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UZÈS La Yegros en concert à l’Ombrière : « Ce que j’aime, c’est mélanger différents styles »

La Yegros sera en concert à Uzès le 27 novembre (Photo : Guilhem Canal)

La chanteuse argentine Mariana Yegros, dite La Yegros, sera en concert le 27 novembre prochain à l’Ombrière d’Uzès, avec sa musique métissée, entre folklore sud-américain et styles modernes, comme l’électro et le rap. La reine de la nu cumbia a décidé de ne pas choisir entre tradition et modernité, et promet de faire bouger l’Ombrière. 

Objectif Gard : Votre musique est entre tradition, avec la cumbia, et la modernité, avec l’électro. Selon vous, faut-il dépoussiérer cette musique traditionnelle, la moderniser ?

La Yegros : Oui, je suis de Buenos-Aires, une grande ville où on écoute beaucoup de musique moderne, et j’ai ma famille qui est de Misiones (au nord de l’Argentine, ndlr), où on écoute beaucoup de musique traditionnelle, folklorique, et je pense que c’est mon histoire qui m’a donné l’envie de faire le mélange entre la musique électronique et traditionnelle. Pour moi c’est naturel, organique. Et en le faisant, je me suis rendue compte que pour le public c’est aussi une approche pour écouter la musique traditionnelle qu’il n’aurait peut-être jamais écouté. Et pareil pour ceux qui écoutent de la musique traditionnelle et pas de la musique moderne, c’est une manière d’approcher une culture. Pour moi, tout ça s’est passé de manière naturelle. 

C’est une affaire de métissage, la cumbia est déjà très métissée à la base. 

Oui, il y a la cumbia, mais aussi le chamamé (un genre de musique traditionnelle qui compte l’accordéon et la guitare comme instruments principaux, ndlr) ou le carnavalito (qui fait appel à des instruments à vent traditionnels comme la quena ou le siku, ndlr), des rythmes traditionnels, qui avec le mélange de l’électronique donnent une sonorité plus moderne. 

Autant de musiques que vous adaptez avec différents registres donc, on a parlé de l’électro, mais il y a aussi le rap, vous avez sorti une collaboration avec le groupe nîmois VSO en 2018.

Ce que j’aime, c’est pouvoir m’approcher de différents styles, de différents rythmes, avec un point vue moderniste. J’habite à Montpellier, VSO m’avait appelée pour faire une collaboration, nous sommes voisins. C’était une opportunité de faire de la musique ensemble, pas loin, de pouvoir se rencontrer. Je n’avais jamais fait de rap, c’était une bonne opportunité de m’approcher de cette musique. 

Vous travaillez sur un nouvel album, pouvez-vous nous en dire un peu plus ? 

En 2019 nous avions fait la présentation de notre dernier album, Suelta, et nous sommes en train de préparer le quatrième album. Je suis partie en Argentine, car l’équipe, mon producteur et notre compositeur aussi habitent en Argentine, pour commencer à travailler ce prochain album. 

En tant qu’Argentine, que retenez-vous de 2021 ? La victoire de l’Albiceleste en Copa América ou le transfert de Lionel Messi au Paris-Saint-Germain ? 

(Rires) J’aime beaucoup le football, et je dois dire que la présence de Messi en France, à Paris, a été un moment très spécial, c’est vrai. 

Propos recueillis par Thierry Allard

La Yegros + Cocanha, le samedi 27 novembre à 20h30 à l’Ombrière de la Communauté de communes du Pays d’Uzès, à Uzès. Tarif plein 25 euros, réduit 20 euros. Réservations ici. 

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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