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NÎMES OLYMPIQUE Le match vu d’Amiens : des Picards malades mais renforcés

Le dernier duel entre Nîmes et Amiens date de la Ligue 1 (Photo Anthony Maurin)
Fidèle au poste, Gurtner est toujours le gardien d'Amiens (Photo Anthony Maurin)

Ce samedi à 19 heures, Nîmes Olympique (7e, 12 points) accueille l'Amiens Sporting Club (16e, 5 points) au stade des Costières dans le cadre de la 8e journée de Ligue 2. Auteur d'un début de saison compliqué avec une seule victoire au compteur et aucun but marqué sur les trois derniers matchs, Objectif Gard présente les forces en présence au sein du club picard. 

Après trois saisons en Ligue 1, Amiens est redescendu à l'échelon inférieur au terme de la saison 2019/2020 marquée par l'arrivée de la pandémie et achevée avec seulement 28 journées disputées. Un arrêt prématuré qui avait profité aux Nîmois, auteurs d'un mois de février étincelant, au détriment des Picards qui terminaient à la 19e place. Finalement, ce n'est que partie remise puisque les deux formations se retrouvent aujourd'hui en Ligue 2. Après une honorable 10e place la saison dernière, l'Amiens SC a changé d'entraîneur à l'intersaison avec l'arrivée de Philippe Hinschberger et des ambitions affichées plutôt élevées.

"Le vice-président a annoncé le Top 5 en début de saison ce qui était présomptueux vu la jeunesse de l'équipe. L'entame est mauvaise pour le cinquième budget du championnat avec 15M€", commente Rachid Touazi, journaliste au Courrier Picard. Une seule victoire obtenue en sept journées, à l'extérieur sur le terrain de Guingamp (0-2) pour deux nuls et quatre défaites. Outre le coach, l'effectif a été largement remanié avec une quinzaine de départs pour autant d'arrivées. "Amiens a des arguments à faire valoir. Quand on compare la composition de la première journée avec celle face à Rodez, il ne reste que quatre joueurs. C'était une équipe de Gambardella avec que des gamins et désormais il y a plus de poids avec notamment les quatre dernières recrues : Pavlovic, Dossevi, Bamba et Benet", poursuit-il.

Aucun but marqué sur les trois derniers matches

Les trois premiers cités ont évolué plusieurs années en Ligue 1, le dernier a suivi son coach depuis Grenoble. Si Dossevi est blessé, les trois autres devraient débuter demain face aux Crocos. Des renforts offensifs indispensables puisque l'attaque picarde est muette depuis trois rencontres. "Amiens a de gros problèmes au niveau de l'animation offensive. Il ne se passe rien, on ne voit pas un bon centre. C'est le gros chantier de Philippe Hinschberger", explique Rachid Touazi. Les choses vont certainement évoluer avec l'arrivée de Bamba, ancien nantais, qui s'est déjà signalé contre Rodez : "Ça a été le meilleur attaquant avec de la prise de responsabilité, de la percussion et de la vitesse. Il devait déjà signer l'année dernière mais lors du dernier jour du mercato Raymond Domenech n'avait pas voulu le lâcher." 

S'il faut encore du temps pour que la mayonnaise prenne, les Amiénois devraient afficher un nouveau visage dès ce samedi. "Ils vont monter en puissance même s'ils sont toujours en phase de construction. Le coach va trouver son équipe type et ça va finir par payer", complète le journaliste picard. Lors de la dernière venue des Amiénois au stade des Costières, le samedi 19 octobre 2019, les deux formations s'étaient neutralisées 1-1. Calabresi avait répondu à l'ouverture du score de Martinez, en égalisant dans les dernières secondes à la 90e+5.

Il a côtoyé les deux clubs : Christophe Raymond

Christophe Raymond est arrivé cet été au Nîmes Olympique (Photo sacha Virga)

Arrivé de Reims, cet été, en tant qu'entraîneur adjoint de Pascal Plancque, Christophe Raymond est né à Amiens. C'est dans la capitale picarde qu'il a été formé et où il a ensuite joué dix saisons, dont cinq en D2, de 1987 à 1997 avant de revenir (1999/2000) après deux ans chez le voisin Beauvais. "Il faisait partie de l'équipe des "Minots" avec Gérald Baticle et Teddy Bertin qui ont marqué leur génération et qui ont redressé le club avec deux montées de la D4 à la D2", raconte Rachid Touazi.

Et le destin ne pouvait pas réserver plus beau cadeau à l'ancien défenseur central qui avait failli signer à Saint-Étienne durant sa carrière. En l'absence de Pascal Plancque, suspendu, c'est contre son club de coeur que l'Oisien de 52 ans va fêter sa première sur un banc en tant que "coach principal". "Je ne comprends pas que le club ne l'ai pas récupéré", s'interroge Rachid Touazi au sujet de celui qui a résilié son contrat en Champagne pour rejoindre son ami Pascal Plancque dans le Gard.

Le onze de départ : Gurtner - Alphonse, M.Fofana, Pavlovic, Sy – Lomotey – Diakhaby, Lusamba (cap.), Benet, Bamba – Badji. Remplaçants : Thuram, Gomis, Lahne, M. Fofana, Mendy, Arokodare, Lachuer ou Ciss ou Akolo. Entr. : Philippe Hinschberger.

Absents : Opoku (opéré des ligaments croisés), Dossevi (blessé), Zungu et Gnahoré (reprise), Xantippe, Traoré, Gomez (choix). 

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