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FERIA D’ALÈS Alberto Lamelas en triomphe, Tibo Garcia avec les honneurs

Alberto Lamelas (Photo Anthony Maurin).
Alberto Lamelas a coupé deux oreilles (Photo Anthony Maurin).

Première corrida complète de la ganaderia Cuillé. Des toros bien présentés mais aux comportements divers et variés. Alberto Lamelas (oreille et oreille), Esau Fernandez (silence et silence) et Tibo Garcia (salut et oreille) ont assuré la partie devant des arènes bien remplies pour l’occasion.

Que ça fait du bien de revoir les arènes du Temperas, pleines ou presque, pour un week-end de l’Ascension devant une course française et des maestros qui donnent de leur personne à chacun de leur paseo alésien. Un mot d’introduction de Dominique Cuillé, ganadera veuve de Philippe, qui a repris la maison et qui est venue à Alès avec une première corrida complète pour le fer du Grand Badon.

Alberto Lamelas (Photo Anthony Maurin).

Premier en piste, Alberto Lamelas, lui, il a payé fort et à de multiples reprises le prix du sang pour toréer ici. Il est donc de retour en terre cévenole où il est un peu chez lui. C’est d’ailleurs le premier qui va couper une oreille après une faena plutôt juste et un bon début de compétition entre lui et Esau Fernadez au quite qui lance parfaitement la corrida de la tarde (demain, pensez-y, la seule corrida du jour aura lieu à 11h). Alberto se joue de son Cuillé qui demeure un poil faible et qui s’affaisse en fin de charge. Le maestro ne brille pas mais poursuit son effort jusqu’à faire tomber le pavillon blanc du palco tenu par un Cédrick Buttet bienveillant quant aux piques à donner et aux banderilles à poser aux Cuillé du jour.

Alberto Lamelas (Photo Anthony Maurin).

Sur son second, l’Espagnol coupera encore une oreille mais pas pour les mêmes raisons. Autant, sur son premier, le duel était doux car le Cuillé était coopérant mais manquant de transmission. Sur ce second exemplaire qui était donc le quatrième de la tarde, ce fut autre chose ! L’opposition fut plus plaisante, plus suave et mieux achevée. Alberto Lamelas connaît les attentes des gradins alésiens qui récompensent bravoure et savoir-faire.

Esau Fernandez (Photo Anthony Maurin).

Esau Fernandez a lui aussi ses habitudes à Alès. L’an dernier il était là comme Tibo Garcia. Le diestro avait coupé un appendice en 2021, il repartira bredouille et dans le silence du Tempéras en 2022. Il n’a pas fait grand chose pour conquérir une aficion pas si idiote que ça et qui voyait arriver gros les mises en scène à venir. Des postures, il en a pris. Mais elles n’étaient jamais très sincères alors qu’en face était proposé un cornu de bonne facture, intéressant et possédant un certain relief… Dommage !

Esau Fernandez (Photo Anthony Maurin).

Deuxième toro et second silence pour Esau Fernandez qui a laissé se ramollir un opposant qu’il avait su intéresser par quelques courbes bien pensées. Hélas, Esau Fernandez n’était pas venu pour toréer comme il l’a fait par le passé, il y a des jours comme ça. À force de regarder les tendidos pour savoir si sa sauce prenait il a oublié de mirer la casserole dans laquelle le toro s’est noyé. Un toro qui aurait sans aucun doute pu servir un peu plus que ce que l’Espagnol a montré.

Tipo Garcia (Photo Anthony Maurin).

Après deux Espagnols et des toros français, Tibo Garcia entrait en piste. Il n’a pas toréé depuis l’année dernière dans ces mêmes arènes an août, sous un soleil de plomb et devant des toros plus compliqués encore. Le Nîmois version 2022 tente des choses, il ne perd pas son sang-froid, il passe à droite, il va à gauche, revient près du centre, se tanque dans les bons terrains. Le duel perd de sa saveur au fil du temps car le toro s’éteint et ne se ravivera plus. Salut.

Tibo Garcia (Photo Anthony Maurin).

C’est sur le dernier de la course que Tibo coupera une oreille. Une oreille que certains trouveront généreuse mais que d’autres sauront apprécier à sa juste valeur, celle du combat âpre du toro face à l’intelligence leurrée du piéton. Cependant, le même problème se pose une nouvelle fois en fin de faena, l’intensité tombe d’un cran mais le toro n’y est pour grand chose. Tibo Garcia coupe une juste oreille, espérons maintenant que cette petite carte lui permette de se remettre en selle pour une course estivale… n’attendons pas un an !

Un toro de Cuillé (Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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