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LE 7H50 de Richard Schieven, adjoint à la Sécurité de Nîmes : « Montrer les dents dissuade beaucoup de personnes »

Richard Schieven, adjoint au maire de Nîmes en charge de la Sécurité. (Photo : ObjectifGard)

La sécurité publique est, évidemment, une des priorités pour l’organisation d’un événement tel que la feria de Pentecôte. 1 136 939 visiteurs français et étrangers avaient participé à sa 67e édition en 2019. D’après Richard Schieven, adjoint à la mairie de Nîmes en charge de la Sécurité, les effectifs ont été renforcés sur le terrain pour le retour de la fête nîmoise en format habituel après les épisodes covid. La 70e édition de la feria de Pentecôte s’est achevée dans la nuit de lundi à mardi, l’heure est au premier bilan.

Richard Schieven, adjoint au maire de Nîmes en charge de la Sécurité. (Photo : Objectif Gard)

Objectif Gard : La 70e édition de la feria de Pentecôte s’est achevée la nuit dernière. Quel bilan tirez-vous de cet événement ?

Richard Schieven : Globalement, c’est une belle feria, une belle réussite. On peut féliciter les services municipaux, avec la collaboration des services de l’État, la police nationale, la gendarmerie. Sur le plan de la sécurité, je pense que c’est une feria de référence, car nous n’avons pas eu de gros soucis, de grosses infractions comme lors des années précédentes marquées par des affaires de viol ou des attaques au couteau. Bien sûr, je n’oublie pas cette affaire d’abus sexuels qui ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. Mais plus généralement, il s’agit de petites infractions liées à la consommation d’alcool ou quelques vols commis en début de feria, mercredi et jeudi. Quelques véhicules ont également été cassés ou roulottés.

Et des piqûres sauvages…

Elles sont arrivées sur Nîmes de manière importante puisqu’à ce jour, nous avons comptabilisé 51 victimes. C’est un nouveau phénomène qu’on n’arrive pas à comprendre, ni même à analyser.

Un phénomène apparu en France au tout début du printemps. De quelle manière l’avez-vous pris en compte dans l’organisation de cette feria ?

Nous avons pris ce phénomène de piqûres sauvages à bras-le-corps. En association avec l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, nous avions mis en place des postes de secours avancés où les personnes victimes de ce genre de méfait – qu’on peut qualifier d’agression, de faits de violence volontaire commis au moyen d’une arme par destination – étaient prises en charge et en fonction du diagnostic, évacuées vers le centre hospitalier de Nîmes.

Qu’est-ce que ce phénomène, qui s’ajoute aux autres délits que l’on peut constater dans un événement tel que la feria, dit selon vous de la société ?

Ce n’est pas parce que nous sommes en 2022, que les choses se sont améliorées, on le voit bien. Mais je le répète, sur l’ensemble des faits constatés lors de la feria, il n’y a pas eu d’aggravation en matière de nombre d’infractions. Le fait de mettre vraiment le paquet sur les effectifs de sécurité – 130 policiers municipaux pratiquement autant chez les nationaux, des gendarmes, ainsi que 200 agents de sécurité privés – a eu son effet. On a eu le renfort d’un escadron de gendarmerie mobile. Cette montée en puissance a permis d’éviter des infractions vraiment très importantes. À un moment donné, quand on veut éviter qu’il y ait des drames, le fait de montrer les dents dissuade beaucoup de personnes.

C’est votre première feria en tant qu’adjoint à la Sécurité. Quelle touche pensez-vous avoir apportée dans l’organisation ?

C’est exact. J’avais un peu d’appréhension au départ, car même si on a fait en sorte que le centre-ville soit hermétique, on n’a pas de boule de cristal. On n’est pas à l’abri de quelqu’un, déficient mental, qui viendrait au milieu de la foule avec un sac à dos qu’il ferait exploser. J’ai été très présent sur le terrain. Je pense avoir apporté peut-être une certaine rigueur. Mais c’est toute l’équipe de la sécurité qui a bien fonctionné. Nous avons tous apporté notre savoir-faire.

Quels enseignements tirez-vous de cette feria qui pourraient servir pour celle des Vendanges ?

C’est encore trop tôt pour le dire. Mais sans vous dire quoi, il y aura des choses à améliorer, c’est certain.

Propos recueillis par Stéphanie Marin 

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