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FAIT DU JOUR Enfin en réussite, le Nîmes Olympique se relance sans rassurer

Les Crocos l'ont emporté ce samedi après-midi à Sochaux (©PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/Lionel VADAM[Photo via MaxPPP])
Yassine Benrahou a retrouvé le chemin des filets contre Sochaux. (Photo archives Anthony Maurin)

En s’imposant à Sochaux (0-1), le Nîmes Olympique a rompu une série de neuf rencontres sans succès et s’est évité de passer la trêve internationale dans la zone de relégation. Si cette victoire donne clairement un bol d’air salvateur aux hommes de Pascal Plancque, désormais 13e, leur prestation est insuffisante pour parler de véritable rebond. 

« S’il y a une équipe qui méritait de l’emporter, c’était Sochaux. » Lucide en conférence de presse, Pascal Plancque ne s’y trompait pas. Sur l’ensemble du match ce samedi, son équipe a été dominée, ballottée même sur certaines séquences de la première période. Mais avec de la solidarité et pas mal de réussite, elle est miraculeusement parvenue à laisser passer l’orage doubiste avant de rééquilibrer les débats après la pause.

En y regardant de plus près, on a sans doute retrouvé une partie des ingrédients qui ont rendu possible le bel été des Crocos. Un grand gardien d’abord, avec la prestation fantastique de Bratveit, de retour de blessure et qualifié de « frère de Jésus-Christ » par son entraîneur après la rencontre. À Bonal, le portier norvégien – qui était l’un des meilleurs de Ligue 2 en août – a repoussé les sept tentatives cadrées des Lionceaux, réalisant plusieurs parades réflexes impressionnantes. Et comme en début de saison – lors du triptyque à Valenciennes (0-3), contre Pau (0-0) et à Dunkerque (0-2) – il a été sauvé par ses montants.

Benrahou le « Monsieur plus » des Crocos

Alors que les Nîmois avaient souvent cédé sur la première occasion de leurs adversaires lors des dernières rencontres, rien ne semblait cette fois pouvoir leur arriver. L’explication ? Il n’y en n’a pas vraiment. « Dans le football, il y a une part d’irrationnel que l’on ne maîtrise pas, a justement fait remarquer Pascal Plancque après la rencontre. La marge est très fragile entre une victoire et une défaite. » 

Au Nîmes Olympique, cette marge s’appelle souvent Yassine Benrahou. Véritable facteur X du début de saison, le meneur de jeu des Crocos a été décisif pour la 10e fois sur les 17 buts de son équipe. Une petite délivrance pour celui qui ne l’avait plus été depuis un mois et demi et la réception d’Amiens (3-3). Critiqué pour ses prestations souvent décevantes ces dernières semaines, Benrahou a démarré la rencontre très timidement. Mais comme à chacun des succès nîmois en 2021/2022, c’est l’un de ses coups de patte qui a fait la différence.

Pour autant, cet excellent résultat en terre sochalienne ne doit pas occulter la prestation d’ensemble une nouvelle fois très médiocre des hommes de Pascal Plancque. Alors qu’ils avaient régulièrement eu la possession lors de leurs derniers matches, ils ont cette fois dû laisser le ballon à un adversaire bien supérieur collectivement. Et s’ils ont tenté de contenir les assauts des locaux avec un bloc bas et fait preuve d’une plus grande solidarité que les semaines précédentes, leur première période s’est révélée catastrophique en ce qui concerne l’utilisation du ballon sur les phases de transition.

Plus à l’aise sans la possession

À chaque bon pressing réalisé, une erreur technique est venue ruiner les espoirs d’attaque rapide nîmoise. Sur le plan défensif, on est là aussi assez loin de la perméabilité affichée en début de saison. Malgré une évidente bonne volonté, de nombreuses erreurs individuelles et une mauvaise communication parfois criante entre ailiers et latéraux ont trop souvent mis en danger l’équipe.

Après la pause, Nîmes a délaissé ses relances courtes stéréotypées pour un jeu plus direct. « On a arrêté d’essayer de repartir systématiquement de derrière et de subir la pression de Sochaux », a souligné Pascal Plancque en conférence de presse. Un changement de style salvateur que les Crocos seraient sans doute bien inspirés de rééditer tant leurs tentatives de sorties de balle se sont révélées contreproductives dernièrement. En manque de confiance, les Nîmois ont trouvé leur salut par un jeu simple, souvent vertical, avec beaucoup d’agressivité dans les zones médianes.

Enfin, sur le plan mental, ce groupe au sein duquel on a souvent pointé un manque de leaders a fait preuve de belles ressources ce samedi. Contrairement à certaines fois cette saison, les Crocos ont montré qu’ils étaient capables de tenir un avantage sous une forte pression. « On est encore convalescents, mais on est sur le bon chemin », a conclu Pascal Plancque en conférence de presse d’après-match. Après avoir touché le fond et tenté de creuser encore plus profond, le Nîmes Olympique a peut-être entamé à Sochaux une lente remontée. Mais la surface est encore loin et il faudra montrer un autre visage pour véritablement sortir la tête de l’eau.

Boris Boutet

 

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