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NÎMES EN FERIA Léa et Leo sortent en triomphe du bateau

La proximité spectaculaire de Leonardo Hernandez (Photo Anthony Maurin).
Les cavaliers du matin, saure-vous les reconnaître ? Léa Vicens, Francisco Palha et Leonardo Hernadez (Photo Anthony Maurin).

Corrida équestre de Fermin Bohorquez pour Leonardo Hernandez (oreille et deux oreilles), Léa Vicens (oreille et deux oreilles) et la confirmation d'alternative de Francisco Palha (silence et silence). Si l'on imagine que les arènes sont un bateau, pas forcément ivre même si nous sommes en feria, Léo et Léo sont sortis du bateau de la plus belle manière qui soit, a hombros et par la Porte des Consuls.

Traditionnelle corrida de rejon matinale, le samedi, pour la confirmation d'alternative, moins conventionnelle, de Francisco Palha. Simon Casas renoue avec les corridas qui voient les nouveaux toreros, ceux qui se présentent à Nîmes, confirmer leur doctorat dans l'amphithéâtre bimillénaire. Une corrida de rejon internationale au cartel digne d'un triptyque qui devait embarquer le spectateur de l'Espagne au Portugal en passant par la France.

Francisco Palha (Photo Anthony Maurin).

Donc, premier en piste, le Portugais Francisco Palha. On le connaît peu mais Marie Sara (qui fête les 30 ans de son alternative et qui a été honoré par Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes et Frédéric Pastor, adjoint à la tauromachie et aux festivités) assure que sa tauromachie classique plaira aux tendidos nîmois. Voici un excellent cavalier. Une monte peut-être classique mais constamment dans les bons terrains et sans heurts violents maquillés. Des choix judicieux de placement, un toreo pur et une cavalerie qui va avec. Cependant, Palha n'arrive pas à tenir la cadence et se perd un peu, surtout à l'épée.

Francisco Palha, comme pour signifier une envie de changement de toro... Vraiment dommage pour ce rejon mal positionné... (Photo Anthony Maurin).

Sur son second, le cinquième de la course, Francisco Palha entendra une nouvelle fois le silences des gradins parsemés des arènes. Forcément, avec une première farpa posée sur l'épaule du toro, tout se passe moins bien et l'animal a du mal à se déplacer. Une grosse "écharde" très handicapante, une faena plus qu'abrégée, dommage... On a apprécié voir toréer le Portugais que l'on s'attend à retrouver prochainement.

La proximité spectaculaire de Leonardo Hernandez (Photo Anthony Maurin).

Deuxième en piste, Leonardo. Les Nîmois le connaissent sur le bout des doigts parce qu'il est venu à de multiples reprises dans nos arènes. L'Espagnol était des cartels, il y a plus de dix ans, composés par Pablo Hermoso de Mendoza et Diego Ventura, les rois des centaures. Il jouait et joue toujours dans la même cour mais est un peu plus en retrait que par le passé. À Nîmes ce coup-ci, il fera tomber le premier pavillon blanc de la matinée. Clair dans ses intentions, l'Espagnol fait briller ses chevaux en les laissant toréer à leur guise. Sans aucun temps mort ni vulgarité, le centaure produit un spectacle palpitant qu'il achève par une entière peu orthodoxe mais le public adore, deux oreilles.

Aux banderilles, Hernandez soulève les arènes (Photo Anthony Maurin).

Après un premier duel positif, le natif de Badajoz fera encore mieux et coupera les deux appendices de son opposant. Moins intéressant et moins en place que lors de sa première opposition, Leonardo Hernandez débute moins bien sa faena. mais il se rattrape vite et dessine un show un cran au-dessus (y compris la mise à mort). Les gradins avaient envie de gestes spectaculaires, leurs désirs sont comblés. On fait cabrer le cheval, on tourne quelques pirouettes de bon aloi, on exécute deux quiebros qualitatifs et hop, Daniel Jean Valade tombe les deux mouchoirs blancs, quasi logiquement.

La monte classique et le toreo pur de Lea Vicens (Photo Anthony Maurin).

Troisième mais pas la moindre à débouler avec sa magnifique cavalerie en piste, la régionale de l'étape, la fille du cru pour les Vendanges 2021, Léa Vicens. Elle occupe la deuxième place de l'escalafon avec 16 corridas toréées, devant Diego Ventura (15) Leonardo Hernandez (12). Le jeune Palha en est quant à lui à huit courses cette saison. Léa a réellement fait sa place, une très belle place, dans ce monde de brutes. C'est donc en reine que ses concitoyens l'accueillent. Léa va même couper une oreille à l'issue de son premier duel après une faena discrète mais sans faute de genre ni de goût. Pas de choses folles mais pas de grossière erreur. Une oreille, celle du cru, rien de choquant bien au contraire.

Léa Vicens (Photo Anthony Maurin).

Deuxième opposition pour la Nîmoise et dernier toro de cette matinée ensoleillée. Même si elle a pris son alternative à Nîmes il y a déjà huit ans, et qu'elle vit dans le sud de l'Espagne, Léa Vicens n'oublie jamais sa cité. Et sa cité ne l'oublie jamais non plus en l'acclamant dès son entrée en piste. Encore une faena propre, dans les terrains sûrs, Léa est efficace sauf aux banderilles. La cavalière nîmoise tue bien et vite, les étagères demandent naturellement l'oreille mais le palco en veut deux. Deux oreilles ajoutées à la première, Léa sort en triomphe, sur les épaules, par la Porte des Consuls.

La confirmation d'alternative de Francisco Palha (Photo Anthony Maurin).
Marie Sara fête ses 30 ans d'alternative (Photo Anthony Maurin).
Sortie a hombros de Leonardo Hernandez et Léa Vicens (Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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