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ON A TESTÉ POUR VOUS Le Salin d’Aigues-Mortes

Les Salins du Midi Aigues-Mortes Elena de San sebastian (photo Yannick Pons)
Au deuxième arrêt, il est possible de s’approcher des bassins roses (photo Yannick Pons)

Chaque samedi matin, Objectif Gard vous embarque aux quatre coins du Gard afin de découvrir des activités emblématiques ou au contraire méconnues. Nous vous emmenons aujourd’hui au salin, du côté d’Aigues-Mortes.

Accessible par la route départementale 46, au sud-est d’Aigues-Mortes, le salin est un site de marais et de bassins de 8000 hectares. Il représente la majorité de la façade maritime du Gard, quinze kilomètres de plage, de l’Espiguette aux bouches du Rhône.

Après avoir réservé votre précieux sésame plusieurs jours à l’avance, le petit train arrive. Il vous emmènera à travers l’histoire du sel. Afin de profiter de la meilleure vue possible durant toute la visite, c’est sur la gauche que vous devez vous installer. Chris, le conducteur, est également notre guide tout au long de la déambulation au coeur du salin. Par de multiples anecdotes, il raconte l’histoire du site et la production de l’or blanc. Depuis l’antiquité, le sel, nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme, est récolté ici et les Romains ont organisé très rapidement sa production. Ils payaient les ouvriers en sel. Ils ont ainsi créé le mot “salarium”, qui signifie salaire en latin.

Des paysages à couper le souffle (photo Yannick Pons) (photo Yannick Pons)

Le petit train s’ébranle et longe déjà les bassins roses. On peut apercevoir sur la gauche les remparts d’Aigues-Mortes, et les flamants roses, qui font un tableau sublime. Mais alors pourquoi les flamants sont-ils roses ? Le rose est lié à la présence dans les bassins de l’algue rose “dunaliella salina » et des crevettes “artemia salina” qui sont la nourriture favorite des flamants roses. Le premier arrêt se fait devant les montagnes de sel appelées “camelles”, qui font plus de 20 mètres de haut et 60 000 tonnes. Les visiteurs se retrouvent devant la totalité du site qui offre une vue à 360, époustouflante, quadrillée de bassins.

Une des camelles du salin d’Aigues-Mortes (photo Yannick Pons)

Bassins qui retiennent l’eau de mer dans de grandes étendues peu profondes, afin que l’eau s’évapore sous l’action du soleil et du vent et que le sel se cristallise. En continuant la balade en petit train, on découvre les machines industrielles qui récoltent le sel puis le fameux mobil home de Gaëtan dans la série “ici tout commence”. Le deuxième arrêt près du musée permet de comprendre les origines, les usages du sel et son rôle dans le corps humain. Chris nous explique qu’au cours de la production, la société des Salins du Midi récolte le sel en quatre étapes. La fleur de sel, qui reste au-dessus de l’eau, se ramasse à la main autour du 16 août. Ensuite, en septembre, on récolte le gâteau, couche de 10 centimètres, c’est celui que l’on retrouve dans nos plats. Les deux dernières couches abritent le sel agricole utilisé pour les animaux d’élevage et le sel de déneigement. Il est possible ici de s’approcher des magnifiques bassins roses qui sont posés sur les communes d’Aigues-Mortes, du Grau-du-Roi, de Saint-Laurent-d’Aigouze et des Saintes-Marie-de-la-Mer.

Elena de San Sebastian est subjuguée par un bassin rose (photo Yannick Pons)

La fin du voyage évoque les vignes des salins et le vin des sables produit dans une grande cave coopérative blanche. Vin que l’on pourra se procurer avec des produits locaux et d’autres souvenirs dans la boutique du site, comme les sels La Baleine et Le saunier de Camargue.

Charlotte Sauvignac et Yannick Pons

Les réservations se font dans la boutique des salins, sur internet et par téléphone au 04 66 73 40 24.

Les images :

Le Salin d’Aigues-Mortes. Les bassins roses entouré de bois (photo Yannick Pons)
Les machines du Salin d’Aigues-Mortes (photo Yannick Pons)
Le rose domine même le ciel dans le Salin d’Aigues-Mortes (photo Yannick Pons)

Les flamants et la cité d’Aigues-Mortes, un superbe tableau (photo Yannick Pons)
Le petit train s’arrête devant une camelle (photo Yannick Pons)
Le petit train vous emmène au coeur du salin (photo Yannick Pons)
La machine qui constitue les camelles (photo Yannick Pons)

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