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GARD L’homme qui avait ordonné à son cochon de mordre une gendarme est de retour au tribunal pour des injures racistes

(Photo d'illustration : Anthony Maurin)

Un homme, qui avait ordonné à son cochon de mordre une gendarme, était de retour devant le tribunal pour des injures racistes.

« Se faire traiter de bougnoule, de sous race, il ne peut plus l’entendre. Il est menacé d’être saigné comme un porc, un agneau. Mon client vous demande une sanction », s’indigne maître Baptiste Scherrer. « Ma crainte : que monsieur, un jour, parce qu’il aura trop bu lui mette un coup de fusil et que l’on se retrouve devant la cour d’assises avec un mort. Où cela va-t-il s’arrêter ? », insiste le pénaliste nîmois. Une victime présente à l’audience qui affirme : « Dès que j’entends le chien, je sais qu’il est là. Il est déjà venu devant mon portail avec un marteau et un couteau« .

« Il encourt trois ans de prison »

« Nauséabond, le mot qui est revenu le plus souvent lorsque j’ai pris connaissance du dossier. Pour des injures en raison de la race, il encourt trois ans de prison. Il pointe la différence, il reconnaît les faits mais il n’a aucun mot pour la partie civile, il maintient les injures. Des propos indiqnes et les faits continuent, les échanges continuent malgré la procédure, le seul a avoir menacé de mort la victime c’est le prévenu », accable le substitut du procureur.

Un prévenu connu de la justice qui avait déjà été condamné à deux reprises pour des propos à caractère raciste en direction d’une gendarme du Gard qui intervenait pour ramener le calme chez lui. « Il avait demandé à son cochon domestique, appelé Clovis, de mordre la gendarme », rappelle le parquet de Nîmes. Le substitut du procureur estime qu’il n’y a aucune raison d’être clément et réclame 1 500 euros d’amende et 12 mois dont 6 mois avec un sursis probatoire lié à l’interdiction d’approcher la victime.

« Les faits sont reconnus, mais comment juger ? », interroge maître Caroline Greffier pour le prévenu. Elle met en avant l’attitude provocatrice de la victime. L’avocate nîmoise souligne également qu’il y a, selon elle, une altération du discernement car son client souffre de la maladie de Parkinson et qu’il a un traitement lourd. « Je pense que son traitement est peut-être à l’origine de ses troubles ». 

Le tribunal a sanctionné le mis en cause à 18 mois de prison dont 12 mois avec un sursis probatoire de trois ans lui interdisant d’entrer en contact avec la victime et à des soins. Il pourra effectuer la partie ferme sous bracelet électronique.

 

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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