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BEAUCAIRE Réhabilitation de la base nautique : pourquoi deux arbres ont-ils été abattus ?

Deux platanes ont été abattus mardi dernier, sur le Champ de foire à Beaucaire. (Photo : DR/)

Mardi 15 mars au soir, deux platanes situés sur le Champ de foire à Beaucaire, tout près de l’ancien bar Le Camargue, ont été abattus. La scène a été filmée par des témoins. Les vidéos postées sur les réseaux sociaux ont suscité la polémique.

Le calendrier est pour le moment respecté. Comme prévu, les travaux préparatoires pour le lancement du chantier de réhabilitation et d’extension de la base nautique de Beaucaire, ont été engagés en ce premier trimestre 2022. Une phase qui a démarré dans l’émotion après l’abattage de deux platanes, sur le Champ de foire, à proximité de l’ancien bar Le Camargue et du casino municipal, le mardi 15 mars en soirée. Des vidéos et des photos de la scène circulent sur les réseaux sociaux et certains commentaires font émerger quelques interrogations suspicieuses sur le fond et la forme d’une telle opération.

La forme d’abord et ces tronçonneuses que l’on voit en action au coucher du soleil. Le directeur de cabinet du maire de Beaucaire, Yoann Gillet, indique que « l’entreprise est libre de ses interventions » et que cette opération nocturne se justifiait « afin d’éviter la présence du public nombreux qui vient se promener à cet endroit. Il y avait en effet besoin d’un large périmètre de sécurité. »

Deux platanes ont été abattus mardi dernier, sur le Champ de foire à Beaucaire. (Photo : DR/)

En ce qui concerne le fond de cette affaire, parmi d’autres, Luc Perrin se dit « révolté par cette décision d’abattre deux magnifiques arbres sains et ne présentant aucune menace pour la population. Décision qui n’a fait l’objet d’aucune consultation des élus ou du public. » Dans un courrier adressé au maire Julien Sanchez, le conseiller municipal du groupe d’opposition Unis pour Beaucaire, réclame des explications et « une copie électronique de l’autorisation d’abattage de ces deux arbres établie par l’architecte des Bâtiments de France. » Et le même d’insister : « Au cas où vous ne disposeriez pas de cette autorisation, cette destruction d’arbres, dans le périmètre et zone de protection d’un monument historique, devra être considérée comme illégale. »

« Risques de déformation des dallages, de chute, de dépérissement »

Du côté de la municipalité beaucairoise on explique que « il y avait un risque de déformation des dallages à cause de la croissance des racines : risque de dégâts sur le bâtiment, déjà endommagé d’ailleurs par les arbres. À l’inverse, les nombreux passages d’engins lourds et travaux (notamment voirie et réseau divers) lourds autour des bâtiments pendant un an, auraient altéré la stabilité de l’arbre : risque de chute« . La mairie avance également un risque de dépérissement : « Ces arbres auraient également risqué d’être plus sensibles aux parasites et donc risque de propagation à d’autres arbres. »

Yoann Gillet poursuit ses explications en indiquant que « les documents d’urbanisme en vigueur ne permettent pas de déplacer le bâtiment » intégré au projet de développement de la base nautique. Ce dernier inclus, d’après le directeur du cabinet du maire, la plantation « de 75 arbustes et 42 arbres, dont deux très importants d’une hauteur 6 à 7 m et 40-45 cm de circonférence« . Rappelons que le chantier de réhabilitation et d’extension de la base nautique – désignée centre de préparation pour les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 en aviron et canoë-kayak – devra être terminé au mois de mai 2023 pour répondre au calendrier du comité d’organisation de Paris 2024.

Stéphanie Marin

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