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NÎMES Pas encore de signature du contrat de sécurité intégrée pour la Ville

Jean-Paul Fournier sur le plateau de Bonsoir le Gard
La police municipale ne suffit plus... (Photo d'illustration Anthony Maurin).

Le maire de Nîmes estime que la faiblesse des engagements pris pour l’instant par l’État en termes d’effectifs ne garantit pas assez le renforcement de la sécurité des Nîmois.

Depuis plus d’un an, Jean-Paul Fournier alerte les hautes instances de l’État sur l’augmentation des infractions en matière de stupéfiants et de violences urbaines perpétrées sur Nîmes. Il s’est rendu à Paris en octobre 2020, puis a convié Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, à Nîmes en mars dernier. Jean-Paul Fournier a proposé au locataire de la place Beauvau d’entamer des discussions pour signer un "contrat de sécurité intégrée", avec à la clé un renforcement significatif du nombre de policiers nationaux présents à Nîmes.

Depuis le mois de mars, les services de l’État dans le département, comme ceux de la ville de Nîmes, se sont fortement impliqués pour élaborer ce document abordant la sécurité, bien entendu, mais aussi la justice, la prévention de la délinquance, l’éducation, la politique de la ville ou la lutte contre la radicalisation…

Encore négocier avant de signer

Étant arrivés à un réel consensus sur tous les points, les deux parties n’arrivent pas à tomber d’accord sur l’octroi d’effectifs supplémentaires de la part l’État. Jean-Paul Fournier regrette que, malgré des efforts budgétaires sans précédent initiés par la Ville avec l'augmentation des effectifs de police municipale et du nombre de caméras de vidéosurveillance ainsi que l'amélioration de l’équipement des policiers, l’État ne fasse pas plus d’effort en matière de sécurité. Sur les 50 policiers demandés en 2021, 14 ont été annoncés en tout et pour tout.

"Il semblerait que les bons élèves en matière de sécurité ne soient pas récompensés à la hauteur de leur implication", condamne Jean-Paul Fournier. Et le maire de Nîmes de préciser : "Aujourd’hui, les conditions d’une signature d’un contrat de sécurité intégrée ne sont pas remplies. J’appelle l’État à revoir sa copie. Nous avons besoin d’efforts concrets pour faire face à de nouvelles formes de grande délinquance liées au grand banditisme et au trafic de drogue, mais aussi à des incivilités qui nuisent au quotidien du plus grand nombre des Nîmois. La sécurité est plus que jamais une priorité de la mandature. Le Premier ministre, lors de notre entretien à Nîmes avant l’été, avait été volontaire pour signer ce partenariat, j’en appelle à sa détermination pour que des avancées soient proposées et que les Nîmois puissent bénéficier des engagements de l’État sur tous les aspects du contrat".

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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