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GARD « Memento Mori », Nîmes a sa série

Mimoun Haji et Kheloufi Aguili, réalisateurs et Nordine Bader, directeur de production. (Photo : Sap)
Mimoun Haji et Kheloufi Aguili, réalisateurs et Nordine Bader, directeur de production. (Photo : Sap)

L’association StreamArtists Production (Sap), présidée par Kheloufi Aguili, a diffusé le 10 juin dernier, le premier épisode de sa série Memento Mori sur la plateforme YouTube.

Anciens rappeurs, Kheloufi Aguili et Mimoun Haji ont lâché le micro pour s’emparer d’une caméra. De clips en clips, les deux amis d’enfance se perfectionnent et créent en 1998 l’association Sap. Toujours tourné vers l’autre, le duo anime des ateliers pour initier les jeunes au septième art. En 2011, ils réalisent leur premier long-métrage, Car-jacking. « Ça a été une super expérience, même si le résultat n’a pas été à la hauteur de nos espérances« , se souvient Kheloufi. Bien loin de se décourager, les Nîmois poursuivent leur chemin, faisant couler l’encre sur le papier « pour dire des vérités« . « Ça nous tient à coeur et ce depuis le début de nos projets. Nous ne voulons pas faire des films pour faire des films, dans la fiction il y a toujours une large part de vérité, de réalité« , explique le président de l’assocaition Sap.

En 2018, les deux amis d’enfance signent un documentaire-fiction intitulé « Prêcheurs de lune ». Ce court-métrage qui met en lumière le phénomène du djihadisme lunellois a été largement plébiscité par la critique et est aujourd’hui utilisé à des fins pédagogiques. La suite logique de l’engagement de Kheloufi Aguili et Mimoun Haji, rejoints en 2020 par Nordine Bader, directeur de production : le devoir de transmission sur les thèmes abordés mais aussi les techniques de la réalisation. C’est ce qu’ils s’efforcent de faire chaque jour en ouvrant aux jeunes les portes de leur local situé le long de la promenade Newton à Nîmes.

Sur le tournage de « Mémento Mori ». (Photo : Sap)

Et le trio leur montre l’exemple en poursuivant leur travail de création. Les Nîmois s’attaquent au grand banditisme et ont lancé une nouvelle série, Memento Mori, sur YouTube. Le premier épisode, Des armes aux larmes de sang, est sorti le 10 juin dernier et compte déjà près de 10 000 vues. Intégralement tournée à Nîmes, la première saison compte sept épisodes d’une vingtaine de minutes, qui seront diffusés au compte-gouttes, toutes les deux semaines. « De nombreuses personnes se sont fédérées autour de ce projet et de toutes les classes sociales, de toutes les générations« , insiste Nordine. Et Kheloufi d’ajouter : « Toutes les villes ont leur série, maintenant Nîmes aussi a la sienne. » Dans le même temps, une seconde série intitulée Alpha est en cours de préparation.

Un long-métrage et une école de cinéma

S’ajoute à cette liste déjà fournie de projets là-encore déjà bien avancés, la réalisation d’un long-métrage. Une oeuvre, 30 09 – Mourir à Bora Bora, dont le scénario forme un bloc de plusieurs centaines de pages. Ne reste plus qu’à trouver un producteur, ce qui n’est pas une mince affaire, mais la persévérance de l’équipe de Sap paiera à coup sûr. Enfin, et là, il s’agit d’une histoire à rédiger à plusieurs mains, avec notamment le directeur du cinéma CGR de Nîmes, Evrard Zaouche : la création d’une école de cinéma à Nîmes. Le synopsis est écrit, reste à trouver les moyens de réaliser ce projet.

Stéphanie Marin

Le premier épisode de Memento Mori

 

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