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ON A TESTÉ POUR VOUS… Le SwingRoller, un sport de glisse unique à Aiguèze

Il faut maîtriser son SwingRoller pour bien négocier les virages. (Marie Meunier / Objectif Gard)
Il faut maîtriser son SwingRoller pour bien négocier les virages. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Chaque samedi matin, Objectif Gard vous embarque aux quatre coins du Gard pour découvrir des activités emblématiques ou au contraire méconnues. Mais toujours originales et authentiques. Pour cette première, direction le nord-est du département, à Aiguèze, où est ouvert depuis juin 2015, un concept unique au monde : le SwingRoller parc. Deux de nos journalistes, Tessa et Marie, coiffées de leur casque, ont tenté de dompter les virages et leurs sensations à bord de leur caisse à savon revisitée. 

À première vue, ça a l’air plutôt simple. Erick Nicolle, le directeur du parc, a choisi deux SwingRollers à notre taille, parmi la centaine en stock. On écoute ses conseils sur l’attitude à adopter : « Les fesses bien en arrière, les pieds sur les extrémités, le buste penché en avant. Ce n’est pas la position dans son canapé, sur la console de jeu. » Ok, on souffle, c’est parti. Cela devient rapidement laborieux. Il faut bouger le bras opposé à la jambe qui avance. On rencontre des petits problèmes de coordination. On a dû mal à laisser de côté l’intellectuel pour juste laisser notre ressenti s’exprimer.

Vos journalistes, Marie et Tessa, ont testé le SwingRoller au parc à Aiguèze. (DR)

Au bout d’un tour sur la piste d’essai, direction le parcours n°3 et sa petite pente en guise de démarrage, au bout de laquelle se dessine un virage un peu serré à notre goût. Le stress monte. Va-t-on sortir de la piste et effectuer un aller simple dans l’arbre ? Erick Nicolle assure que tout est sécurisé. Les tuyaux forment des rebords suffisamment solides et notre vitesse n’est pas suffisante.

Entre 7 000 et 8 000 visiteurs par an sur le parc

Ma collègue Tessa pose son SwingRoller dans la côte. Elle se tient aux anses avant de s’élancer. Les mains en sécurité sur les cuisses, elle négocie parfaitement le premier virage. Le deuxième beaucoup moins. Les tentatives s’enchaînent avec plus ou moins de succès. Tandis que Tessa se laisse porter par l’expérience, je ne peux m’empêcher de poser les deux pieds à terre dès que je sens que le contrôle m’échappe. Y a encore du travail… Mais l’adrénaline est au rendez-vous, c’est l’activité idéale pour se dépasser et pour faire travailler abdos et fessiers au passage.

Quand on voit la pente vertigineuse de six mètres, façon bobsleigh, au départ de la piste n°9, il y a de quoi frissonner. À la fin, on est censé décoller et retomber dans les filets. Celle-là est réservée aux plus aguerris. Au fil des ans, certains jeunes se sont perfectionnés dans la pratique du SwingRoller et osent même quelques figures. En moyenne, entre 7 000 et 8 000 visiteurs se rendent dans le parc boisé de deux hectares, installé au bord de la rivière Ardèche. Aujourd’hui, il compte dix pistes slalomant sur 1,5 km au total, avec des pentes, des virages, des ponts, des tunnels… Au maximum, ce petit engin sur roue peut atteindre 30 km/h. « En voiture, on a l’impression qu’on n’avance pas, mais au ras du sol, ce n’est pas pareil« , lance Erick Nicolle.

Un deuxième parc avec encore plus de sensations fortes prévu pour l’été 2023

Pas facile de se lancer quand on se trouve en haut de la pente mais on garde le sourire. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Et ce n’est pas fini. Si le covid ne vient pas perturber les plans, un second parc devrait ouvrir à Vagnas, en Ardèche, à l’été 2023. Il sera plus grand (6 hectares), avec un fort dénivelé (60 mètres) mais surtout il sera encore plus tourné vers les sensations fortes. Quand Erick Nicolle regarde en arrière, il est fier d’écrire encore cette success story. À l’origine, ce papa voulait juste créer un nouveau jouet pour son garçon, inspiré des caisses à savon avec un principe de reptation. Finalement, il a déposé un brevet à échelle nationale en 1999. Les gros groupes de jouets, comme Pichon, se sont emparés de ce nouveau produit. La version entièrement made in France du SwingRoller fait son apparition dans les écoles, comme un nouvel outil de motricité. 52 000 exemplaires ont été distribués dans les maternelles.

Erick Nicolle a inventé le SwingRoller. (Marie Meunier / Objectif Gard)

L’année prochaine, il va également développer un nouveau modèle, capable de rouler sur les pumptracks, comme les BMX, trottinettes ou skates. « On pourra faire exactement la même chose, grâce à un alliage d’aluminium et de polyéthylène, 100 % made in France également« , atteste Erick Nicolle. En attendant, le parc d’Aiguèze est ouvert jusqu’à novembre et dès l’âge de 3 ans. En plus du SwingRoller, une cinquantaine d’activités sont également proposées. En option, on peut tester l’over board, jouer au laser game, au bubble football ou au babyfoot humain. Pour les plus petits, il y a également un pêche aux canards, une rivière de diamants, un jeu de quilles, un trampoline, une pataugeoire… Bref, impossible de s’ennuyer et si vous avez un petit creux, il y a bien évidemment une buvette et même une guinguette sur place.

Tessa Biscarrat et Marie Meunier

SwingRoller parc, au 36 à Blanchisserie, à Aiguèze (à côté du pont rejoignant Saint-Martin-d’Ardèche). Ouvert d’avril à novembre. En juillet et août, ouverture tous les jours de 9h à 20h. Tarifs : gratuit pour les 0 à 2 ans, 8 € pour les 2 à 5 ans, 12 € pour les 5 à 10 ans, 14 € pour les 10 à 18 ans et 3 € pour les adultes/accompagnateurs. Guinguette sur place, repas musical sur réservation. Plus d’informations au 06 81 34 73 71, à swingrollerparc@gmail.com ou sur www.swingrollercityparc.com

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