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ALÈS Michel Sala et la Nouvelle union populaire réunissent la Gauche et 200 personnes à l’espace Cazot

(Photo François Desmeures / Objectif Gard)
Michel Sala à la tribune. Au premier plan, en chemise à carreaux, Irène Lebeau (photo François Desmeures / Objectif Gard)

Membre de la France insoumise et investi, avec Irène Lebeau comme suppléante, par la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), le maire de Saint-Félix-de-Pallières s’est placé du côté des populations qui souffrent, en égrenant des mesures du nouveau programme commun.

À part lors de quelques meetings locaux d’élections moins prestigieuses, il n’était pas commun de voir ces dernières années, comme ce vendredi soir à l’espace Cazot à Alès, presque toutes les composantes de la Gauche alésienne assises côte-à-côte sur une même estrade. L’engouement, s’il a à peine dépassé les 200 personnes, a même surpris les organisateurs qui ont dû rajouter des chaises avant que ne débutent les prises de parole.

Dernier à prendre la parole, formant un V entre l’index et le majeur, Michel Sala a dit, après tous les autres, son plaisir de voir toutes les forces réunies derrière la bannière Nupes. Il s’est dit conscient des « déchirements » qu’ont pu mener le retrait de candidatures « qui auraient pu être naturelles », comme celle de Sylvain André, maire communiste de Cendras, sur cette même 5e circonscription. Maire de Saint-Félix-de-Pallières – dont il a rappelé la mine qui pollue, pour des décennies encore, le territoire – il a brossé son parcours, « militant syndical dans le secteur bancaire pendant 40 ans » et conseiller des collectivités locales dans ce cadre. « J’ai conscience de passer de la gestion des affaires et du patrimoine communal à une fonction toute autre », a glissé le candidat, avant de souligner sa volonté de « restaurer le pouvoir législatif », d’introduire un référendum d’initiative populaire, de d’établir et d’encadrer « une définition stricte des prérogatives du Président de la République ». Il a promis de mettre « en oeuvre rapidement les réformes sociales et écologiques nécessaires », se félicitant que la dynamique de la Nupes a déjà « réussi à évacuer de la campagne électorale les surenchères xénophobes et à mettre sur le devant de la scène les urgences sociales et climatiques », pour lesquelles 300 propositions seront dévoilées ce week-end au niveau national.

Le maire de La Grand’Combe et vice-président du Département, Patrick Malavieille (photo FD / OG)

« Faire primer l’intérêt de la population sur celui de nos petites formations politiques »

« Des mois que les classes populaires nous demandent de nous unir, avait lancé Sylvain André en introduction des prises de parole. Nous sommes ici, avec Michel et Irène, pour gagner les législatives. » En soulignant, au passage, les traits communs du programme du PC et de la Nupes : « Retraite à 60 ans à taux plein, Smic à 1 400 €, blocage des prix », etc. Le maire de La Grand’Combe, Patrick Malavieille, a enjoint les militants et les ténors à « faire primer l’intérêt de la population sur celui de nos petites formation politiques » et les a exhortés, en élu rôdé, à « raccrocher chaque revendication à son territoire : quand on parle santé, il faut rappeler les difficultés du centre hospitalier d’Alès et de celui de Ponteils-et-Brésis ; quand on parle service public, il faut stopper le démantèlement des perceptions », etc.

Arnaud Bord, leader du PS gardois et candidat d’union sur la 4e circonscription, apportant son soutien à Michel Sala (photo FD / OG)

Le Vert Benjamin Deceuninck, candidat retiré lui aussi, a appelé « tous les écologistes à participer activement à cette campagne », quand Sébastien Espagne, de Génération(s), a souligné que son mouvement avait été créé « pour que les composantes de la gauche et les écologistes se parlent ». Le socialiste Anthony Alarcon a critiqué les éléphants de son parti « qui se trompent énormément », rappelant que la gauche, à l’Assemblée nationale au cours des cinq dernières années, avait « voté ensemble environ 80% des décisions », tout en remerciant Martin Delord et Katy Guyot de leur retrait, dans les 5e et 2e circonscriptions. Un retrait qui ne vaut pourtant pas soutien, dans les deux cas. Avant de lâcher, très applaudi : « On tourne la page Manuel Valls et la gauche irréconciliable. Et la page Hollande, qui avait commencé par la haine de la finance pour finir par la loi El Khomri et la déchéance de nationalité ». « J’ai retrouvé ma gauche, a ajouté, en écho, Arnaud Bord, candidat PS de l’union sur la 4e circonscription. Le camp progressiste n’est que de gauche », a ajouté le premier fédéral en retrait de ses fonctions, raillant le « ni de droite, ni de gauche » du parti d’Emmanuel Macron.

Enfin, Irène Lebeau, suppléante de Michel Sala et maire de Dourbies, syndicaliste à l’Office national des forêts dans sa vie professionnelle, a dit sa sensibilité aux problèmes environnementaux et rappelé l’importance du territoire agricole dans cette circonscription. « Notre travail est d’être associés aux décisions », a-t-elle lancé, dans une formule qui comprenait aussi bien son rôle de suppléante que celui des sympathisants.

François Desmeures

francois.desmeures@objectifgard.com

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