020 à Arles (Photo Archives Anthony Maurin).

Le lendemain en matinée, corrida de rejon goyesque, une rareté que l"on se plaira à voir à Arles. Devant les toros de Los Espartales, les amoureux des chevaux verront la prise d'alternative de Duarte Fernandes des mains de Rui Fernandes et Diego Ventura. Commençons par le dernier, le Portugais. Il est le patron de la catégorie, il séduit les gradins et propose une approche spectaculaire du combat équestre. Ici, le dressage un peu forcé passe tout de même car les fioritures sont tellement bien exécutées qu'elles brillent plus que les quelques défaillances. Pour les deux autres, les stars du jour en fait, on reste dans le traditionnel. Des Portugais, encore, et une histoire dynastique, encore. Il faut dire que dans le monde du rejoneo, il en est souvent ainsi !

Emilio de Justo face à un Baltasar Iban à Arles en septembre 2018 (Photo Archives Anthony Maurin).

Dernière corrida, la course de clôture, celle du dimanche après-midi. Une autre corrida goyesque. Des toros de Jandilla et Vegahermosa pour Antonio Ferrera, Miguel Angel Perera et Emilio de Justo. Trois tauromachies, trois maestros aux indéniables qualités, trois instants forts, à n'en pas douter, pour les arènes d'Arles. Cette clôture, elle sent bon la surprise, la competencia, les retrouvailles. Cette course sent, à la fois, la belle romance et la dynamite. Ferrera sait être doux et autoritaire dans ses choix. Perera est aussi froid que chaud dans un concept qui lui est propre. De Justo est un peu la synthèse des deux premiers avec la visibilité en moins. Cette corrida de clôture est prometteuse, comme le reste de cette belle feria du Riz édition 2021.

Anthony Maurin

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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