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FAIT DU JOUR L’embellie touristique de Nîmes métropole profite à tout le Gard

Franck Proust, président de Nîmes métropole, au micro (Photo Anthony Maurin).
Xavier Labaune, Grégory Merelo, Franck Proust, Théos Granchi et Michel Verdier au micro (Photo Anthony Maurin).

Franck Proust, président de Nîmes métropole, Théos Granchi, membre du bureau communautaire, délégué au Tourisme, maire de Bernis, Michel Verdier, membre du bureau communautaire, délégué à l’Agrotourisme, maire de Saint-Côme-et-Maruéjols, Xavier Labaune, directeur de Nîmes tourisme, et Grégory Merelo, directeur de l’aéroport de Nîmes, présentaient le bilan de la saison touristique sur le territoire de Nîmes métropole.

Le tourisme est une valeur sûre de l’économie locale. Sûre, enfin, disons plutôt qu’elle n’est pas délocalisable et que par conséquent ses retombées ne se perdent pas… Mais, la récente crise sanitaire a prouvé qu’une économie ne saurait être fondée sur son seul tourisme car la notion même de voyage est soumise à de nombreux enjeux indépendants de la volonté du territoire concerné.

Franck Proust est clair, « cet aéroport est un outil touristique important. Il y a eu un relooking, des nouveaux visuels, un salon VIP mieux aménagé et il y aura bientôt quelque chose de primordial, un accueil touristique qui pourra aiguiller les touristes. Quand on voyage, la première impression est la plus importante… le tourisme est une de mes passions, élu au tourisme à Nîmes pendant le mandat Bousquet, j’avais conscience que notre région était bénie des dieux. Mais cela ne suffit pas, il faut passer d’une région touristique à une région estivale et plus encore en développant entièrement la filière. »

Le hall de l’aéroport de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Il n’en reste pas moins que chez nous, un département pauvre où le chômage a un taux fort et au sein duquel l’industrie peine à se renouveler, le tourisme est une des premières ressources. Le soleil et l’été indien, le patrimoine et son histoire, les infrastructures telles que le TGV ou l’autoroute sans bien entendu oublier l’aéroport, il y a mille raisons pour un touriste de venir chez nous. Encore faut-il savoir l’accueillir et le recevoir comme il se doit.

Pour le Gard, les chiffres, en période sanitaire classique, parlaient d’eux-mêmes. 330 000 lits touristiques, 25 % en hébergement marchand (90 000 lits), 75 % en résidence secondaire (240 000 lits), en tout, 20 millions de nuitées annuelles et 34 % de nuitées étrangères.  Quatre millions de visiteurs dans les sites et monuments, une dépense moyenne de 45 euros par jour et par touriste et 16 000 emplois « équivalent temps plein » font du tourisme dans le Gard une ressource primordiale. On parle même de 13 % du PIB du département !

L’arrivée à l’aéroport (Photo Anthony Maurin).

Le président de l’Agglo nîmoise poursuit. « Nous voulons allonger la durée de séjour de nos touristes pour avoir un tourisme des quatre saisons, annuel. Nous retrouvons cette année les quasi mêmes chiffres qu’en 2019, avant covid. C’est plus tôt que prévu et nous voyons plus de 20 % d’étrangers. Peut-être que prochainement j’annoncerai une ou deux bonnes nouvelles aéroportuaires. Nous allons également travailler sur le changement du nom de l’aéroport et sur la prise en compte de l’évolution climatique pour le tourisme de demain. »

Des rizières de Saint-Gilles aux garrigues de la Gardonnenque en passant par les Cévennes, la Camargue, les gorges du Gardon, le Gard rhodanien, le cordon littoral et tout le reste, le Gard est une vitrine de la France dont environ 13 paysages différents peuvent être listés.

Des aménagements clairs qui seront bientôt encore plus accueillants (Photo Anthony Maurin).

