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ALÈS Après 10 jours de mobilisation, les grévistes de Bonnefon affinent leurs revendications

Les salariés grévistes de Bonnefon soutenus par la CGT. (Photo Corentin Migoule)

Voilà déjà dix jours ce vendredi qu’une partie des salariés de la Nouvelle clinique Bonnefon est en grève. Mobilisés pour obtenir les moyens de « bien travailler pour pouvoir bien soigner », les grévistes ont affiné leurs revendications avec l’appui de la CGT. 

Quiconque a emprunté l’avenue Carnot en voiture ce vendredi matin s’est enlisé parfois plusieurs minutes dans les bouchons. Si le flux a fini par se réguler naturellement, la distribution de tracts aux automobilistes opérée à la volée par les militants de la CGT a nécessité l’intervention de la police nationale sur place, laquelle a, avec courtoisie, invité ces derniers à la plus grande prudence.

Car après 10 jours de grève devant la Nouvelle clinique Bonnefon d’Alès, propriété du groupe Elsan depuis deux ans (relire ici), la trentaine de salariés mobilisée a reçu un soutien encore plus marqué de la CGT ce vendredi, par l’intermédiaire de l’Union syndicale départementale. Jusqu’ici, les clameurs des salariés grévistes, lesquels dénonçaient « la pression patronale constante » et contestaient le licenciement « abusif » d’un infirmier du bloc opératoire, se sont heurtées au silence de la direction.

Des revendications qui gagnent en précision

Moins habitués aux manœuvres sociales que leurs voisins du centre-hospitalier d’Alès, les grévistes de Bonnefon, bien que portés par leurs représentants syndicaux CGT et FO, vivent en effet leur première grande manifestation depuis 20 ans. Un manque d’expérience en la matière qu’a jugé bon de compenser l’Union syndicale départementale qui, par le biais de son secrétaire général, Bruno Rivier, a tenté de jouer la carte de la médiation, en vain.

Refoulé par le directeur de la clinique alésienne après avoir essayé d’être entendu, le dernier nommé a regagné le piquet de grève. Bruno Rivier avait pourtant des propositions concrètes à lui soumettre. « On a décidé d’aider le personnel gréviste en recentrant les revendications », justifie secrétaire général de l’UD CGT du Gard, qui réclame « la mise en place d’un pool de remplacement » pour répondre aux absences, l’augmentation du point d’indice des salariés à 7,60 euros, équivalent à « la moyenne pratiquée au sein du groupe Elsan« , ce qui n’aurait « rien d’insurmontable ».

L’augmentation de la prime Ségur à hauteur de 100 euros pour l’ensemble du personnel, l’arrêt de l’ensemble des procédures disciplinaires et de « toutes les pressions » figurent aussi au rang des réclamations. « En réalité, ce qui guide les grévistes, c’est d’obtenir simplement les moyens de bien travailler pour pouvoir bien soigner », synthétise Bruno Rivier. Et d’ajouter : « Depuis le rachat, le groupe privilégie les dividendes aux actionnaires au détriment des soignés et des soignants. Ça ce n’est plus possible ! »

Corentin Migoule

 

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