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GARD La présidente de l’Agence du service civique en visite à Nîmes et Pont-Saint-Esprit

Béatrice Angrand, la présidente de l’Agence du service civique, s’est rendue à Nîmes et à Pont-Saint-Esprit ce mercredi, pour échanger avec des volontaires en mission de service civique, rencontrer les acteurs locaux engagés sur le dispositif et aborder le rôle joué par les collectivités en tant qu’organismes d’accueil des volontaires.

 

Engagement volontaire au service de l'intérêt général ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans (et jusqu'à 30 ans pour les personnes en situation de handicap), le service civique peut être effectué en France comme à l'étranger. Et il est ouvert à tous les jeunes : "Il n'y a pas de sélection sur les compétences ou les profils, c'est à la motivation", rappelle Béatrice Angrand. Après une formation civique et citoyenne de trois mois, les jeunes démarrent leur mission avec l'accompagnement obligatoire d'un tuteur. "Ce n'est pas un stage ou un CDD mais une expérience d'engagement, et c'est devenu aussi un tremplin vers l'emploi ou la reprise d'études, poursuit-elle. C'est une chance unique pour les jeunes de trouver leur voie." 

Cette journée dans le Gard, département qui compte à l'heure actuelle 414 jeunes en service civique, a débuté avec "Service civique dating" organisé par le conseil départemental du Gard qui s'est déroulé à l'hôtel Édouard-Mouret, à Nîmes. Treize partenaires étaient présents à ce rendez-vous, parmi lesquels le district Gard-Lozère de Football, les Francas du Gard, la Mission locale Nîmes métropole ou encore la Maison de l'Europe.

 

Le Service civique dating s'est déroulé ce mercredi (photo Norman Jardin)

Les jeunes volontaires ont pu s'informer et échanger avec les divers représentants des organismes présents. Une table ronde était ensuite organisée dans les locaux du conseil départemental. Là, des jeunes ont pu témoigner de leur expérience au sein du dispositif. Lokman a effectué son service civique en 2019 et il en garde un très bon souvenir : "Cela a été très enrichissant. Dans des collèges nîmois j'ai pu mettre en place un jeu vidéo sur le thème du gaspillage alimentaire."

" Ça a été très enrichissant de transmettre à d'autres jeunes mon expérience"

Francesca est Italienne et c'est à la Maison de l'Europe de Nîmes qu'elle a vécu son service civique. "Ça a été très enrichissant de transmettre à d'autres jeunes mon expérience et pourvoir leur faire découvrir plein de possibilités professionnelle qu'ils ne connaissent pas au niveau européen."

Plus tard, à Pont-Saint-Esprit, Béatrice Angrand a pu entendre d'autres témoignages. Ça tombait bien : elle était là pour ça. "Je viens écouter, entendre votre expérience, positive ou plus difficile pour faire progresser le dispositif", dira-t-elle en introduction. Des expériences, Pont-Saint-Esprit en a pléthore. En cinq ans, la commune, qui fait partie de celles qui ont fait la démarche pour obtenir l'agrément service civique, a vu passer 48 jeunes dans ce cadre, et ça n'a pas toujours été de la tarte.

Ce mercredi, lors de la visite de Béatrice Angrand (en robe rouge) à Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

"Au début on a tâtonné, raconte le chef du service Médiation, insertion et prévention de la mairie, Moussa Cherifi. Nous avons eu quelques difficultés avec le choix des profils et nous avons dû changer notre fusil d'épaule." Bien leur en a pris. "Aujourd'hui, nous sommes très satisfaits. Ils sont volontaires et quand ils repartent, ils ont des projets et une autre façon de voir les choses", affirme le responsable de la brigade Environnement de Pont-Saint-Esprit, Daniel Coste, tuteur de plusieurs jeunes en service civique.

Ce mercredi, lors de la visite de Béatrice Angrand à Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Chez ces jeunes, l'expérience s'est avérée positive. Lucas, par exemple, vient d'achever un service civique de huit mois. "J'étais très timide, et maintenant j'ai plus confiance en moi, et j'ai découvert que la police municipale me plaisait. Je suis en train de préparer le concours", explique le jeune Spiripontain. Steven, actuellement en service civique à la brigade Environnement va suivre le même chemin, mais dans la gendarmerie.

Lui aussi a pris en confiance en lui pendant le service civique à l'instar de Tanguy, qui a trouvé dans le service civique la confiance en lui nécessaire pour reprendre prochainement la formation en animateur sportif qu'il avait laissée tomber précédemment. Quant à Loïs, en service civique comme ambassadrice du lien social dans le quartier prioritaire du centre ancien, elle met en place "un projet où tout le monde pourra se rencontrer, discuter" autour de la culture.

Le monde associatif demandeur

Pour Amal Couvreur, la vice-présidente déléguée à la "Politique de la ville" au conseil départemental, le service civique est un dispositif gagnant-gagnant :  "Les jeunes s'engagent pour eux mais aussi pour la collectivité. C'est un dispositif qui ne coûte pas cher mais qui permet d'accompagner des jeunes mais aussi à la collectivité de se rafraîchir. Le Département du Gard regroupe 60% des services civiques en Occitanie." 

La table ronde a permis d'échanger sur le service civique (photo Norman Jardin)

Les associations sont aussi en quête d'employés en service civique. À Pont-Saint-Esprit, Béatrice Angrand a rendu visite au Logis du soleil, une épicerie et restaurant solidaire du centre-ancien. Créée par Sylviane Blain en 2009, l'association, qui a vu un regain de son activité depuis le confinement, emploie déjà un jeune en service civique. "Il m'en faudrait deux", dit-elle, ravie de ce dispositif qui lui permet à la fois d'avoir un soutien bienvenu dans son activité, et de faire dans l'insertion professionnelle.

Ce mercredi, lors de la visite de Béatrice Angrand à Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Idem pour le Football club Bagnols-Pont, plus de 300 licenciés au compteur, qui a régulièrement fait appel au dispositif "notamment pour encadrer les jeunes", affirme le directeur sportif, Jordan Fortunato. Un moyen parmi d'autres aussi de pallier la crise du bénévolat : "Ça nous permet de combler un peu le manque de bénévoles et leur vieillissement", poursuit-il. D'autant que, comme le souligne la directrice de l'Agence du service civique, "souvent, après sa mission, le jeune reste en tant que bénévole".

L’Agence du service civique est un groupement d’intérêt public (GIP) créé en 2010. Elle assure la mise en œuvre du service civique, engagement volontaire de 6 à 12 mois ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, et jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap. Depuis sa création, plus de 500 000 missions de service civique ont été réalisées par des jeunes volontaires.

Dans le cadre du plan France Relance et de son volet "1 jeune 1 solution", 100 000 missions supplémentaires par an sont développées pour accompagner les jeunes souhaitant donner du sens à leur engagement pour l’intérêt général. Par ailleurs, l’Agence met depuis 2016 en œuvre la déclinaison française des volets Jeunesse & Sport du programme européen Erasmus+ et du Corps européen de solidarité.

Norman Jardin (à Nîmes) et Thierry Allard (à Pont-Saint-Esprit)

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