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SAINT-JEAN-DU-GARD Les opposants à l’achat d’une ferme par la Légion étrangère lancent une pétition

Entre 40 et 50 personnes s'étaient réunies sous les arbres, à l'extérieur de l'espace Paulhan (photo François Desmeures / Objectif Gard)
Entre 40 et 50 personnes s’étaient réunies sous les arbres, à l’extérieur de l’espace Paulhan (photo François Desmeures / Objectif Gard)

Entre 40 et 50 personnes sont venues s’informer et partager leur opposition ce samedi, à l’espace Paulhan, à l’implantation de la Légion étrangère, en passe de racheter une ferme au pied de la Corniche des Cévennes. Sans pour autant blâmer les vendeurs qui ont cherché, trois ans durant, un agriculteur comme repreneur (*). 

Avant de clamer une opposition de principe, certains parmi les participants cherchaient avant tout à s’informer sur le projet. Ou à re-préciser certaines données, comme le fait que le couple vendeur avait cherché à vendre son bien trois ans durant, rencontrant 33 éventuels prétendants, sans succès. « Qu’est-ce qu’on fait nous ? », lance la première oratrice. « Est-ce qu’il y a des envies de s’y opposer, et comment ? », reprend un auditeur. « Le problème, c’est que la Safer (la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural, ndlr) ne joue pas son rôle », réagit une dame dans le public.

« On n’a pas toutes les réponses », ose l’un de ceux qui a lancé le débat. « Le couple a essayé plusieurs fois de vendre et il n’y arrivait pas », recadre une connaissance du couple vendeur. Le prix est en cause pour l’un des participants, bien que le montant annoncé par la Légion ne soit pas la somme touchée par les anciens propriétaires. Un autre intervenant rappelle tout de même que les quatre hectares agricoles devraient quand même garder cette vocation. « Oui mais la Safer a choisi de ne pas laisser le temps à Pascal Mira de réunir les fonds », précise une femme se disant amie des propriétaires, à propos du délai de cinq jours laissé par la Safer au projet porté par un éventuel agriculteur, lors de l’ultime commission d’attribution du 15 décembre.

L’une des instigatrices de la réunion, document de communication de la Légion en main, reprend les volets qui la préoccupent, comme le « combat à pieds en zone boisée » ou la production d’olives, « alors que je ne vois pas où sont les oliviers ». « Le fait que la mairie ne communique pas du tout là-dessus est un problème pour nous », lance-t-elle finalement, quand bien même la commune n’a pas de notes à jouer dans cette partition.

« Il faut bouger un peu plus la Safer »

Entre craintes irréelles et rappels à la raison, la réunion se poursuit sur les biais de la mobilisation éventuelle. « Il faut qu’on essaie de recentrer le problème et de trouver une solution, interpelle une autre dame. Je pense qu’il faut bouger un peu plus la Safer de façon à ce qu’elle travaille. » « Peut-être qu’on peut trouver un avocat ou des arguments, de façon à retarder au maximum la vente et trouver une autre solution », avance une autre participante, oubliant au passage le couple qui attend de vendre depuis plus de trois ans.

« Même si on ne fait que signer un papier pour dire que les habitants de Saint-Jean ne sont pas pour et qu’ils demandent des garanties, ce serait pas mal. » Chemin finalement pris par l’assistance qui s’orientait, en fin de réunion, vers la production d’une pétition sous le titre « Non à la militarisation de notre vallée cévenole ».

François Desmeures 

(*) https://www.objectifgard.com/2022/03/24/fait-du-jour-saint-jean-du-gard-la-legion-etrangere-en-passe-dacheter-neuf-hectares-au-pied-du-col-saint-pierre/

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