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LE 7H50 de Shirine Boukli, judokate championne d’Europe : « Une étape de plus de franchie »

Shirine Boukli, judokate gardoise de 23 ans, a fait ses débuts au judo club d'Aramon. (Marie Meunier / Objectif Gard)
Shirine Boukli, judokate gardoise de 23 ans, a fait ses débuts au judo club d’Aramon. (Marie Meunier / Objectif Gard)

La judokate originaire d’Aramon, Shirine Boukli, a décroché vendredi le titre de championne d’Europe -48kg, à Sofia (Bulgarie). Une médaille qu’elle avait déjà remportée en 2020. Encore en Bulgarie ce dimanche soir, la Gardoise confie son ressenti après cette très belle victoire.

Objectif Gard : C’est votre deuxième titre européen. Que ressentez-vous ? 

Shirine Boukli : Beaucoup de joie ! Je suis très heureuse d’avoir réussi à renouveler ce titre. C’est quelque chose que je voulais, et une étape de plus de franchie. Je pense que c’est de bon augure pour la suite.

En finale, vous avez battu la Portugaise Catarina Costa sur waza-ari (quand l’adversaire chute sur le dos, NDLR). Racontez-nous comment s’est déroulé le match ? Aviez-vous déjà rencontré cette adversaire ? 

Je ne l’avais jamais prise en compétition, seulement en entraînement. Je connaissais à peu près le profil. Globalement, j’ai géré mon match. Elle était devant moi sur certaines attaques mais c’était davantage pour casser ma dynamique et mon Kumi kata (la saisie, NDLR). Je suis restée patiente, je ne me suis pas agacée. Je me disais qu’à un moment, ça allait passer, je suis restée sûre de moi. J’ai trouvé la faille en fin de match sur un Sumi-Gaeshi (une technique de projection, NDLR) au moment du sacrifice. Je n’ai pas douté de mon judo, j’étais vraiment dans l’ascendant.

Vous avez eu un tirage au sort plutôt favorable pour ce championnat d’Europe ? 

Pour ma demi-finale, j’ai pris l’Espagnole Figueroa qui est médaillée mondiale, contre qui j’avais perdu au championnat du monde l’année dernière. Mais je l’avais déjà battue deux fois. Je savais que ça allait peut-être être un combat difficile et il fallait que je sois plus intelligente qu’elle. Je connaissais mon judo par rapport au sien, j’étais très en forme ce jour-là. Elle m’avait battu la dernière fois, il fallait que ce soit mon tour. On est parties au golden score (avantage décisif, NDLR), j’étais un peu gênée par son Kumi kata mais je n’ai pas paniqué. J’ai fait deux belles attaques qui n’ont pas abouti mais j’avais trouvé le bon rythme. Elle fait une attaque que j’esquive et je profite de son déséquilibre pour marquer ippon au golden score.

Qu’est-ce qui a fait la différence pour décrocher cette médaille d’or ?

C’est difficile à dire. Mais je pense que j’ai été opportuniste quand il fallait, j’étais préparée, j’avais vraiment envie de cette victoire. En début d’année, j’ai gagné le Grand Slam de Tel Aviv, j’étais dans une bonne dynamique. J’étais en mode « je veux gagner et avec la manière« . Je n’ai laissé aucune chance à mes adversaires pour s’exprimer.

Dans quel état d’esprit vous trouviez-vous ? Il y avait certes la bonne dynamique de Tel Aviv, mais aussi une certaine pression après des Jeux Olympiques décevants ? 

Je souhaitais me sentir pareille qu’à Tel Aviv, j’ai fait en sorte de l’être : d’avoir ce jus pendant les matchs. Cette année, mon objectif est d’être présente là où il le faut, c’est-à-dire en championnat.

Quelle est la prochaine grande date ?

On attend les sélections. Si tout va bien, j’espère faire les championnats du monde en octobre à Tachkent, en Ouzbékistan. C’est le prochain gros objectif de l’année.

Propos recueillis par Marie Meunier

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