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FAIT DU SOIR L’éveil à la diversité linguistique et culturelle : un vrai jeu d’enfants

Marion Ghidaudo, Thibault Brackers de Hugo, les créateurs de Komunikado et leur fils Cléanthe. (Photo : S.Ma/objectifGard)

Découvrir les langues du monde en famille. Tel est le l’objectif de Marion Ghibaudo et Thibault Brackers de Hugo à travers leur jeu de société, Komunikado.

Les dès sont jetés. Marion, 43 ans et Thibault, 42 ans sont arrivés au bout de leur projet qui n’attend plus que de rencontrer son public. Ces deux-là possèdent un carnet de voyage bien fourni. Le goût de la découverte les a conduit aux États-Unis, en Chine, à Singapour ou encore au Brésil, en Inde, etc. Mais depuis un peu plus d’un an, le couple a posé ses valises à Nîmes, après un furtif passage à Montpellier.

De ces longues années passées à l’étranger, Marion et Thibault gardent bien sûr des souvenirs de rencontres, d’expériences de vie enrichissantes et constructives et ensemble, ils ont décidé de les partager. Non pas dans un livre, un guide ou un album photo, mais un jeu de société. L’objectif n’étant pas de raconter leurs voyages, mais ce qui en découle. « Nous voulons sensibiliser les enfants à la diversité culturelle, à l’altérité« , lancent les parents de Cléanthe, 2 ans et demi. Et cela à travers les langues.

Marion Ghidaudo, Thibault Brackers de Hugo, les créateurs de Komunikado et leur fils Cléanthe. (Photo : S.Ma/Objectif Gard)

Komunikado est un jeu de plateau composé de plusieurs personnages dont Gutenberg, Bi Sheng, Sacagawae, Louis Braille et d’autres. Les joueurs en choisissent un pour parcourir les continents, résoudre les énigmes et achever la construction de Kosmopolis, « ville du savoir ». Il suffit de lancer les dès pour connaître son épreuve parmi les six proposées : questions/réponses, mimes, devinettes…

Susciter l’intérêt de la découverte, de l’ouverture à l’autre

Attention, il ne s’agit pas de connaître toutes les langues présentées dans ce jeu pour pouvoir s’amuser, c’est d’ailleurs impossible, il y en a plus de 130. « Ce n’est pas un objet d’apprentissage linguistique, mais de l’interculturalité, pour susciter l’intérêt de la découverte, de l’ouverture à l’autre. Il est à la fois ludique et intuitif« , explique Thibault. Sans frontière, il est aussi très visuel, pour un impact rapide sur la mémorisation et la culture générale.

Le Komunikado. (Photo : TBH)

Cette ouverture à l’autre passe également par la déconstruction des clichés, des stéréotypes. Et il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour y être confrontés. « Et pourtant la France est un pays cosmopolite. S’intéresser à la culture de l’autre c’est avoir conscience de ce qu’il peut nous faire découvrir, insiste le couple. Et de poursuivre : « L’objectif est aussi de comprendre ce qu’il y a culturellement derrière ces langues et que cela suscite des échanges, un dialogue. »

Il aura fallu beaucoup de temps et de patience pour construire ce projet. Après plusieurs versions, le voilà donc fin prêt à se retrouver sur toutes les tables familiales, les étagères de bibliothèques, les bureaux d’écoles. Le couple est d’ores et déjà en contact avec des gérants de librairies indépendantes du côté de Bordeaux, Strasbourg et Montpellier, ainsi qu’avec des acteurs institutionnels. Ça bouge aussi du côté de Nîmes, le Carré d’art joue le jeu. Pour tout savoir sur le Kominukado, cliquez ici.

Stéphanie Marin

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