Pour Xavier Labaune, directeur de Nîmes tourisme, « depuis le 1er janvier, nous avons lancé, comme c’était déjà le cas à Nîmes, Flux Vision, un outil qui nous permet de quantifier le tourisme grâce à la téléphonie mobile. Hors Nîmes, on note une augmentation des nuitées sur l’Agglo de 5,6 % cet été soit une hausse de 22 000 nuitées par jour. C’est encore mieux pour les nuitées des étrangers et nous avons le plaisir de voir revenir les Belges, Allemands, Espagnols… Avec son offre patrimoniale complémentaire à celle des loisirs et de la pleine nature, le Gard est présent dans le paysage touristique ! »

Cette année, on compte, en parlant de nuitées touristiques, de plus d’1,371 million d’unités contre 1,298 million en 2019. Parmi ces touristes récemment revenus, 65 % de Français (nombreux viennent des Bouches-du-Rhône, de l’Hérault, du Nord et de Paris) et le reste d’étrangers. Avec Flux Vision, l’office de tourisme a compris qu’il s’agissait plutôt de 80 % de Français et 20 % d’étrangers. Si les nuitées françaises demeurent stables, celles des étrangers sont en nette augmentation de 18 % par rapport à 2019. On arrive à conserver un peu plus et un peu mieux nos étrangers sur le sol nîmois.

Au départ de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Du côté de l’aéroport, les derniers choix vont dans le meilleur des sens. Avec ses 47 000 visiteurs estivaux, l’aéroport vise aussi un coup du roi. Le Tournoi des six nations puis la Coupe du monde de rugby devraient rythmer les lieux en 2023. Pour son directeur Gregory Merelo, acteur la délégation de service public (DSP) contactée par Edeis, « quel sentiment de bonheur et de gaieté de revoir des passagers et du monde à l’aéroport. Nos collaborateurs et personnels de l’aéroport ont particulièrement bien joué le jeu avec la Sécurité civile tout l’été. Ils ont maintenant le droit de prendre de bonnes vacances. Nos deux nouvelles lignes ont d’excellents chiffres. Le coefficient de remplissage de la ligne de Dublin a été, cet été, exceptionnel avec 89 % quand celui d’Édimbourg était de 78 % et l’ensemble des lignes à 86 % ! Nous commençons déjà à préparer l’année prochaine en ancrant ces lignes. »

Dites-vous que si vous trouvez que l’aéroport de Nîmes est un peu paumé dans un monde mondialisé, grâce à lui et avec trois de ses lignes fixes (Dublin, Londres et Charleroi) vous pouvez atteindre 300 autres destinations en Europe comme à travers le monde. On fait bien l’effort de prendre une correspondance pour le train, pourquoi n’y pense-t-on que rarement avec l’avion ?

Franck Proust, président de Nîmes métropole, au micro (Photo Anthony Maurin).

Si l’aéroport enregistre 5 % de passagers en moins par rapport à 2019, il fonctionne bien et se relance mieux qu’imaginé. Pour Nîmes métropole, les enjeux touristiques seront ceux d’autres continents : faire connaître la cité des Antonin en Australie, au Japon et bien entendu renforcer son attraction aux USA car les Américains sont revenus en force chez nous cet été.

Finalement, c’est Londres qui semble être, bizarrement, la destination la moins appréciée avec 8 400 voyageurs sur deux mois. Edimbourg fait mieux avec plus de 10 000, Dublin dépasse les 13 000 , Marrakech les 17 000 et, loin devant, Fez affiche 25 000 passagers quand Charleroi est à plus de 46 000.

(Photo Anthony Maurin).

Amoureux des belles choses, Michel Verdier est sûr de son territoire. « Il y a beaucoup à faire ! On met des choses en place, des animations, des activités. Nous renforçons le travail sur nos traditions car nous n’avons pas à en rougir. Grâce à tout cela, on se tire vers le haut c’est notre vie, nos gènes, il faut montrer tout cela au public sans oublier la gastronomie, les produits du terroir avec leurs appellations… »

Les élus de la ville de Nîmes parlent souvent du tourisme d’affaires arguant ainsi le potentiel du futur Palais des congrès. Pour l’aéroport, ce tourisme est plus diffus. En deux mois d’été, l’aéroport a eu la visite de 172 avions privés (813 depuis le 1er janvier) pour un gros millier de passagers depuis le début de l’année. Le tourisme d’affaires existe-t-il ? « Non ! Les gens que je vois ici, en avion privé, ont des intérêts économiques dans la région. Ces gens-là on besoin de cet outil, de la proximité qu’il leur confère. Ils investissent à Arles, à Avignon, à Nîmes ou ailleurs mais ils choisissent cet aéroport car il est central. Nous devons conserver cette aviation qui se situe à la croisée des chemins aériens car c’est sans doute par elle que les progrès technologiques viendront. »

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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