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FAIT DU SOIR La ministre donne le coup d’envoi du Nouveau programme national de renouvellement urbain

La ministre Emmanuelle Wargon, ce matin au Chemin-Bas d'Avignon (Photo Anthony Maurin)
La ministre Emmanuelle Wargon, ce matin au Chemin-Bas d’Avignon (Photo Anthony Maurin)

La ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement Emmanuelle Wargon était à Nîmes et à Alès aujourd’hui pour signer les conventions du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). À la clé : des millions pour les projets visant à rénover les quartiers. 

Grève SNCF oblige, ce n’est pas par le train que la ministre est arrivée dans le Gard ce matin mais bien en avion. Après un point sur les travaux du Chemin-Bas d’Avignon, une déambulation dans les rues du quartier encore endormi en cette matinée de décembre, Emmanuelle Wargon et son cortège ont pu parler avec des habitants avant de signer la convention tant attendue.

À Nîmes, trois quartiers pourront bénéficier de 470 millions d’euros d’investissement dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain, le Mas de Mingue, Pissevin-Valdegour et Chemin-Bas d’Avignon-Clos d’Orville. D’ici 2024, 1 117 logements locatifs sociaux dégradés seront démolis, 558 seront reconstruits sur le territoire nîmois dont 115 au sein de ces quartier. 831 logements seront quant à eux réhabilités et 713 logements locatifs sociaux seront « résidentialisés ». Les aménagements urbains, les copropriétés dégradées, les dispositifs hydrauliques, le commerce et l’immobilier économique auront aussi toute leur place dans le vaste projet.

La ministre Emmanuelle Wargon, ce matin au Chemin-Bas d’Avignon (Photo Anthony Maurin)

Voilà pour le projet, place au symbole, avec une signature au sein du Chemin-bas d’Avignon. « J’ai milité pour que la signature se fasse ici, dans ce quartier que je connais et au sein duquel j’ai vécu quelques années, lancera le maire Jean-Paul Fournier. C’est un quartier attachant qui fait partie intégrante de Nîmes, nous nous sommes engagés dans une dynamique de renouvellement urbain et cette signature arrive enfin. » Un maire qui pose les grands enjeux derrière la rénovation urbaine : « il s’agit de donner les mêmes chances et les mêmes conditions de vie à tous les Nîmois mais je ne suis pas dupe car tout ne sera pas suffisant quand on parle de mixité, de sécurité ou de pauvreté. Nous voulons redonner un coup de souffle grâce à la rénovation urbaine afin que les habitants puissent à nouveau vivre dans la tranquillité et la sérénité. »

Le Chemin-Bas d’Avignon (Photo : Anthony Maurin)

Si le chemin est encore long pour rénover ces quartiers, il l’a aussi été pour aboutir à cette signature. Ainsi, le président de Nîmes métropole Franck Proust rappellera qu’« il aura fallu six ans pour en arriver à cette signature… Cela marque l’action publique mais aussi son temps long. » Le temps d’un compagnonnage entre les différentes parties : État, collectivités locales, bailleurs sociaux ou encore l’Agence nationale de la rénovation urbaine, dont le président Olivier Klein était du voyage dans le Gard. « Vous vous débrouillez bien ici ! », lancera-t-il aux élus, avant que la ministre ne déroule elle aussi un discours positif sur l’action menée à Nîmes : « Vous avez fait de belles choses avec la première partie du programme et j’ai entendu le message concernant la sécurité et notamment la sécurisation des chantiers de l’ANRU. Tout ce que nous faisons nous le faisons pour les habitants, c’est une source de fierté, un symbole… Un peu comme le club de foot du quartier qui joue demain contre une équipe de L1 en Coupe de France ! Les efforts paient ! »

« Dire c’est bien, faire c’est mieux »

Direction Alès pour la deuxième partie de la visite, et plus précisément le quartier de la Rénovation, en bordure du centre-ville. L’axe principal du quartier, la grand’rue Jean-Moulin, qui compte 1 500 logements sociaux et 500 logements en copropriété, va se métamorphoser dès le début de l’année avec la destruction de la dalle, une plus grande végétalisation ou encore la suppression de box de parking pour laisser la place à des commerces. Bref, « on dégoudronne », résume le maire Max Roustan, pendant que 411 logements sociaux seront réhabilités dans le quartier.

Le président d’Alès Agglo Christophe Rivenq et le maire d’Alès Max Roustan en pleine présentation du projet de rénovation urbaine du quartier de la Rénovation à la ministre Emmanuelle Wargon et au président de l’ANRU Olivier Klein, ce vendredi après-midi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La rénovation urbaine passera également par le Faubourg du Soleil, Rochebelle, les Cévennes et les Près Saint-Jean. 139 millions d’euros de travaux concernent cette tranche 2021-2024, dont 52 millions de subventions et de prêts de l’État via l’ANRU, 60 millions mis par Logis Cévenols, 18 millions par Alès Agglomération, 6,5 millions par la Ville ou encore 1,7 million par la Région. « C’est un très gros chantier qui s’ouvre », lancera le maire, qui voit dans cette opération aussi l’opportunité de « terminer l’aménagement du coeur de ville. »

La ministre a visité le quartier de la Rénovation, à Alès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Aujourd’hui, beaucoup d’habitants nous demandent de passer aux travaux », relèvera pour sa part le président d’Alès Agglomération Christophe Rivenq, ce qui sera fait en début d’année, « mais nous avons déjà avancé grâce à la préfiguration », rappellera l’élu. Et Christophe Rivenq le martèlera : « la rénovation urbaine, ça fonctionne. » Un propos partagé par les représentants du Département et de la Région, avant que, comme à Nîmes, Olivier Klein et la ministre ne félicitent les élus locaux pour leur action sur la première phase de la rénovation urbaine. Le premier jugera même ce programme ANRU1 « exemplaire. » 

« Dire c’est bien, faire c’est mieux, affirmera ensuite Emmanuelle Wargon. Aujourd’hui est un jour où les promesses sont tenues. » Et la ministre de souligner la cohérence du projet alésien et son aspect « attractif, vivant ». Une attractivité revendiquée par Christophe Rivenq, l’Insee lui ayant apporté aujourd’hui une bonne nouvelle : « le recensement 2022 montre qu’il y a cette année 1 035 nouveaux habitants à Alès, c’est 2 % de croissance, nous sommes 42 500 habitants. »

La convention NPNRU d’Alès signée (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Alors pour battre le fer tant qu’il est chaud, les élus alésiens ont poussé pour obtenir une petite rallonge sur la rénovation urbaine, trois fois rien, 3 millions d’euros. « Il y aura une clause de revoyure », leur répondra la ministre, avant d’évoquer « une prime à ceux qui font, et vous êtes bien partis. » 

Anthony Maurin (à Nîmes) et Thierry Allard (à Alès)

Thierry Allard

34 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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