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FAIT DU JOUR Œufs, poules, cloches, pas de Pâques sans chocolat

La pâtissière Léa Chiari (Photo Norman Jardin)
Kadia Gauzy, la cacaotière de la rue Émile Jamais (photo Norman Jardin)

C’est l’incontournable du week-end. Comme le veut la tradition, les Français offrent des chocolats pour fêter Pâques mais aussi se faire plaisir. Les œufs, les cloches et les lapins garnissent depuis plusieurs jours les vitrines des chocolatiers gardois qui sont ouvert ce dimanche. Après deux années de crise sanitaire, il est temps de céder à la tentation des confiseries cacaotées. Alors que les industriels du chocolat connaissent des problèmes, les artisans de notre département sont prêts à satisfaire les plus gourmands.

Manger du chocolat c’est voyager et à la « cacaoterie Marius » (27 rue Émile Jamais à Nîmes) on voit du pays. Ici, on torréfie et fabrique du chocolat à base de fèves venant de Sao-Tomé, Côte-d’Ivoire, Equateur, Haïti, Madagascar mais aussi de Cabrières. « Cette année, les produits de Pâques sont confectionnés avec des fèves originaires du Congo », explique Kadia Gauzy.

Des fèves venues d’Afrique

Il vous en coûtera de 4.50€ pour 50 grammes de fritures à 30€ pour un ensemble poule-poussin-œufs de 350 grammes. La cacaotière confectionne des sujet traditionnel, mais les habituels lapins et poules ont vu arriver d’autres animaux comme les chouettes, les pingouins et les ours.  « J’ai voulu faire un peu plus original », souligne la Nîmoise qui rappelle que le période importante pour sa profession.

C’est la première fête de Pâques pour Léa Chiari et le lapin-boule (photo Norman Jardin)

Au 15B de l’avenue Franklin-Roosevelt (à Nîmes), la pâtisserie fine de Léa Chiari prépare sa première fête de Pâques. Là encore, il est difficile de résister à l’envie de gouter aux bon produits. Léa Chiari prépare un entremet spécial Pâques qui est vendu sur commande ou en boutique.

L’importance des réseaux sociaux

Mais il y a également le lapin-boule (14€) des œufs (18.50€ les 150 grammes). Des chocolats qui ont beaucoup de succès que les clients s’arrachent depuis trois semaines. Il faut dire que la pâtissière s’active sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de ses produits : « C’est primordial et j’aime faire vivre ces réseaux sociaux. »

Lucresse Courtin propose une Licorne en chocolat cette année (photo Norman Jardin)

La chocolaterie Courtin (5 place de la Bouquerie, à Nîmes) regorge de produits en chocolat de toutes les formes. Les clients ont l’embarras du choix. Après deux années rythmées par la crise sanitaire, les Gardois cèdent à la gourmandise : « On sent que les clients ont envie de se faire plaisir sans masque et sans interdiction », souligne Lucresse Courtin.

La Maison carrée et les arènes

La chocolatière laisse cours à son imagination : « J’adore créer, il faut se remettre en question tout le temps ». Il en résulte des petites barques, des nids et une licorne, la nouveauté cette année. Lucresse et son équipe rendent aussi hommage au patrimoine romain de Nîmes avec des reproductions de la Maison carrée et des arènes. Les clients y trouvent des chocolats pour toutes les bourses, de 17€ à 80€.

Le sujet licorne, grand succès cette année à la Maison Poulain. (Marie Meunier / Objectif Gard)

À la boulangerie-pâtisserie Poulain (Nîmes, Bagnols-sur-Cèze et Laudun-l’Ardoise), on ne manque pas non plus d’imagination. La grande tendance cette année ? Le sujet en forme de licorne. On peut trouver aussi des chocolats en forme de poissons, d’hippocampes, de nounours, de lapins… Il y a même un oeuf avec un nappage chocolaté pour un effet « momie » réussi. « Les jeunes garçons l’aiment bien celui-ci« , affirme Noémie Oleksy, gérante de la boutique bagnolaise. Tous les sujets sont garnis de fritures et de pralinés feuillantine avec enrobage. À 21€, on trouve aussi des oeufs floqués, très design et qui habillent très bien un centre de table.

L’oeuf « momie » plaît beaucoup aux jeunes garçons. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Mais la pièce la plus originale se trouve dans la boutique de Laudun-l’Ardoise. Il s’agit de Gary, un pingouin bleu de 2,5 kg en chocolat et entièrement garni. Il a fallu de nombreuses heures de travail à l’apprentie en BTM (Brevet technique des métiers) pour le confectionner. Si vous avez envie de le ramener chez vous, vous pouvez participer à la tombola. C’est 3€ le ticket et le gagnant sera tiré au sort la semaine prochaine.

Gary, phoque bleu, 2,5kg, entièrement en chocolat, est à gagner en jouant à une tombola à la boutique de Laudun-l’Ardoise. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Face à la cathédrale d’Alès, au 11 place Saint-Jean, le bien nommé Cédric Croix, qui préside aux destinées de sa Pépite des Cévennes, n’a pas sorti de nouveauté cette année. Mais deux murs de sa chocolaterie déclinent l’oeuf dans toutes ses nuances de couleurs, qui sont autant de goûts. « Cette année, j’ai fait beaucoup de chocolat blond », note l’artisan. Un chocolat blanc qui, chauffé, prend un subtil goût de caramel. « L’avantage de l’oeuf, c’est que sa forme autorise pas mal de décorations. » Loin des poules et oeufs certes, Cédric Croix décline surtout une nouvelle version de son mont Ricateau, le terril d’Alès, désormais parfumé à l’orange, en plus de la version framboise. Un délice à laisser fondre en bouche.

Cédric Croix, chocolatier de la Pépite des Cévennes à Alès (photo François Desmeures / Objectif Gard)

Aline Chay, 34 ans, a réalisé quelque 350 pièces en chocolat, auxquelles il faut ajouter les oeufs en nougatine, à l’occasion de ces fêtes de Pâques. Et à la veille de ce fameux week-end, le choix dans la vitrine était déjà bien réduit. « Cette année, ça marche fort« , commente la gérante de la boutique Aline Pâtisserie installée depuis un an le long de l’avenue Jean-Monnet à Beaucaire. Et de poursuivre : « Je pense que les rappels du « grand K » y ont joué. »

Aline Chay (à droite) et son apprentie, Alicia, dans la boutique Aline Pâtisserie à Beaucaire. (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

Aline se prépare à ces fêtes depuis le début du mois de mars. Pour réaliser ses gourmandises, la pâtissière a fait le choix du chocolat suisse, « moins sucré que d’autres« , justifie-t-elle. Et cette année, le chocolat blanc-caramel s’invite dans les fritures proposées en sachets individuels ou en garniture des différents sujets vendus entre 8 et 37,50€ en fonction du poids et de la taille : des oeufs bien sûr, mais aussi des nounours, des lapins, des ours, des poules, des écureuils etc. Elle y apporte sa petite touche personnelle, un dégradé de couleurs qui séduit au premier coup d’oeil. Aline Pâtisserie propose également un gâteau de Pâques en forme d’oeuf composé d’un biscuit macaron et d’une garniture vanille, fruits rouges et Ginger. Pour découvrir les créations d’Aline Chay, cliquez ici.

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