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SÉNAT Le Nîmois Laurent Burgoa fête ses un an de mandat

Cela fait un an que Laurent Burgoa a été élu au Sénat. Il en profite pour faire le point sur son activité au Palais du Luxembourg, son soutien à Xavier Bertrand pour la Présidentielle 2022 ou des commentaires sur la politique locale… Résumé.  

Le Sénat, Laurent Burgoa s’y est préparé depuis longtemps. Conseiller départemental du canton de Nîmes 3 (2011 à 2020), sa mission de dénicheur de talents Les Républicains pour le scrutin de 2015 l’a aidé à se bâtir une envergure départementale. Si bien qu’en 2020, lorsque le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier décide de ne plus se présenter aux Sénatoriales, Laurent Burgoa est le premier à lever le doigt. À Paris, le nouveau sénateur s’épanouit pleinement, loin des bisbilles de la politique nîmoise. Pour ce premier anniversaire au Sénat, Laurent Burgoa avait invité la presse au restaurant W à Nîmes. Tour d'horizon des sujet abordés.

Un Nîmois au Sénat 

Dans son nouvel emploi du temps de sénateur, Laurent Burgoa est présent du mardi au jeudi à Paris. Le reste du temps est consacré à ses déplacements dans le Gard. Membre de la commission des Affaires sociales, Laurent Burgoa fustige « le dérapage de 30 milliards d’euros de déficit » de la Sécurité sociale, examiné dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Parmi ses autres missions, le Nîmois participe à une délégation sur les collectivités territoriales. Il est également membre d’une mission d’information sur les mineurs isolés où il prône de transférer la prise en charge des Département à l’État. En 2019, le sujet avait fait polémique dans le Gard. Le montant alloué pour la prise en charge de ces jeunes ayant été multiplié par deux. 

Troisième voie : « Les élus locaux n'y peuvent pas grand chose » 

En tant que sénateur, Laurent Burgoa peut défendre à Paris des dossiers gardois. C'est ce qu'il a fait en posant une question au Gouvernement au sujet de la troisième voie. Une navette ferroviaire reliant la gare de Nîmes-centre à celle de Nîmes-Pont du Gard. « L’État m’a fait comprendre que ce n’était pas sa priorité. Pourtant, on a les financements ! », regrette Laurent Burgoa. « Je vais en parler à la préfète lorsque je la verrais. Il faut organiser un comité de pilotage sur le sujet. Moi, quand je suis rentré de Paris. J’en ai eu pour 43€ de taxi ! » Malgré leur mobilisation, « les élus locaux sont impuissants », finit par reconnaître Laurent Burgoa. Et d’évoquer également parmi les grands projets : « Le contournement Ouest de la ville de Nîmes dont les travaux devraient démarrer d’ici 2025 sous la forme in fine d’un partenariat public-privé »

« Ça dort un peu au Département ! » 

S’il n’est plus élu au Conseil départemental, Laurent Burgoa a encore « ses entrées ». Le regard qu’il porte sur la nouvelle présidente Françoise Laurent-Perrigot n’est pas des plus positifs : « Quand je l’ai connu en tant que présidente, elle prenait ses marques. Mais aujourd’hui, ça dort un peu au Département. Il n’y a pas trop de réunions. Avec Denis Bouad, il y avait une autre communication ». Et d’ajouter : « C’est dommage parce qu’il y a des beaux dossiers à mener dans le département comme la mise en place du schéma directeur d’eau potable. S’il n’y a pas la même ambition politique qu’avec le très haut débit, ça mettra notre agriculture en difficulté ». Ça tombe bien, le dossier du très haut débit était sous la houlette de Françoise Laurent Perrigot. À la présidente à présent de faire ses preuves. 

Ses relations avec le maire de Nîmes 

Si le temps atténue les blessures, sa défaite aux élections départementales reste amère. Élu sénateur, Laurent Burgoa a démissionné de la mairie avant de perdre contre toute attente les élections départementales. Aujourd’hui, le perdant estime qu’il n’a sans doute pas suffisamment bénéficié du soutien de sa famille politique. Avec le maire, les relations n’en restent pas moins cordiales. Difficile pour un sénateur de se mettre à dos le maire de la plus grande ville du Gard. Il vient de remettre à Jean-Paul Fournier la médaille du Sénat, à l’occasion de la fête pour la quatrième victoire aux municipales. Toutefois, Laurent Burgoa affirme : « D’un point de vue politique, le patron Les Républicains (LR) du Gard, c’est Franck Proust. »

Laurent Burgoa et Vivette Lopez font la paix  

Dans la course pour la tête de liste aux élections sénatoriales, Laurent Burgoa n'avait pas fait dans la dentelle. Le Nîmois avait raillé Vivette Lopez pour lui piquer le leadership de la liste. Finalement, l'élue sortante a été choisie par le parti, confortée par le soutien du président du Sénat, Gérard Larcher. Le temps de la campagne étant aujourd'hui terminé, les deux élus sont en paix. Mieux, ils s'entendent bien. « C'est vrai que l'on ne se voit pas trop, nous ne sommes pas dans les mêmes commissions. Mais une fois par mois, on communique ensemble à travers notre newsletter », informe Laurent Burgoa. Une preuve de leur naissante complicité.

Présidentielle : le choix de Xavier Bertrand 

« J’avais fait mon choix, mais j’attendais la décision de nos adhérents ce week-end », indique Laurent Burgoa. Samedi, les militants LR ont décidé que le choix de leur candidat à la Présidentielle se ferait par congrès et non via une primaire. « Je soutiens Xavier Bertrand », poursuit-t-il. « C’est un élu qui représente les territoires, qui est gaulliste sociale. Valérie Pécresse a des qualités, mais elle est de la région parisienne et plus libérale. » Reste à savoir comment la Droite peut l’emporter ? « Nous verrons mais c’est vrai qu’il nous manque un chef… Ne voyez pas dans ma réponse une critique envers Christian Jacob, le président du parti qui a fait le job. » Enfin, un autre Nîmois a fait ses choix, le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier qui, lui, préfère soutenir Michel Barnier. 

Abdel Samari et Coralie Mollaret 

 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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Un commentaire

  1. Un déjeuner payé pr le contribuable dans le restaurant d’un repris de justice poar un sénareur qui a dormi pendant un an offert à la presse. C’est la France d’Aujourd hui et on s’étonne de voir 11% des français de voulir voter pour un polémiste doué certes mais aux idées un peu courte.

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