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NÎMES Incendie dans une école : le furet court toujours, son complice condamné à 5 ans de prison

(Photo d'illustration : Anthony Maurin/ObjectifGard)
(Photo d’illustration : Anthony Maurin/ObjectifGard)

Il est à peine 6h du matin ce 28 septembre 2021 lorsque l’agent d’entretien de l’école Paul-Langevin au quartier de Pissevin à Nîmes constate les dégâts.

« Les 19 classes ont été dégradées, vandalisées. Un volet a été forcé pour pénétrer dans l’école. Il y avait pour près de 120 000 euros de préjudices. Il y a également la trace dans l’école de plusieurs départs de feu « , résume le président du tribunal correctionnel de Nîmes, Jérôme Reynes, qui doit juger en audience collégiale un garçon de la ZUP, âgé de 20 ans, et ancien élève de cet établissement scolaire.

Le prévenu comparaît détenu après l’enquête de la sûreté départementale de Nîmes qui a confondu ce jeune homme venu chercher de l’argent dans l’établissement scolaire et reparti avec du matériel informatique. Si l’on remonte jusqu’à lui c’est grâce à une empreinte génétique laissé sur un chariot de la cantine que le voleur aurait utilisé pour dérober son butin.

Oui mais pourquoi l’incendie alors ? Pour effacer des traces car le voleur a saigné dans l’école et a donc signé son passage. Pour le prévenu, ce n’est pas lui qui a laissé son empreinte mais son complice qu’il surnomme le furet mais dont l’identité n’est connue que de lui, s’il existe vraiment.  » Il y a un sérieux doute sur sa présence et sur son existence », estime le procureur, Romain Domingues, qui réclame que le prévenu soit condamné à 5 ans de prison. *

Une peine accompagnée d’un maintien en détention. Un mis en cause qui a refusé durant l’enquête de rencontrer un expert psychiatre afin d’évaluer sa dangerosité. Cet habitant de la ZUP était en état de récidive car il avait déjà été sanctionné par une juridiction pour des « destructions par incendie ». Il était connu pour quatre condamnations judiciaires.

« Il ne faut pas punir éternellement ce jeune homme. Il a déjà effectué neuf mois de détention provisoire, il faut qu’il puisse entrevoir une porte de sortie« , plaide maître Caroline Greffier. Le tribunal a suivi les réquisitions et a prononcé une peine de cinq ans de prison, assortie d’un mandat de dépôt.  Le furet lui n’a jamais été retrouvé,. Il se cache et court toujours.

Boris De la Cruz

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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