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MERCATO NÎMOIS 2012 : Stéphane Dalmat, 15 jours et puis s’en va

Victor Zvunka et Stéphane Dalmat à Megève (Photo Tony Duret)
Stéphane Dalmat avec Toulouse lors d’un match contre Nîmes (Photo via MaxPPP)

En juillet 2012, Nîmes Olympique pense faire un beau coup sur le marché des transferts en s’attachant les services de Stéphane Dalmat. Mais rien ne se passe comme prévu… Usé physiquement et moralement, le joueur jette l’éponge deux semaines après son arrivée.

Ce n’est pas n’importe qui que les Crocodiles voient débarquer à Megève en plein cœur de l’été. Alors qu’ils sont en stage en Haute-Savoie, les Nîmois accueillent un invité de marque, Stéphane Dalmat en personne. Tous savent bien que le milieu de terrain n’est pas là pour une visite de courtoisie, mais bien pour s’engager avec le NO. C’est un sacré coup médiatique pour Nîmes car le milieu de terrain, connu pour sa technique au-dessus la moyenne, jouit d’une belle réputation, même si son étoile brille de moins en moins.

11 clubs en 15 ans

C’est aussi un grand voyageur qui est passé par Châteauroux, Lens, Marseille, Paris Saint-Germain, Inter Milan (Italie), Tottenham (Angleterre), Toulouse, Santander (Espagne), Bordeaux, Sochaux et Rennes. L’international espoir du football français n’a pas eu la carrière qu’on lui prédisait et il n’a à son palmarès qu’une Coupe de la Ligue gagnée avec Lens en 1999. Alors Nîmes Olympique est pour lui l’occasion de relever un ultime défi. Les supporters nîmois sont aux anges d’autant que, quelques semaines plus tôt, leurs club fétiche a décroché la montée en Ligue 2, un an après l’avoir quitté.

Mais les choses ne sont pas si simples. Le transfert semble une première fois capoter et, du temps où il était à Rennes, le joueur a évoqué la possibilité de mettre un terme à sa carrière. Et puis, il est en retard sur la préparation physique puisqu’il n’a pas joué de match officiel depuis huit mois. Il rate donc les rencontres amicales à Valence (victoire 3-2), à Uzès (victoire 3-1) et à Vauvert contre Martigues (victoire 2-1) et il n’est même pas prévu qu’il débute le championnat de Ligue 2 à Auxerre.

77 minutes sous le maillot nîmois

Le 9 juillet 2012, Stéphane Dalmat (33 ans) s’engage pour deux saisons avec Nîmes Olympique, alors qu’il avait des touches au Qatar et en Chine. Ce qui l’a poussé à signer, c’est en partie le fait que le nouvel entraîneur du NO est Victor Zvunka qui a été son premier coach à la Berrichonne. Mais est-ce une raison suffisante ? Le maillot dont le fanion est un Crocodile, il le porte tout de même. Le 17 juillet à Graulhet, face à Toulouse (victoire 1-0). Il entre à la mi-temps à la place de Nicolas Benezet, puis il sort à la 77e remplacé par… Nicolas Benezet.

Puis le 20 juillet, une mi-temps aux Costières contre Marseille (2-2). L’histoire n’a rien retenu des 77 minutes où Dalmat a joué pour Nîmes. L’aventure n’a pas encore vraiment commencé qu’elle s’arrête brutalement quand, le 23 juillet, il annonce à Victor Zvunka qu’il souhaite quitter le club. « C’est une mauvaise nouvelle, c’est indéniable, on a été très surpris, le coach est peu déçu mais les joueurs restent concentrés sur le démarrage de la saison à Auxerre en fin de semaine. Et puis, je rappelle qu’il n’y a pas de pertes financières pour le club puisque le transfert n’a pas eu lieu », réagit le président de l’époque, Jean-Louis Gazeau, sur Objectif Gard.

« Je ne m’en sentais pas la force »

De sont côté, le joueur réserve sa parole pour le quotidien L’équipe : « Tout était pourtant réuni à Nîmes pour prendre du plaisir, mais je ne m’en sentais pas la force. Dès les premiers entraînements, j’ai eu les mêmes sensations qu’à Rennes. Physiquement ça allait, mais je ne me sentais pas bien… » Stéphane Dalmat prend sa retraite. Pour le remplacer en urgence, le NO engage le Sedanais Vincent Gragnic qui termine quatrième meilleur buteur de Ligue 2 avec 17 réalisations. Mouritala Ogounbiyi et Nicolas Benezet se partagent la deuxième place du classement des passeurs avec huit offrandes. Enfin, les Crocodiles se classent huitième du championnat. Une belle saison qui fait vite oublier l’éphémère passage de l’éternel espoir du football français.

Norman Jardin

 

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