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BOUILLARGUES L’association Rasem au soutien des enfants sourds au Burkina Faso

Grâce au Rasem, les enfants malentendants sont scolarisés (Photo DR)
C’est dans la ville de Bobo-Dioulasso que le Rasem intervient (Photo DR)

Réseau d’aide et de soutien aux enfants du monde (RASEM), une association basée à Bouillargues, travaille depuis 2012 à aider à la communication entre parents et enfants sourds ainsi qu’à l’insertion scolaire de ces enfants, d’abord en France et dernièrement à l’étranger, au Burkina Faso. 

Animée par des bénévoles issus de différents milieux professionnels (médecins, orthophonistes et directeur de centre social), l’association Réseau d’aide et de soutien aux enfants du monde (Rasem) située à Bouillargues, réalise depuis maintenant plusieurs années des ateliers visant à aider les jeunes enfants sourds. Des ateliers de communications mensuels ont été développés en relation avec près de 119 familles gardoises pour les aider au quotidien à améliorer leur relation avec leurs enfants. Les bénévoles de l’association donnent également des conférences auprès d’enseignants et d’étudiants. Dès 2012, ils ont sensibilisé plus de 70 étudiantes de la faculté de médecine de Montpellier à la communication bienveillante grâce à la mise en place d’ateliers aidant dans l’accueil des patients.

L’association bouillarguaise vise aujourd’hui plus grand en contribuant à l’insertion scolaire des enfants sourds au Burkina Faso. Sur ce projet, le Rasem est venue rejoindre l’association Paul Bouvier, basée à Saint-Hippolyte-du-Fort, qui travaille sur place depuis plus de 15 ans par l’intermédiaire de Pierre Calvin. Cela a permis à une centaine d’enfants âgés de 6 à 13 ans d’être inscrits en école primaire et secondaire à Bobo-Dioulasso, capitale économique du pays.

Les enfants bénéficient d’une prise en charge globale, à savoir au niveau médicale, paramédicale, pédagogique, éducatif et sociale. Chaque classe fonctionne avec un système de binôme, un enfant entendant et un enfant sourd. Pour l’année 2022, l’association Rasem souhaite avoir la possibilité de construire et d’ouvrir de nouvelles classes à destination des enfants sourds ainsi que de continuer l’accompagnement des élèves dans le secondaire.

Travailler sur l’insertion professionnelle

« On se pose aussi la question sur l’insertion professionnelle : comment se passe l’entrée dans le monde du travail pour les sourds ? Notre mission est aussi d’améliorer leur intégration », explique Farid Bouziane, président de l’association Rasem et également directeur du centre social Simone-Veil de Nîmes sur le quartier Valdegour, qui retourne au Burkina Faso début mars. Pour avoir des axes de travail, une enquête préliminaire a été menée afin de déterminer comment se déroule l’inclusion professionnelle des personnes malentendantes au Burkina Faso en leur permettant de témoigner de leur trajectoire professionnelle. Pour leur permettre d’entrer au mieux dans la vie active, l’objectif est d’abord de les intégrer dans le milieu scolaire. 

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