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FAIT DU SOIR Nouveau stade, prix des places, projet sportif… La mise au point de Rani Assaf

Le président Rani Assaf en compagnie de Julien Plantier et Jean-Marc Campello (Photo Corentin Corger)

Lors d'une conférence de presse donnée au stade des Costières, le président du Nîmes Olympique, Rani Assaf, a évoqué en détails son projet à 250 M€ de nouveau stade et de nouveau quartier. L'ancien directeur délégué de Free s'est également exprimé sur divers sujets : le prix des places, le remboursement des abonnements, les ambitions sportives ou encore le centre de formation. Retrouvez également les deux parties de la conférence de presse en vidéo. 

Coeur du sujet, c'est d'abord le nouveau stade qui a été abordé. "Le stade des Costières était devenu vieux et pas adapté aux besoins du club. Sa conception ne correspond plus aux besoins du foot professionnel. L’argent dégagé sur le quartier à côté permet de payer le stade", explique Rani Assaf. Un stade de 15 000 places qui devrait sortir de terre à l'horizon 2026. Depuis les 1 700 places à l'extérieur, les spectateurs emprunteront des escalators pour monter directement sur un toit terrasse avec une circulation libre sur trois tribunes.

Dans la tribune présidentielle, un hôtel quatre étoiles de 80 chambres sera implanté : 40 chambres avec vue sur la pelouse et 40 coté extérieur. Un stade qui aura une activité 365 jours par an grâce au fonctionnement des restaurants en terrasse et de la location de salles pour des réceptions. "Cette activité doit rapporter de 7 à 8 M€ par an, hors jour de match. Il y a eu beaucoup de débats là-dessus, la pelouse ne servira qu'au foot. Cet argent va permettre au club d’être à l’abri en Ligue 2 sans problème", précise le président des Crocos.

Un stade encore sans nom, "ce n'est pas la priorité" avec la possibilité de dédier un local aux supporters, "sans aucun problème". Un nouveau stade imbriqué dans un nouveau quartier où sont notamment prévus 350 logements classiques, 200 pour les étudiants et 80 dans la résidence seniors. "Tous les appartements seront vendus comme les bureaux. On hésite encore entre la résidence seniors et étudiante. On doit au moins en vendre une des deux pour des questions de poids de la dette. L'équilibrage du projet est encore assez fragile".

"Je ne peux rien faire sans la ville"

Rani Assaf a répondu aux accusations de vouloir faire seulement une opération immobilière : "Si c'est pour faire de l'immobilier, il y avait dix fois plus simple avec moins de risques pour moi. Je n'ai pas d'égo. Ce qui m'intéresse, c'est de construire, faire de projet. Je ne cherche pas à me montrer mais à montrer le produit. Et je n'ai pas du tout les mains libres. Je ne peux rien faire sans la ville." Lié par un bail commercial, Nîmes Olympique, qui va devenir filiale de la SAS Nemau, va exploiter 100% des revenus générés par l'enceinte.

Sur le site de l'ilot 7, au mas de Vignoles, les fouilles archéologiques ont débuté par tranche et les travaux pourraient débuter fin novembre 2021. Le président ne certifie pas que Nîmes Olympique jouera dans le stade provisoire dès la première journée de la saison 2022/2023 : "Ce n'est pas encore sûr à 100%. Les délais sont tendus on verra par rapport aux fouilles."

Un stade provisoire, qui pour l'instant, est voué à être détruit. "On démontera le stade le jour on termine le stade des Costières", assure le président nîmois. "Ce n'est pas une question qui est à l'ordre du jour", complète Julien Plantier de manière assez flou dans sa réponse quant des rumeurs évoquaient la possibilité de la Ville de racheter ce stade pour le Rugby Club Nîmois.

Une fois le stade provisoire démonté en 2026, un parking sera construit par la ville pour y mettre un marché le lundi et ne servira pas au Nîmes Olympique. L'idée de passer sous l'autoroute ou dessus a été abandonnée car 400 places de parking ont été rajoutés en dessous du stade.

Le président Rani Assaf a ensuite évoqué d'autres sujets d'actualité, découvrez ses réponses :

Centre de formation : "J'ai la réflexion mais je n'ai pas de terrain. Je ne peux pas mener tous les combats. Je ne peux pas régler en quatre an, 30 ans d'inertie dans le club, ce n'est pas possible. Oui c'est un gros problème la Bastide, ce n'est pas pour rien que j'ai sorti les gamins de la Bastide et que j'ai préféré les mettre dans un internat parce que je trouvais hallucinant que l'on fasse dormir des gamins de 15 à 17 ans dans une zone rouge. Après tout le monde m'est tombé dessus mais voilà pourquoi je fais ça. On a eu la preuve hier."

Augmentation du prix des places : "Je n'ai aucun problème avec les supporters. Ils peuvent grogner. Après il y a des raisons. On a aujourd'hui des problèmes liés au pass sanitaire. Pour un contrôle de billetterie on met quatre agents pour gérer le pass sanitaire et cela a un coût. À coté de cela, on ne va pas parler des affluences sinon va passer des heures dessus. J'entends on faisait 8 000, 9 000 places... Il y avait 30% d'invitations et les achats des collectivités. On n'est plus dans le même monde, on ne peut pas comparer. La baisse d'affluence a déjà commencé l'année dernière alors que l'on n'avait pas de problèmes de tarifs. Contre le PSG, il n'y avait que 3 500 spectateurs, la jauge n'a jamais posé de problème. Aucun match n'a atteint les 5 000 spectateurs. Nos sujets sont ailleurs : pourquoi les gens ne viennent pas au stade ? Il y a beaucoup de travail là-dessus, ça va prendre plusieurs années. Vous aviez les places à 2 euros, on ne mettait pas plus de 450 à 500 personnes dans la tribune Est. Ce n'est pas les tarifs qui attirent les gens. Aujourd'hui faut vraiment être amoureux du club pour venir voir un match. Le noyau dur du club c'est 3 000 supporters." 

Remboursement des abonnements saison 2019/2020 : "D'ici la fin de l'année, je m'y engage."

Le transfert avorté de Zinedine Ferhat : "Je ne voulais pas spécialement qu'il parte. Comme dans tout transfert, il fallait un alignement de trois planètes : un vendeur, un acheteur et le joueur qui soit d'accord. Ça ne s'est pas aligné." 

Projet sportif : "Il a fallu réinjecter 6 M€ cet été de ma poche. C'est dur de se projeter sur 2026. Combien d'équipes seront en Ligue 1 ? Combien y aura-t-il de championnat professionnel ? Même pour la Ligue 2, il nous manque structurellement 3 à 4 M€ pour vivre de notre exploitation. Pour cette saison, je ne ferai pas de pronostic sur le classement. On fait plutôt un bon début de saison. Tout le monde nous promettait l'enfer et peut-être qu'il y a un staff qui fait un très bon boulot et les joueurs qui se sont remis au boulot après la déception de la descente. Je vais faire du Guy Roux : on joue avant tout le maintien, un maintien serein."

Corentin Corger

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