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FAIT DU SOIR Claude Cerpédès, maire de Saint-Martin-de-Valgalgues : « Arnaud Bord sur la 4e et Sylvain André sur la 5e, voilà mon ticket »

Claude Cerpédes maire des Saint-Martinois depuis 2014. (Photo Corentin Migoule)
Claude Cerpédes maire des Saint-Martinois depuis 2014. (Photo Corentin Migoule)

Maire de Saint-Martin-de-Valgalgues depuis 2014, Claude Cerpédès administre une commune de 4 500 habitants qui s’échine à ne plus être qu’une « ville dortoir ». La construction en cours d’une maison de santé, celle à venir d’un gymnase et la réhabilitation de l’école sont autant de projets qui vont y contribuer. Parce qu’il était candidat sur la 4e circonscription lors des élections législatives en 2017, l’édile communiste livre aussi un avis tranché sur son successeur. Entretien.

Objectif Gard : En novembre dernier, la pose symbolique de la première pierre de la future maison de santé pluridisciplinaire a constitué un véritable événement pour la commune (relire ici). Les délais seront-ils tenus ?

Claude Cerpédès : On a pris un peu de retard car le chantier s’est arrêté pendant un mois et demi en raison d’une pénurie de ferraille. On s’attend à une ouverture de la structure à l’automne prochain, mais il ne faut pas trop s’avancer.

Outre la maison de santé, quels sont les autres projets communaux qui vont s’amorcer ou s’achever en 2022 ?

Il y a d’abord la rénovation des vestiaires du stade qui va débuter. Il y en a quand même pour 750 000 euros. Et puis on procédera à la réhabilitation de l’école Henri-Polge à La Vabreille. C’est inscrit au budget 2022. L’appel d’offres sera lancé en avril et les travaux débuteront au deuxième semestre. On doit aussi s’atteler à la mise en accessibilité de cinq nouveaux bâtiments communaux, de sorte que d’ici 2024, tous nos bâtiments seront accessibles aux personnes à mobilité réduite comme l’exige la loi. Enfin, le gros projet de la mandature, c’est assurément la construction d’un gymnase sportif pour près de 2 millions d’euros. Ce gymnase est une nécessité car nous n’avons pas, à l’exception du dojo, de lieux couverts pour faire du sport. On va lancer les études au début de l’année 2023 et demander nos subventions en espérant la livraison du chantier en 2025.

Votre commune a longtemps été carencée pour ce qui à trait aux logements sociaux. Comment y avez-vous remédié ?

En trois ans, on a rentré 120 logements sociaux. En novembre 2021, avec le concours du bailleur social Logis cévenols, 66 logements ont été livrés dans la résidence du Moulin et sont pratiquement tous attribués. On a enfin pu atteindre nos 20 % de logements sociaux donc on n’est plus taxés par l’État qui sanctionnait cette carence à hauteur de 15 000 euros. On a aussitôt réinvesti cet argent avec la mise en place d’une prise en charge à hauteur de 30 euros par enfant, jusqu’à 14 ans, du paiement de leur licence sportive. Grâce à une aide de l’État dans le cadre du plan de relance, on a aussi passé la cantine à 1 euro depuis le 1er janvier pour les enfants au quotient familial le plus bas, tout en baissant le prix des repas pour les autres enfants. Au total, ça profite à presque 200 enfants chaque midi. Ça a été rendu possible depuis que l’Agglo nous a rendu la compétence scolaire.

En conseil communautaire, certains maires de l’Agglo s’inquiètent de la marge de manœuvre financière de plus en plus réduite des communes. C’est aussi votre cas ? 

Évidemment. À titre d’exemple, la nouvelle réglementation sur les parcs photovoltaïques impacte notre budget. À Saint-Martin, elle nous fait perdre 45 000 euros par an. Jusqu’à présent, TotalEnergies, qui possède les six hectares du parc photovoltaïque de la zone du Crès, payait une taxe foncière. 45 000 euros pour six hectares quand on a fait 14 milliards d’euros de bénéfices en 2021, ce n’était pas dramatique. Et pourtant ils ont une armée d’avocats qui est montée au créneau pour récupérer cette somme au prétexte que les pieux sur lesquels sont posés les panneaux sont enfoncés et non pas bétonnés. L’État juge donc qu’ils sont démontables et que TotalEnergies n’a pas à payer de taxe foncière, alors qu’on a un bail qui court pour 25 ans. Dans ces conditions, je me demande bien quelles communes vont s’engager pour avoir une ferme photovoltaïque. C’est encore un exemple où l’État fait peser ses contraintes sur les collectivités. C’est écœurant ! J’ai donc écrit au ministre Bruno Le Maire, à nos trois sénateurs du Gard et à la députée de la circonscription pour tenter de savoir comment l’État envisage le déploiement du photovoltaïque alors que les petites communes n’ont rien à en tirer.

On aurait pu vous imaginer sur la ligne de départ pour les Législatives sur la 4e circonscription, comme en 2017 (6,88% au premier tour). Finalement, c’est Paul Planque qui a remporté l’investiture communiste face à Jean-Luc Gibelin. Qu’en pensez-vous ?

Sans trop de forfanterie, en 2017, je pense que j’étais le mieux placé sur la 4e circonscription pour être le candidat communiste. Ça n’avait d’ailleurs pas fait débat. Cette année, Jean-Luc Gibelin semblait bien mieux placé que moi. C’est la raison pour laquelle j’avais proposé sa candidature dès le mois de septembre 2021. Je pense aussi que Jean-Luc Gibelin était largement le mieux placé pour le rassemblement de la Gauche. Il n’y a pas photo ! C’est quelqu’un qui laboure le terrain au-delà d’Alès. Il aurait apporté une certaine ouverture sur l’aile est de la circonscription jusqu’à Pont-Saint-Esprit. Il est aussi connu pour la réouverture programmée de la ligne Alès-Bessèges. Je pense que les militants ont fait une erreur. Quoi qu’il en soit, je milite pour une union de la Gauche la plus large possible. J’espère que Sylvain André sera le candidat de la Gauche sur la 5e circonscription qui est gagnable. Et sur la 4e, elle l’est aussi avec Arnaud Bord. Voilà mon ticket : Sylvain André d’un côté et Arnaud Bord de l’autre.

Propos recueillis par Corentin Migoule

Mais aussi : « À Saint-Martin, notre fierté de l’année 2021, c’est l’obtention de la deuxième fleur dans le cadre du label « Villes et villages fleuris ». Ça vient récompenser notre engagement depuis 2014 en faveur de l’élimination des pesticides et des produits phytosanitaires », savoure Claude Cerpédès.

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