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LE 7h50 de Jean-Pierre Jeunet : « Une nuit je me suis réveillé en sueur, je rêvais que j’avais une bonne critique sur les Inrocks »

©PHOTOPQR/LE PROGRES/Maxime JEGAT - Lyon 20/05/2022 - Expo Big Bug Jean-Pierre Jeunet à Lyon le 20 Mai 2022 -Jean-Pierre Jeunet, réalisateur, pose pour la photo dans l'exposition consacrée à son dernier film "Big bug" au musée miniature et cinéma à Lyon. (MaxPPP TagID: maxbestof228252.jpg) [Photo via MaxPPP]
Le réalisateur Jean-Pierre Jeunet pose dans l’exposition consacrée à son dernier film « Bigbug » au musée miniature et cinéma à Lyon.©PHOTOPQR/LE PROGRES/Maxime JEGAT – [Photo via MaxPPP]
Accompagné de l’actrice Judith Vittet, Jean-Pierre Jeunet sera présent lors de la projection de La Cité des enfants perdus ce samedi soir au Fort Vauban (découvrir le programme ici). La manifestation annuelle nîmoise de cinéma en plein air Une Salle sous les étoiles, portée par Grégoire Sivan, change de décor cette année et s’installe à l’université de Nîmes. Le réalisateur revient sur la projection, sur sa présence dans la région, et sur Bigbug, son dernier film à découvrir sur la plateforme Netflix.

Objectif Gard : Parmi les dizaines de demandes que vous recevez, pourquoi avez-vous choisi de venir à Nîmes pour assister à la projection en plein air de La Cité des enfants perdus ?

Jean-Pierre Jeunet : Ma vie c’est la moitié en Provence, l’autre moitié à Montmartre. Je me trouve en ce moment près de la ville d’Apt (Vaucluse) à moins de deux heures de voiture de Nîmes. Et puis on m’a précisé que Judith Vittet serait présente alors je me suis dit que l’on irait boire un coup ensemble.

Connaissez-vous la ville de Nîmes ? Si oui, que vous évoque t-elle ?

Mon frère habitait Nîmes, mais je crois que je n’y ai mis les pieds qu’une seule fois. J’ai du mal à comprendre comment on peut jouir de la souffrance des animaux. Les traditions ? L’excision est une tradition et doit-on absolument la défendre ?

Vous avez choisi la plateforme Netflix pour diffuser votre dernier film Bigbug. Pourquoi ce choix ?

En trois ans, je n’ai pas réussi à monter mon film en France, parce que soi-disant il n’est pas formaté. On m’a dit : « Quoi, une comédie sur les robots ? Mais comment on va vendre ça ? » En France, ce sont les gens du marketing qui décident maintenant. Mon projet lorgnait plutôt du côté de la série Black Mirror et il n’a pas été compris. J’ai appelé Netflix et en vingt-quatre heures c’était réglé.

Comment Bigbug se comporte-t-il sur la plateforme ?

Netflix m’a laissé une totale liberté. Résultat, le film a fait un score faramineux, 30 ou 40 fois le score qu’il aurait atteint s’il était sorti en salle. La liberté c’est important pour moi, je ne fréquente pas les réseaux sociaux. Les critiques se sont hissés à un niveau d’incompétence jamais atteint. Heureusement, je ne lis plus rien depuis longtemps. Une nuit je me suis réveillé en sueur, je rêvais que j’avais une bonne critique sur les Inrocks.

Quels sont vos projets ?

Pas de chance, à quelques jours près on aurait pu projeter une version de La Cité des enfants perdus encore plus belle ! Je suis en train de finaliser la restauration du film en HD 4K. Les couleurs vont être réétalonnées, ce sera sublime. Le film va ressortir en salle dans le circuit arts et essais ainsi que sur Sony Pictures Classics, la prestigieuse édition américaine.

Propos recueillis par Yannick Pons

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