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LA RÉCAP’ J’y suis, j’y reste ! / Valérie et Véronique, même combat / Quoi de neuf docteur ?

Le président Les Républicains de Nîmes métropole, Franck Proust (Photo : Nicolas Dhombres)

Tous les samedis à 19h, Objectif Gard vous propose un rendez-vous sous la forme d’un flash-back sur les événements, petits ou grands, qui ont ponctué la semaine. C’est parti pour la Récap’ !

J’y suis, j’y reste ! Après moi le déluge. Le temps de la réflexion et de l’introspection n’aura pas trop duré chez Franck Proust. Quelques jours après avoir fait appel devant la Cour de cassation de sa condamnation à 15 000 euros d’amende, 12 mois de prison avec sursis et 5 ans d’inéligibilité infligée par la cour d’appel de Nîmes, le président de Nîmes métropole a rapidement mis fin à un inexistant suspense en déclarant qu’il se maintiendrait à la tête de la collectivité et qu’il n’avait nulle intention de démissionner de quelque mandat électoral que ce soit. Fort de l’innocence de ceux qui ne sont pas définitivement condamné – ce qui est le cas en l’espèce -, mais aussi du soutien collégial de (presque) tous les élus de Droite de l’Agglo nîmoise et de la Mairie de Nîmes, l’ancien député européen mais toujours secrétaire départemental des Républicains du Gard et élu à la ville de Nîmes entend bien faire valoir l’argument du délai non raisonnable de jugement d’une affaire vieille de 20 ans. Ce sera d’ailleurs le seul levier que pourront actionner ses avocats car, comme on l’apprend sous la plume de notre collègue Boris De la Cruz dans le numéro 42 d’Objectif Gard, le magazine (*) paru ce vendredi, les faits de « trafic d’influence » et les pratiques illégales d’entente dans cette affaire dite de la Senim sont parfaitement constitués et relevés dans les attendus circonstanciés des magistrats de la cour d’appel qui ne sont pas des perdreaux de l’année et que l’on ne peut décemment pas accuser d’en vouloir personnellement à Franck Proust. En faisant valoir par ailleurs qu’il n’y a eu aucun enrichissement personnel, ce dernier agite en trompe-l’œil le vieux chiffon du « responsable mais pas coupable ». Une égotique politique de la terre brûlée qui connaîtra forcément un terme quand la Cour de cassation rendra son arrêt définitif.

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Valérie et Véronique, même combat. Chez les élus Les Républicains, c’est devenu un tic, une manie. Après l’appel au peuple lancé par Valérie Pécresse pour mettre la main au portefeuille afin de combler le déficit abyssal de sa campagne présidentielle et rembourser 5 M d’euros, voilà maintenant que c’est l’élue nîmoise Véronique Gardeur-Bancel qui fait appel à la générosité publique des siens pour financer sa campagne pour les Législatives. Annoncée sur la 1ère circonscription du Gard,  représentante d’un parti qui n’a collecté que 3,72% au premier tour de la Présidentielle, l’infirmière libérale craint de ne pas pouvoir boucler son budget. À sa décharge, l’addition est sévère ! Il y a cinq ans, sa collègue Républicaine Pascale Mourrut avait par exemple dépensé 45 000€. Et l’entreprise s’annonce d’autant plus périlleuse et un peu casse-gueule que l’adjointe nîmoise en charge de l’Éducation et conseillère départementale et communautaire est loin de partir favorite face à la tenante du titre, Françoise Dumas (La République en marche) et selon toute vraisemblance Yoann Gilet (Rassemblement national). « Je n’ai pas encore été remboursée de ma précédente campagne pour les Départementales. Du coup, j’ai dû faire un emprunt personnel », justifie la candidate LR qui ajoute : « C’est une élection compliquée, j’ai besoin d’aide ! » Pour le coup on est bien d’accord avec son analyse. Que ce soit financièrement ou électoralement, en effet, c’est loin d’être gagné. Pour mémoire, le plafond des dépenses de campagne est fixé à 70 000 euros – quand même ! – et les candidats doivent obtenir 5% des suffrages pour se faire rembourser de leurs frais de campagne.

le Docteur Mounir Benslima, médecin légiste, chef de service au CHU de Nîmes et candidat aux élections législatives

Quoi de neuf docteur ? Plus connu pour ses activités de médecin légiste au CHU de Nîmes et d’expert auprès des tribunaux, Mounir Benslima est à deux doigts de se lancer dans la politique en candidatant aux prochaines Législatives. Et comme on n’a pas que des amis qui nous veulent du bien et que, par définition, l’on n’est toujours trahi que par les siens, ils sont nombreux dans son entourage à l’encourager dans cette démarche. Non encarté à un parti mais apparemment adepte d’un fouriérisme moderne et d’une sorte de socialisme utopique, l’ancien médecin de ville estime que  » l’on se retrouve aujourd’hui dans une véritable impasse politique, sociale, économique. Nous sommes au bord d’une rupture qui va nous emmener vers le précipice avec des extrêmes aux marches du pouvoir ». Sans dévoiler son programme dans le détail, en réclamant le retour de l’impôt sur les grandes fortunes et d’être lui-même plus imposé – « On doit plus prendre à ceux qui gagne de l’argent et plus reverser à ceux qui travaillent pour le SMIC. Il faut absolument redistribuer les richesses pour d’avantage d’égalité » -, l’ancien footballeur amateur fait valoir des idées qui devraient lui valoir la ferveur et le bulletin de vote des plus démunis mais pas forcément de l’establishment. Ce serait pourtant bien agréable qu’en dépit des réalités, le don-quichottisme, le désintéressement et une ardeur réformatrice puisse avoir droit de cité dans un débat politique qui aurait bien besoin de se réformer.

Philippe GAVILLET de PENEY

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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