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NÎMES L’élève policier agresse violemment un inconnu dans la rue

(Photo d'illustration : Anthony Maurin)

Il ne fallait pas se trouver sur son chemin cette nuit-là. Il est un peu plus de 3h du matin le 8 juillet dernier lorsque des élèves gardiens de la paix quittent très alcoolisés l’école de police et décident de déambuler dans les rues de Nîmes.

Il est 3h02 précisément et les caméras de vidéosurveillance de la ville de Nîmes enregistrent en direct, au pied des arènes, une agression. Un des deux élèves policiers se déchaîne sur une personne qui marchait à proximité et lui adresse sans aucune raison un coup de poing au visage. La victime surprise face à cet assaut essaie de fuir, mais l’élève gardien de la paix, poursuit sa victime qu’il ne connaît pas et la frappe à nouveau à plusieurs reprises sur la tête.

« Qu’est ce qui vous a pris de vous jeter sur ce monsieur qui n’a rien fait, qui ne vous a rien dit », s’étonne ce lundi le président du tribunal correctionnel, Jérôme Reynes. Le prévenu répond à la barre tout penaud :  » Je n’ai pas d’explications valables. Je ne sais pas encore aujourd’hui ce qui m’a pris, trop d’alcool. » Le mis en cause risque très gros professionnellement lors de cette audience.

« Vous l’avez poursuivi alors qu’il essayait d’échapper aux coups. Vous le rattrapez, vous lui faites un balayette et vous le frappez à nouveau« , complète le président Reynes. Il lui administre même un coup de pied à la tête alors qu’il est à terre. La victime sera évacuée aux urgences du CHU. Hospitalisée, elle se verra prescrire une ITT de 4 jours.

 » Les faits sont incontestables et nous avons la vidéo. Il y a plusieurs scènes de violence. Une agression sans aucun motif. Il s’agit de faits inacceptables d’autant que vous avez un devoir d’exemplarité, » souligne la  vice-procureur qui réclame 6 à 8 mois avec sursis, mais qui refuse que la sanction soit exclue du B2, c’est à dire qu’elle ne figure pas sur le bulletin numéro 2 du casier judiciaire. Si les réquisitions sont suivies par le tribunal, le mis en cause pourra dire adieu à sa carrière dans la police, pour l’instant il n’a eu qu’une suspension administrative de 4 mois.

« Sur un apparent petit dossier, vous avez une décision lourde de conséquences sur la vie de cet homme, plaide son avocat qui souhaite lui une exclusion du B2. Et demain, car tout le monde attend la décision du tribunal. Il doit passer devant une commission administrative qui va décider s’il reste ou pas dans la police. C’est votre décision qui va faire la différence. On ne va pas briser une carrière sur l’erreur d’un soir », poursuit son conseil.

Le tribunal a décidé de le punir ce jeune, âgé d’une vingtaine d’années, à 6 mois de prison avec sursis pour ces violences. Par contre, cette sanction ne sera pas inscrite sur le casier numéro 2. Un condamné qui va maintenant tout faire pour être titularisé dans la police.

Boris De la Cruz 

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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Un commentaire

  1. Super, encore un type violent dans les rangs de la police, ça manquait ! Il n’a pas sa place là-bas, qu’il aille plutôt consulter un psy et qu’on le tienne éloigné de tout domaine où il pourra avoir accès à des armes et à une position d’autorité.

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